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Actualité

  • Repas 2016 de fin d'année de la SEHR.

    Mercredi 30 novembre, la Société d'Etudes Historiques organisait son traditionnel repas de fin d'année.

    Une quarantaine d’adhérents ont répondu présent pour un repas dans la bonne humeur et la convivialité.  

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  • Chemin de Croix du Grand-Voyage 2016

    Hier matin très belle procession du Chemin de Croix dit du Grand-Voyage présidée par Mgr Michel, Évêque de Valence dans les rues de Romans. Départ à 5 heures du matin comme chaque année, avec plus de 500 personnes. Rappelons qu'il s'agit cette année du 500ème anniversaire du Chemin de Croix et du Calvaire des Récollets, dont d'importants travaux de restauration pour plus de 600 000€ commencent en avril à l'initiative de la municipalité romanaise. Une bonne chose pour ce site classé Monument Historique, un élément majeur du patrimoine romanais laissé à l'abandon faute de volonté politique pendant trop longtemps.

  • Bilan des Journées du Patrimoine 2015

    Beau succès pour les Journées du Parimoine et notre visite commentée dimanche après-midi des cours d'hôtels particuliers proposée par la Société d'Etudes Historiques, avec 130 participants.

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  • De Mayerlin A Sarajevo

     Dans l 'édition du Dauphiné de ce Dimanche 22 Juin se trouve notre flyer encarté dans le programme  télé annonçant  le centenaire de la Guerre 1914 1918 ou notre association et Laurent Jacquot ,professeur d'histoire  présentera le film de Mayerling  à Sarajevo  dont plusieurs séquences ont été tourné à Romans  et Bourg de Péage .

     le Mardi 24 JUIN 2014 A  14 HeuresDe%20Mayerling%20%E0%20Sarajevo.jpg

    au Cinéma     LUMIERE 

    5 rue du Président  Félix faure  Romans Sur Isére

    Entrée GRATUITE

     

    La même semaine sur France 2,111953-stephane-bern-flashplayer-1.jpg le samedi 28 juin à 16H 20,  Stéphane  Bern  présentera  les secrets d'histoire  (magazine ) Perpétré par un nationaliste serbe , l'assassinat de l'Archiduc François  Ferdinant   et de  son épouse  à Sarajevo le 28 juin 1914 est considéré comme l'événement déclencheur de la première guerre mondiale.

    Bien qu'informé du danger _son  ancien précepteur lui avait prédit " une fin violente qui précipiterait le monde dans un cataclysme général. L'Héritier de l empire austro-hongrois avait tenu à sa visite .Dans un secret  d'histoire  spécial Stéphane Bern reviendra sur l'imbroglio géopolitique de l'époque  et sur les conséquences de cet acte.( Texte de EP)

  • CINE LUMIERE:LE Film de Mayerling a Sarajevo

    Dans le cadre du centenaire de la Guerre 1914 1918 , la Société d'études Historique  de Romans Bourg de Péage  diffusera au Cinéma Lumière 5 rue du Président Félix Faure Romans sur Isère.  Laurent Jacquot Professeur d'histoire présentera  le film

    MAYERLING  A   SARAJEVO  

    le   mardi 24 JUIN a 14 H

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    Attention entrée GRATUITE ...

    Places Limités

  • Romans (Drôme) / Gabriel Garran, à Romans, le 21 mai

    gabriel Garran, seconde guerre mondiale, juifs  Géographie française est un témoignage sur les heures tragiques vécues pendant la Seconde Guerre mondiale par un jeune garçon de confession juive, Gabriel Garran,  hébergé et protégé de la déportation, durant une année par des Romanais . Cet ouvrage chargé d’émotion dresse également un tableau rare de la vie dans notre ville et à St-Michel-sur-Savasse, en 1943 et 1944.

     Metteur en scène, poète, Gabriel Garran a fondé le Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, le Théâtre international de langue française, puis le Parloir contemporain.

  • Romans (Drôme) / Pour découvrir l’histoire de l’abbaye Saint-Just

        Romans (Drôme)

     Saint-Just, patrimoine romanais, Ginette Guillorit  Dans la dernière publication des « Cahiers de Léoncel », n° 24, éditée par les « Amis de Léoncel », les Romanais auront plaisir à lire l’article passionnant que l’historienne Ginette Guillorit a consacré à l’histoire de l’abbaye de Saint-Just, dont les bâtiments abritent aujourd’hui l’école primaire Saint-Just.

