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calvaire des récollets - Page 2

  • Romans (Drôme), visite commentée : "Sur les pas du Grand Voyage"

     grand voyage, patrimoine romanais-péageoisRomans-sur-Isère (Drôme)

      Profitez de l’été pour découvrir le patrimoine et l’histoire de Romans avec des conférences-débats hebdomadaires, « les mercredis de l’histoire », complétées par des visites à thèmes. Des animations proposées par notre association.

      Dimanche 29 et lundi 30 juillet, visite commentée : « Sur les pas du Grand Voyage". Pour découvrir le grand chemin de croix urbain de la ville de Romans, avec ses 40 stations. Pour toute information complémentaire : 04.75.02.92.82 , SEHR26@orange.fr

  • Été 2012 : découvrez le patrimoine historique de Romans

    patrimoine romanais, centre historique   Romans-sur-Isère (Drôme)

       Profitez de l’été pour découvrir le patrimoine et l’histoire de Romans avec des conférences-débats hebdomadaires, « les mercredis de l’histoire », complétées par des visites à thèmes, des animations proposées par notre association.

     

          Mercredi 18 juillet, conférence : « Romans, c’est toute une histoire ». En effet, une histoire plus que millénaire, depuis l’arrivée de Barnard, en 837, à travers les événements qui ont construit la mémoire collective et les acteurs majeurs qui les ont façonnés. Cette conférence sera complétée samedi 21 juillet et lundi 23 juillet,  par une visite commentée : « Patrimoine du centre historique ».

     

          Mercredi 25 juillet, conférence : « Le Grand voyage et le calvaire des Récollets ». Un Grand Voyage encore trop méconnu, chemin de croix urbain créé en 1516, à découvrir en image. Cette conférence sera complétée dimanche 29 et lundi 30 juillet, par une visite commentée : « Sur les pas du Grand Voyage ».

     

          Mercredi 1er août, conférence : « Femmes de Romans ». L’histoire n’est-elle faite que par les hommes ? C’est ce disent les livres d’histoire mais à Romans des femmes ont marqué leur époque. Cette conférence sera complétée dimanche 5 et lundi 6 août, par une visite commentée des lieux où ces « Femmes de Romans » ont vécu.

     

          Mercredi 8 août, conférence-débat : « Les villes de France et la valorisation de leur patrimoine ». une soirée particulière où seront présentées les actions et les réalisations de diverses villes de France pour valoriser leur centre historique et leur patrimoine architectural.

     

          Dimanche 12 et lundi 13 août, visite commentée : « Romans sous la IIIème république : un patrimoine architectural méconnu ». Le patrimoine architectural de Romans serait seulement un héritage du Moyen Âge, de la Renaissance ! Un a priori dépassé : venez découvrir immeubles et demeures édifiés sous la IIIème République et leur étonnant décor.

     

          Dimanche 19 et lundi 20 août, visite commentée : « La Martinette : un ruisseau domestiqué par l’Homme ». Ce ruisseau, aujourd’hui destination privilégiée pour d’agréables promenades, témoigne du travail des hommes du Moyen Âge pour contrôler la nature afin de disposer d’une source d’énergie vitale aux activités artisanales.

     

          Mercredi 22 août, conférence : « La Seconde Guerre mondiale à Romans ». A l’occasion du 68ème anniversaire de la Libération de Romans, le 22 août 1944, un panorama en images de cette période sombre pour notre ville.

     

          Dimanche 26 et lundi 27 août, visite : « Le cimetière de Romans, l’histoire dans la pierre ». Le cimetière, sur le plateau de Bellevue, est d’abord un lieu de recueillement et de souvenir pour les familles romanaises mais aussi un livre d’histoire pour qui sait décrypter ces stèles de pierre, mémoire d’une cité depuis bientôt deux siècles.

     

          Renseignements pratiques. Départ des visites à 14 h 30, durée : environ 1 h 30. Les conférences commenceront à 20 h 30 et se termineront à 22 h. Une participation sera demandée. L’inscription préalable est obligatoire. Pour toute information complémentaire : 04.75.02.92.82 , SEHR26@orange.fr /  blog : SEHR26.hautetfort.com.

