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Comparatif entre le Calvaire de Romans et la Jardin Calvaire de Carcassonne.

 La Société d'Etudes Historiques prépare dans le cadre du 500ème anniversaire du Calvaire des Récollets de Romans un comparatif entre le Calvaire de Romans et celui de Carcassonne. Certains éléments historiques, topographiques, décoratifs et architecturaux permettent de comparer les deux monuments. Ce jardin Calvaire comporte en outre les stations dans son enceinte, une chapelle du Saint-Sépulcre aménagée sous le Golgotha. D’un intérêt à la fois botanique, historique et religieux, ce jardin, a inspiré le poète Jean Lebrau qui le décrit ainsi : « un jardin biblique de cèdres, de lauriers, de cyprès et de buis, sous lesquels la Semaine Sainte s’étoile de rouges anémones, tandis que l’arbre de Judée répand aux buis comme une sanglante rosée.. ».

En 1802, Après la « tourmente » révolutionnaire et la mise en place du Concordat les prêtres se soucient, avant tout, de réorganiser la vie religieuse dans les paroisses. Outre les sermons prononcés dans les églises, l’érection et la restauration des croix de mission et des calvaires constituent les bases de la « reconquête » d’un « terrain » parfois laissé en friche pendant plusieurs années.

C’est dans ce contexte que le 1er septembre 1825, l’évêque de Carcassonne, Mgr de Saint-Rome-Gualy, signe une ordonnance créant une association dénommée « Société du Calvaire », avec pour objectif de développer, avec le culte de la Croix, la foi des diocésains. Au mois d’octobre suivant, il est prévu « d’ériger un calvaire dans l’emplacement du Bastion du moulin ». Pour quelles raisons le choix du lieu s’est-il porté sur l’ancien bastion sud-ouest de la bastide ? En fait cet endroit, propriété du chanoine Jean Cazaintre, a été cédé par ce dernier pour la construction du calvaire. Sa tombe se trouve dans le jardin du calvaire.

Le plan du calvaire est réalisé par l’architecte de la ville Jean-François Champagne ; la construction est confiée à Jean-Baptiste Fournial, maçon. Le 10 mai 1826, il est bien précisé que « le calvaire ayant déjà pris sa forme, et le jardin des oliviers étant formé, il convenait qu’on y fit une plantation d’oliviers et que l’enceinte intérieure de tout le local dudit calvaire fut complantée de cyprès et autres arbres convenables à l’ornement de ce lieu ».Outre les monuments des stations ainsi que les grandes croix, il est prévu l’édification d’une chapelle, représentation du Saint-Sépulcre, en prenant pour base la tour de l’ancien moulin. Les murs de l’oratoire sont ornés de « peintures à la fresque ».

C’est en 1833 que le chanoine Gamel « fait élever à ses frais une station pour compléter le calvaire ». En 1900, à la demande de plusieurs membres du conseil municipal, le bastion est menacé de destruction ; cependant les vives réactions provoquées par ce projet sauvent les anciennes murailles et le calvaire.

Après quelques semaines de rénovation en 2011,  le jardin du Calvaire devient accessible au public.

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