       Cet article tiendra une place essentielle dans la bibliographie de l’histoire de notre ville car, pour la première fois ,est brossée, avec rigueur et précisions (sur plus de 40 pages), l’aventure de cette abbaye cistercienne, de son installation à Romans au tout début du XVIIè siècle jusqu’à dispersion lors de la Révolution française. Cette abbaye, alors appelée « N.-D. des Anges », était établie à Saint-de-Claix, depuis 1349. Pour échapper aux fléaux des guerres de religions, les moniales, vers 1600, transfèrent leur établissement à l’abri des remparts de Romans.

     

    Saint-Just, patrimoine romanais, Ginette Guillorit   Le lecteur trouvera au long de ces 40 pages, une description détaillée des bâtiments conventuels élevés dans le quartier Saint-Nicolas et des problèmes de voisinage soulevés par la présence d’un nouveau monastère en centre ville.  Une grande partie de l’article est consacrée à la présentation de quelques moniales et de leurs abbesses aux XVIIè et XVIIIè s, ainsi qu’à la vie quotidienne et à la vie religieuse de la communauté.

       Le travail de Ginette Guillorit est, en tous points, remarquable, qu’elle en soit remerciée et félicitée. Bonne lecture à tous.

  • Des étudiants belges découvrent le patrimoine de Romans

    Romans (Drôme)

    Gand, belgique, étudiantsVendredi matin, 25 avril,  nous avons accompagné un groupe d'une trentaine d'étudiants venus de Gand en Belgique avec leur professeur, pour établir une circuit touristique dans le centre historique de Romans dans le cadre de leur concours de fin d'études supérieures en tourisme.

    Nous avions été contactés voici plusieurs mois par l'un d'entre eux qui était venu par hasard dans notre ville et avait découvert la collégiale et le centre historique, il décida alors d'en faire son sujet de mémoire de fin d'études.

    patrimoine romanais, Gand BelgiqueC'est une des mission de la SEHR d'accueillir des visiteurs, notamment des étudiants, et de promouvoir ainsi le patrimoine de nos villes.

  • Romans (Drôme) / Visite patrimoniale du 16 mars : la presse en parle !

    patrimoine romanais,la martinette,visite commentée

  • Romans (Drôme) / Un témoignage sur la Seconde Guerre mondiale à Romans

    Romans (Drôme)

     gabriel garran, juif, déportation  L’ouvrage que nous présentons aujourd’hui est un témoignage sur les heures tragiques vécues pendant la Seconde Guerre mondiale par un jeune garçon de confession juive, Gabriel Garran, qui, pendant une année, est hébergé et protégé de la déportation par des Romanais dont Madeleine Giraudier. Cet ouvrage chargé d’émotion dresse également un tableau rare de la vie dans notre ville et à St-Michel-sur-Savasse, en 1943 et 1944.

     Metteur en scène, poète, Gabriel Garran a fondé le Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, le Théâtre international de langue française, puis le Parloir contemporain.

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     Géographie française

    « Le destin commande de vivre, parfois impérieusement. Alors que son père est arrêté puis déporté à Auschwitz et que sa mère échappe de peu à la rafle du Vél' d'Hiv, Gabriel, treize ans, entre malgré lui dans la clandestinité. Ce petit Parisien, fils d'immigrés polonais, qui a grandi entre Belleville et Ménilmontant, entame une vie d'exil dont les étapes s'inscrivent dans la «géographie française» pour échapper à la persécution. Commence alors pour lui le temps de la survie. Passant la ligne de démarcation le jour où les Allemands envahissent la zone libre, il change de nom, se retrouve au rythme de ses déracinements bûcheron, trieur de clous, livreur en triporteur et finit la guerre gardien de chèvres au pied du Vercors. Ce roman de formation dans lequel Gabriel Garran évoque une initiation à la fois affective, littéraire et politique est un magnifique témoignage que nous livre ce grand homme de théâtre ».

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  • Il y a 100 ans : la loi sur les monuments historiques

    Bon anniversaire ! La loi relative aux monuments historiques est aujourd'hui en vigueur depuis 100 ans. Promulguée le 31 décembre 1913, synthèse de lois antérieures, elle constitue à ce jour le fondement du dispositif de la protection et de la conservation du patrimoine monumental et mobilier français.
    La Direction régionale des affaires culturelles de Rhône-Alpes est chargée de son application dans notre région.