     

  • Quelle politique de sauvegarde du patrimoine ?

    Romans-sur-Isère (Drôme)

    Drôme HebdoDrôme Hebdo dans son édition de ce jour, 3 mai 2012, a consacré un article sur la "politique de sauvegarde du patrimoine" à Romans. A la lecture des arguments avancés par la municipalité, cet article aurait plutôt mérité d'être intitulé  " l'absence de politique de sauvegarde du patrimoine ". A titre de démonstration, vous serez en effet étonné de découvrir que le remplacement des canalisations dans la rue de Banque, pour plus de 100 000 €, est une action en faveur du "patrimoine" ! Le patrimoine n'a pas le même sens pour tout le monde !

    *L'article peut être téléchargé : http://www.drome-hebdo.fr/blog/2012/05/03/quelle-politique-de-sauvegarde-du-patrimoine/

  • Enfin ! ... et après ?

    grand voyage, calvaire des récollets, patrimoine romanais

    Romans-sur-Isère (Drôme) 

    Enfin ! Une exclamation bien adaptée à l’information que les Romanais viennent de découvrir : le 7 mai prochain, commenceront en effet, les travaux de restauration de cinq chapelles-stations du « Grand Voyage » (chapelles, IV, V, VIII, XIX et XX), le grand chemin de croix de Romans. Depuis des mois (voir toutes les notes précédentes), nous nous interrogions sur le report de ces travaux annoncés depuis deux ans par la mairie ! La persévérance …ça paye !    

        Toute restauration du patrimoine architectural de notre ville est à saluer … cependant le contexte de cette restauration invite à quelques réflexions ! Rappelons que les chapelles du Grand Voyage situées en ville, et leur histoire, sont indissociables du calvaire des récollets  (voir nos notes à ce sujet) : un ensemble patrimoniale pour lequel des restaurations commencées dans les années 1990 ont été arrêtés depuis une décennie. La dernière chapelle restaurée a été la chapelle XXXI, avenue Berthelot, elle le fut au cours de l’année 2008, voici donc plus de trois ans ! Depuis, aucune restauration dans le calvaire des Récollets ou sur les chapelles du Grand Voyage, n’a été réalisée, si ce n’est l’étayage de certaines chapelles du calvaire prêtes à s’effondrer ...par manque d'entretien !

       Trois ans et demi plus tard, sont donc engagées de nouvelles restaurations : événement relaté dans un article de Romansmag.com … qui ne manque pas de sel ! ces restaurations sont qualifiés comme étant « un important programme de restauration » ! Faut-il rappeler que le coût du programme de 2012 est de 75 000 € (source : Romans Mag, avril 2011) contre 198 000 € pour la restauration de la chapelle XXI, en 2008 ! Les efforts financiers de la ville ne vont pas ans le bon sens mais  c’est quand même un « important programme de restauration » pour Romansmag.com qui porte « pour les cinq stations sur le remplacement des pierres de molasse et des moulures ; auxquels s'ajoutent, pour les stations VIII, XIX et XX, des travaux de révision de charpente, de remplacement de tuiles et de rénovation des ferronneries ». Comme « important programme de restauration », on fait mieux ! Le montant des travaux lui-même, 75 000 € peut-il être qualifié « d’important » comparé, par exemple, aux 100 0000 € injectés par la ville pour organiser une seule journée de Carnaval !

