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On ne verra jamais la fin ... du Grand Voyage

calvaire des Récollets, Grand VoyageRomans-sur-Isère

   Le Grand Voyage, ce grand chemin de croix constitué de 20 stations -chapelles en ville et de 20 stations-chapelles au calvaire des Récollets est un des fleurons du patrimoine architectural et culturel de Romans. Propriété de la ville depuis 25 ans, cette ensemble est inscrit, en grande partie ,à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

    La construction des premières stations a débuté en 1516 : les Romanais commémoreront donc en 2016 le 500ème anniversaire du Grand Voyage. Cet anniversaire, beaucoup l’imaginait ambitieux, marqué par l’organisation d’exposition et de conférences et surtout l’aboutissement de la restauration des chapelles et des stations et l’ouverture régulière au public du calvaire des Récollets. Malheureusement, ce n’est pas la voie retenue par la mairie : dans les années 1990, des travaux importants avaient été programmés, et certains réalisés, mais depuis une dizaine d’années, des leurres médiatiques remplacent une véritable volonté de valoriser cet ensemble monumentale unique en France !

   En 2008, la restauration de la chapelle XXI, avenue Berthelot, avait été l’occasion d’une belle parade médiatique mais n’a été suivie d’aucune valorisation tant auprès du public, avec des visites, qu’auprès des spécialistes de l’architecture néoclassique ou de  la piété populaire au XIXè siècle ! En 2009 et 2010, aucune restauration n’a été réalisée ; seuls des travaux de consolidations ont été effectués sur quelques chapelles du calvaire suite à des intempéries. Certes au printemps 2010, plus de 56 000 euros de subventions ont été demandées par la ville à la DRAC ou au département, pour les restauration des stations IV, V, VIII, XV et XX mais, en ce mois d’avril 2011, les travaux n’ont toujours pas commencé. Pour 2012, le  conseil municipal du 28 mars dernier n’a demandé que 24 000 euros de subventions pour restaurer une seule chapelle, la XIX, avenue Berthelot (16 000 euros restant à sa charge sur le montant HT). : vous avez bien lu « une seule chapelle » !. Les travaux sur les chapelles du calvaire ne sont toujours pas programmés ; il faut attendre les résultats de nouvelles études  : bienheureux soient les cabinets d’études !

   Nos lecteurs verront-ils de leur vivant le calvaire restauré ? Rien n’est moins sûr car la municipalité ne cache pas qu’elle a d’autres priorités : préférant la culture du divertissement et de la futilité à la valorisation de l’héritage culturel, fondement d’une société humaniste !

Commentaires

  • Saint François avait restauré en son temps de ses mains la chapelle de la portioncule, car Dieu lui-même lui avait demandé en songe de "réparer son église", phrase à double sens. Pourquoi ne pas demander aux nombreux Romanais croyants bénévoles compétents de mettre la main à la pâte pour entretenir les oeuvres d'art religieux, qui existent d'ailleurs parce que l’Église a toujours été mécène de l'art et de la culture ?
    Il est vrai que l'Etat s'est approprié ce patrimoine en 1905. Si l'Etat ne peut plus assumer, l'Eglise n'a-t-elle pas un droit de préemption pour reprendre ses biens?

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