    Site internet officiel :

    Pour en savoir plus sur la loi de 1913 :

    Bon anniversaire ! La loi relative aux monuments historiques est aujourd'hui en vigueur depuis 100 ans. Promulguée le 31 décembre 1913, synthèse de lois antérieures, elle constitue à ce jour le fondement du dispositif de la protection et de la conservation du patrimoine monumental et mobilier français.
La Direction régionale des affaires culturelles de Rhône-Alpes est chargée de son application dans notre région.
Site internet officiel : www.culturecommunication.gouv.fr/Regions/Drac-Rhone-Alpes
Pour en savoir plus sur la loi de 1913 :www.culturecommunication.gouv.fr/Disciplines-et-secteurs/Monuments-historiques/Centenaire-de-la-loi-de-1913

  • Romans (Drôme) / Le patrimoine architectural de Romans : … connais pas !

     Romans (Drôme)

       Notre association a reçu dernièrement une publication du conseil régional, Affaire d'Etat ... affaire de tous, la protection du patrimoine en Rhône-Alpes, dressant le bilan de 100 ans de protection du patrimoine dans la région Rhône-Alpes.

    patrimoine romanais, laurent jacquot   Premier et triste constat : pas un mot sur la ville de Romans et son patrimoine architectural ou historique ! Un nouveau camouflet pour notre ville … qui doit nous inciter à être encore plus combatifs pour sauvegarder et valoriser notre héritage culturel et ses valeurs.

       Les intervenants sollicités par les auteurs de cette brochure reprennent l’argumentaire que nous avançons depuis des années sur la place du patrimoine dans l’équilibre et le développement d’une société, un argumentaire qui s’appuie, comme nous le faisons, sur la vision humaniste de Victor Hugo. Le président du conseil régional, Jean-Jack Queyranne, signe la préface dont nous partageons la conclusion : « […] la question du patrimoine, loin de relever du seul domaine de l’histoire ou de l’histoire de l’art, interagit fortement avec d’autres grands enjeux de la politique publique, qu’il s’agisse, par exemple de la cohésion sociale ou du développement local. Aussi-faut-il se réjouir que […] le plus grand nombre de nos concitoyens puissent être sensibilisés à ce qui relève de notre responsabilité commune». Et de citer Hugo : « [disons] au gouvernement, aux communes, aux particuliers, qu’ils sont responsables de tous les monuments  nationaux que le hasard met dans leurs mains. Nous devons compte du passé à l’avenir ».

      Quelques pages après, le texte introductif de la brochure souligne que « désormais la protection du patrimoine fait intervenir aux cotés des experts et de l’autorité administrative, les citoyens eux-mêmes, via les assemblées territoriales qui les représentent ou dans le cadre plus informel du mouvement associatif », une évidence dont la mairie de Romans devrait s’inspirer.

  • Romans (Drôme) / Où est passée la madone de la rue Pêcherie ?

     Romans (Drôme)

    madone, rue pêcherie, laurent jacquot   Les atteintes au patrimoine ne portent pas toujours sur des bâtiments (la chapelle du repos de Marie défigurée en est le dernier et malheureux exemple) mais sont souvent plus sournoises : c’est ce qui est arrivé à l’une des madones placée dans une niche à l’angle des rues Pêcherie et du Fuseau.

      Cette madone témoignait du culte mariale né au début du XVIè siècle et qui fut ravivé dans notre ville sous le règne de Louis XIV, dans la seconde moitié du XVIIè siècle. Cette madone a disparu du jour au lendemain, voici plus de deux ans … mais qui s’en inquiète à la mairie ?

  • Romans (Drôme) / Où est passé le vieux bonhomme Jacquemart ?

     Romans (Drôme)

     

    jacquemart, patrimoine romanais, romans historique   En juillet 2012, le bonhomme Jacquemart, ayant perdu sa tête était descendu de sa tour, il est aujourd'hui relégué dans les combes du musée de la chaussure. Une retraite peu glorieuse pour celui qui, de 1949 à 2012, rythma la vie romanaise. Le bonhomme descendu en 1949 est aujourd'hui présenté à l'accueil des archives communales, son successeur mérite mieux : sa place est dans un lieu visible de tous et non dans les combes obscurs et inaccessibles du musée. Un constat qui démontre, une fois de plus, qu’il manque dans notre ville, une « maison du patrimoine et de l’histoire » susceptible d'accueillir les objets, témoins du passé de notre ville.

  • Romans (Drôme) / Le "Bocal" plutôt que "Patrimoine et éducation" !

     

    Romans (Drôme)

     

    patrimoine romanais, place Maurice-Faure, romans patrimoine, romans historique

      L'édition de ce jour du Dauphiné Libéré revient sur le triste destin  de l’association « Patrimoine et éducation » qui s'est donnée comme objectif de sauvegarder et de valoriser l'histoire de l'éducation dans notre département, au XIXé et XXè s.