        Soulignons que ces restaurations de chapelle ne sont accompagnées d’aucune valorisation à destination des touristes, des historiens, des étudiants ! Il s’agit d’un vision passéiste du patrimoine qui malheureusement caractérise nos élus et qui va à l’encontre  de la conception contemporaine qui vise à inscrire le patrimoine dans un projet de ville. L’article de Romansmag.com nous réserve d’autres surprises avec cette précision : « ce programme s’inscrit dans le cadre pluriannuel d’investissement la ville de Romans en faveur de son patrimoine historique » !  Quel « programme pluriannuel » ? Pour quel engagement financier ? Nous serions très heureux de le connaître car il serait très utile qu’il existât en vue de commémorer en 2016, le 500è anniversaire de la création du Grand Voyage ! Et après 2012 ? c’est donc aujourd’hui la question à nous poser … et à poser à la municipalité, propriétaire des chapelles du Grand Voyage et du calvaire des récollets !

    (en photo la station VIII, rue Jean-Jacques-Rousseau).

     

  • Cette semaine dans "L'Impartial" : " Le Grand Voyage avant la Révolution française "

     L'Impartial, patrimoine romanais-péageois, Romans-sur-IsèreRomans-sur-Isère (Drôme)

       En cette semaine pascale, les catholiques célèbrent le Vendredi saint, jour de la l’arrestation, de la condamnation et de la crucifixion de Jésus, le Christ. Cet événement relaté par les Evangiles est appelé la Passion et comporte le « chemin de croix ». Les catholiques romanais la revivent à travers une procession, le Grand Voyage, qui aboutit au calvaire des Récollets, un site étonnant qui matérialise le lieu de la crucifixion.   .. ( à suivre dans L'Impartial daté du jeudi 5 avril 2012 )

  • Ça tombe sur le Calvaire des Récollets !

      Romans-sur-Isère (Drôme)

      Certains nous jugent trop sévères avec l’office de tourisme des pays de Romans et de Bourg-de-Péage, nous préférerions ne pas l’être si ce service, émanation de la communauté d’agglomération du pays de Romans, accomplissait vraiment sa mission de promouvoir le centre historique de Romans et son patrimoine architectural, non seulement la collégiale St-Barnard mais aussi le calvaire des Récollets. Notamment le calvaire des Récollets que le président de l’association Patrimoine rhônalpin, lors de son passage à Romans, le 14 juin, a qualifié de « « lieu unique en Rhône-Alpes qui mérite d’être valorisé ».

       L’office de tourisme a fait un effort en installant quelques panneaux comportant des plans de quartiers et des sites patrimoniaux : un premier pas qui va dans le bon sens …sauf que l’un de ces plans (au pied du Jacquemart) comporte une erreur … qui concerne justement le calvaire des Récollets (pas de chance !) localisé au bout de la rue Pierre-Curie, c’est à dire à l’emplacement du lycée St-Maurice, ex château Premier (voir la photo ci-dessous).

    calvaire des récollets,office de tourisme

       Les touristes qui chercheront le calvaire auront du mal à le trouver mais ce n’est pas très grave puisqu’il n’est pas ouvert au public (pourquoi alors le localiser sur un plan ?). Quelle conclusion peut-on tirer de cette maladresse ? Peut-être aucune sauf à constater que cette erreur tombe sur du patrimoine culturel et non sur « Marques avenue », le temple de l’argent-roi, qui, lui, est bien à sa place !

  • " Coup de coeur " ou " coup de pioche " ?

    cité de la musique, patrimoine romanais-péageois   En ce lundi 27 juin, la ville de Romans reçoit de l’association Patrimoine rhônalpin, un prix d’un montant de 1000 €, appelé « coup de cœur » pour le projet de restauration de cinq chapelles du Grand Voyage (un dossier que nous voulions nous-mêmes présenter, voir les notes précédentes) !

       Le président de cette association était le 14 juin dans notre ville et « s’est enthousiasmé » pour le calvaire des Récollets, « lieu unique en Rhône-Alpes  qui mérite d’être valorisé » : ce que nous répétons depuis des années !  Pour porter son choix sur Romans, la direction de Patrimoine rhônalpin a « trouvé exemplaire de la part d’une commune qui connaît des difficultés économiques, de ne pas tourner le dos à son patrimoine ». « De ne pas tourner le dos à son patrimoine » : le président de Patrimoine rhônalpin aurait changé d’avis s’il avait été conduit sur le chantier de la cité de la musique. Il n’aurait guère apprécié de voir défigurer la chapelle à serlienne dite du repos de Marie qui doit être éventrée pour abriter le système de climatisation de la cité (en photo) : à ce titre, la ville de Romans est bien placée pour recevoir, l’année prochaine, un autre prix, ... le prix « coup de pioche » contre son patrimoine architectural !