       Cette association était hébergée par la ville de Romans dans l’ancienne école Chopin jusqu’à la démolition de cette dernière. Cette association est « à la rue », la ville ne lui ayant pas proposé de nouveaux locaux alors que les archives et le matériel scolaire de cette association constituent une facette de la mémoire nationale et des valeurs de la République. Au même moment, la ville est capable de débourser 1500 € de loyer mensuel pour le « bocal », place Maurice-Faure ! Pourquoi la ville n’a-t-elle pas utilisé ces financements pour aménager un local municipal, comme par exemple une partie du couvent Saint-Just ou l'ancien conservatoire, place Zamenhof !

  • Romans (Drôme) / La caserne Bon, une histoire à découvrir dans Etudes drômoises

     Romans (Drôme)

    études drômoises, caserne bon, laurent jacquot  L’histoire de Romans, de ses bâtiments, de ses hommes et de ses femmes qui ont édifié notre ville, et l’ont fait vivre, continue à s’écrire.

      La revue du patrimoine de la Drôme, Etudes drômoises, vous propose, ce trimestre, de découvrir les origines de la caserne Bon, des origines emblématiques des valeurs de la IIIème république, des aspirations d’une nation, à la fin du XIXè siècle, et des attentes d'une ville de province comme Romans.

    études drômoises, caserne bon, laurent jacquot

  • Romans (Drôme) / Des Romanais à l’honneur

     

    Romans (Drôme)

    académie drômoise, laurent jacquot  L’Académie drômoise des lettres, des sciences et des arts, vient de publier sa revue annuelle, Les cahiers drômois, consacrée aux artistes de notre département.

       Les Romanais retrouveront au long de ses pages, trois de leurs concitoyens qui, chacun à leur manière, ont marqué leur époque : l’architecte Raphaël Dorne, l’architecte et photographe Paul Boyer, et Paul Deval dont les talents de photographe-reporter le mèneront rapidement vers une carrière politique.

  • Romans (Drôme) - Jacquemart fête Noël

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      Ce sera bientôt le temps des voeux. Chacun d'entre vous est à la recherche d'originalité .... pourquoi ne pas agrémenter les courriers que vous adresserez à vos proches et à vos amis avec l'emblématique figure du bonhomme Jacquemart (davantage Père Fouettard avec son marteau que Père Noël, nous le reconnaissons !).

    Le brave automate s'offre à vous sous la forme d'un timbre permettant l'affranchissement de vos lettres, vous pouvez l'acquérir auprès de notre association lors des permanences du mercredi (entre 17 h et 18 h 30, à notre siège, 2 quai Ulysse-Chevalier).

    Pour tout renseignement, nous contacter au 04.75.02.92.82 ou par courriel " sehr26@orange.fr ".

  • Romans (Drôme) / Le 11 novembre 1918 à Romans et à Bourg-de-Péage

     Romans (Drôme)

     11 novembre 1918, première guerre mondiale, armistice   En cette année 2013, les Français commémorent le 95è anniversaire la signature de l'Armistice du 11 novembre 1918 qui mit un terme à la Première Guerre mondiale.

       A Romans, comme partout dans le pays, la fin de la guerre c'est d'abord la fin des combats, la fin de cette insupportable attente qui précède l'annonce de la mort d'un père, d'un frère, d'un fils. Déjà, 758 avis officiels de décès endeuillent les familles des deux cités ; sans oublier d'innombrables jeunes hommes blessés ou gazés ! A ces douleurs morales s'ajoutent les difficultés quotidiennes.

      Les contraintes et les priorités de la guerre ont progressivement désorganisé la vie économique civile. En cet automne 1918, les Romanais et les Péageois souffrent de restrictions multiples : charbon (pour le chauffage et la cuisine), pétrole ( pour l'éclairage), le gaz est souvent coupé, auxquelles s'ajoutent la suppression des pâtisseries fraîches, l'interdiction de consommer de la viande le jeudi et le vendredi. La ration journalière de pain, qui est l'aliment essentiel, est de 400 g, une carte de rationnement est distribuée car on craint une certaine pénurie de blé.

       Ces conditions de vie favorisent la diffusion de la grippe espagnole qui n'épargne pas nos villes. Combien de décès  résultent de cette épidémie ? Nul ne le sait exactement, le corbillard ne suffit plus à conduire les morts au cimetière ! Chaque matin, des commerçants arrosent la chaussée avec de grands seaux d'eau de Javel !