  • On ne verra jamais la fin ... du Grand Voyage

    calvaire des Récollets, Grand VoyageRomans-sur-Isère

       Le Grand Voyage, ce grand chemin de croix constitué de 20 stations -chapelles en ville et de 20 stations-chapelles au calvaire des Récollets est un des fleurons du patrimoine architectural et culturel de Romans. Propriété de la ville depuis 25 ans, cette ensemble est inscrit, en grande partie ,à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

        La construction des premières stations a débuté en 1516 : les Romanais commémoreront donc en 2016 le 500ème anniversaire du Grand Voyage. Cet anniversaire, beaucoup l’imaginait ambitieux, marqué par l’organisation d’exposition et de conférences et surtout l’aboutissement de la restauration des chapelles et des stations et l’ouverture régulière au public du calvaire des Récollets. Malheureusement, ce n’est pas la voie retenue par la mairie : dans les années 1990, des travaux importants avaient été programmés, et certains réalisés, mais depuis une dizaine d’années, des leurres médiatiques remplacent une véritable volonté de valoriser cet ensemble monumentale unique en France !

       En 2008, la restauration de la chapelle XXI, avenue Berthelot, avait été l’occasion d’une belle parade médiatique mais n’a été suivie d’aucune valorisation tant auprès du public, avec des visites, qu’auprès des spécialistes de l’architecture néoclassique ou de  la piété populaire au XIXè siècle ! En 2009 et 2010, aucune restauration n’a été réalisée ; seuls des travaux de consolidations ont été effectués sur quelques chapelles du calvaire suite à des intempéries. Certes au printemps 2010, plus de 56 000 euros de subventions ont été demandées par la ville à la DRAC ou au département, pour les restauration des stations IV, V, VIII, XV et XX mais, en ce mois d’avril 2011, les travaux n’ont toujours pas commencé. Pour 2012, le  conseil municipal du 28 mars dernier n’a demandé que 24 000 euros de subventions pour restaurer une seule chapelle, la XIX, avenue Berthelot (16 000 euros restant à sa charge sur le montant HT). : vous avez bien lu « une seule chapelle » !. Les travaux sur les chapelles du calvaire ne sont toujours pas programmés ; il faut attendre les résultats de nouvelles études  : bienheureux soient les cabinets d’études !

       Nos lecteurs verront-ils de leur vivant le calvaire restauré ? Rien n’est moins sûr car la municipalité ne cache pas qu’elle a d’autres priorités : préférant la culture du divertissement et de la futilité à la valorisation de l’héritage culturel, fondement d’une société humaniste !

  • Romans, vendredi 22 avril, vendredi saint : la procession du Grand Voyage

     

    calvaire des Récollets, Grand VoyageRomans-sur-Isère

        Le Grand Voyage désigne, à Romans, un chemin de croix qui permet aux fidèles de suivre les pas du Christ lors de la Passion, le vendredi saint. Une chemin de croix dont les origines remontent à 1516, constitué par vingt stations-oratoires ou chapelles disséminées dans le centre historique, et qui se termine au calvaire des Récollets, sur le Golgotha où, à Jérusalem, le Christ fut crucifié. Le Grand voyage débute à cinq heures du matin et réunit près de 700 fidèles qui, pendant près de deux heures, vivent, avec intensité leur foi, alors que la ville s'éveille dans l’aube naissante.

    Pour suivre le Grand Voyage, rendez-vous à 5 h du matin, le vendredi 22 avril, devant la première station, côte Poids-des-Farines.