        La rentrée scolaire de septembre est reportée à la fin décembre. Ces difficultés concernent essentiellement les ouvriers. Leur départ pour le front est aussi une perte de salaire pour leur famille, l'augmentation des prix rogne leur pouvoir d'achat. A Romans, 6000 travailleurs dont 3400 femmes et enfants peinent 60 h par semaine dans les tanneries, les usines de chaussures et de galoches alors que l'enrichissement de certains patrons est manifeste, fournisseurs de l'état et de l'armée pour beaucoup, certains sont devenus profiteurs de guerre : 1917 est une année de grèves.

        La révolution bolchevique d'Octobre, en Russie, stimule les espoirs des mouvements révolutionnaires. La crise sociale se poursuit en 1918. A Romans, éclate, à la fin du printemps, la grève générale des ouvriers et ouvrières des cuirs et peaux, dirigée par le syndicat reconstitué. A son origine, se trouve la revendication d'une indemnité de vie chère. Des pourparlers engagés avec le « consortium des patrons » n'avancent pas  :  5000 ouvriers quittent leur travail. Des mots d'ordre politiques s'ajoutent aux revendications : le capitalisme et la poursuite de la guerre sont mis en cause ; l'exemple de la Révolution bolchévique est exalté. « A bas les profiteurs de la Guerre ! La cupidité de ces messieurs égale celle des affameurs de la Chaussure ! Il y a assez longtemps qu'ils tirent dans le dos du peuple car ils savent qu'ils ne sont pas en Russie car, en Russie, les usines appartiennent aux ouvriers ! » peut-on lire sur une affiche. La réaction du maire et de l'autorité militaire est énergique, mais le 15 juillet les ouvriers obtiennent néanmoins satisfaction.

        Un tel contexte, empreint d'inquiétude, de tensions et d'impatience, favorise les rumeurs. Romans n'y échappe pas. Le 7 novembre 1918, sur le front, les hostilités sont arrêtées quelques heures pour laisser passer les plénipotentiaires allemands qui se rendent à Rethondes. A Romans, l'information est mal interprétée, Jules Vernissat, premier adjoint ( le maire Ernest Gailly est mobilisé ! ) annonce la fin des hostilités; le tambour municipal annonce la nouvelle. Les fenêtres s'ouvrent, les drapeaux sont déployés. Côte des Cordeliers, une foule compacte avance lentement. Les Romanais doivent rapidement déchanter : leur euphorie est un peu prématurée !

        Le 11 novembre, à 11 h 30, la mairie reçoit enfin un télégramme de la préfecture avec ses simples mots : « Armistice signé avec l'Allemagne ». Ce document officiel est aussitôt publié au son du tambour, puis Jacquemart carillonne « en l'honneur de nos vaillants soldats, de leur chef, du maréchal Foch et de Georges Clémenceau, le Père de la Victoire » . C'est ainsi que la victoire est présentée par l'hebdomadaire Le Bonhomme Jacquemart. 

       Chaque année, nous devons associer à notre souvenir la mémoire de toutes ces familles, de tous ces Français de l'arrière, dont les sacrifices, et les efforts quotidiens, contribuèrent aussi à la victoire finale.

    Laurent Jacquot, professeur d’histoire (lycée du Dauphiné)

  • Romans (Drôme) / Budget 2014 : la misère pour le patrimoine historique de Romans

     

    Romans (Drôme) / Budget 2014 : la misère pour le patrimoine historique de Romans

    patrimoine romanais-péageois, budget, calvaire des récolletsDans une note précédente, nous relations les choix exemplaires de la municipalité d’Aubenas pour dynamiser le centre historique de la cité ardéchoise et valoriser son patrimoine, en particulier l’église Saint-Laurent et le château qui feront l’objet de travaux de restauration estimés « entre 6 et 10 millions € » .Quant à notre bonne ville de Romans, le conseil municipal vient d’adopter les orientations budgétaires pour 2014 qui prévoient des travaux sur le patrimoine historique pour la somme de …. 45 000 € ! sur lesquels sont déjà à déduire quelque 11 000 € pour l’entretien des toitures de la sacristie et de la chapelle du Saint-Sacrement de la collégiale Saint-Barnard ! De « l’entretien » et non pas de la valorisation !

    En janvier lors de ses vœux, le maire de Romans avait annoncé : « la conservation et la valorisation du patrimoine sont l’une de ses priorités, en particulier la restauration du chemin de croix du grand voyage et le calvaire des Récollets qui sera achevé en 2015 » (édition du 17 janvier 2013 de Drôme Hebdo). « Valorisation » ! « Achevé pour 2015 » ! Certains croient encore aux miracles !

    Photo : le Calvaire des récollets en attente de restauration pour la commémoration de son cinquième centenaire en 2016 !