  • Cette semaine dans "L'Impartial" : "La chartreuse de Romans"

    L'Impartial, chartreuse, calvaire

     

     

     

    Ces deux gravures intitulées « Chartreuse de Romans » ont été de nombreuses fois publiées. Mais où se trouvait cette « chartreuse ? En fait, cette expression a désigné, entre 1791 et 1816, le couvent des récollets.  .... (à suivre dans le numéro de L'Impartial daté du 14 avril 2011).chartreuse, calvaire des récollets

  • En action

    prix-rhonalpins-du-patrimoine-2011.jpgDans le cadre de ses activités visant à sauvegarder et à valoriser le patrimoine architectural de Romans, notamment par la recherche de financement pour des restaurations, notre association présentera, en janvier 2011, sa candidature au « prix rhônalpin du patrimoine 2011 » qui comporte quatre dotations dont un « prix projet ». Nous souhaitons proposer le dossier de restauration pour l’une des chapelles du Grand Voyage ou du calvaire des Récollets ; dossier qui répond aux exigences du règlement : « les projets ou réalisations devront se rapporter à des opérations concernant le patrimoine monumental, archéologique, historique […] ». Puisse cette modeste démarche inciter la ville à engager un projet global et à long terme de valorisation du patrimoine architectural de Romans, notamment du calvaire des Récollets et des stations du Grand Voyage.

  • Calvaire des Récollets : patrimoine abandonné !

    Calvaire tombe Dedelay.jpg

       Le 10 octobre dernier, nous avons publié cette note concernant la dégradation du calvaire des Récollets accompagnée de cette photo. Plus de deux mois se sont écoulés et, en cette fin décembre, le même cliché aurait pu être réalisé : les débris de la stéle n'ont pas été récupérés et la tombe nettoyée ! Triste spectacle (entre autre) offert aux amateurs d'art qui viennent (exceptionnellement !) visiter le calvaire !

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    " Lors des Journées du Patrimoine, les visiteurs ont pu constater la poursuite de la dégradation du calvaire, une dégradation insidieuse qui fragilise tombes et chapelles jusqu’à provoquer leur affaissement. Pendant l’été, une stèle funéraire en marbre s’est détachée et s’est brisée. Il s’agissait de la stèle de Marie-Laurence Dedelay d’Agier, épouse de Pierre Antelme, sur laquelle était gravée l’épitaphe : « Ici repose le corps de Marie-Laurence Dedelay épouse Antelme, née en 1760, décédée en 1834, priez pour elle ». Marie-Laurence était la sœur de Claude-Pierre Dedelay qui fut notamment maire de Romans. Elle avait épousé Pierre Antelme, chirurgien et administrateur des hôpitaux-hospices de Romans. Leur second fils, Claude-Pierre-Louis, fut l’héritier de son oncle, le comte Dedelay d’Agier, et maire de Bourg-de-Péage. D’une piété ostentatoire, les familles Antelme et Dedelay participèrent à la reconstruction du Calvaire des Récollets en 1820 et du Grand Voyage.  Marie-Laurence fut inhumée aux côté de son époux, décédé en 1825.

    Cette stèle élevée, en 1834, a définitivement disparu, faute d’entretien ; exemple emblématique de l’état dans lequel se trouve le calvaire des Récollets et de l’avenir qui est réservé aux autres tombes et chapelles si des investissements cohérents et programmés sur le long terme, accompagnés d’une volonté de valorisation, ne sont pas décidés par nos élus ! "

  • Calvaire des Récollets : consolidation ou ... cache-misère ?

    Calvaire.jpg Romans-sur-Isère (Drômr) - L’édition de ce jour du Dauphiné Libéré consacre sa page sur Romans « aux travaux de consolidation » du « calvaire des Récollets » dans lequel certaines chapelles menacent de s’effondrer, la chapelle XXIII s’étant même écroulée à la suite des intempéries de 2008. Une information a priori réconfortante qui masque une réalité inquiétante pour cet ensemble architectural classé Monument historique en 1986.

    Rappelons d’abord que « le calvaire des Récollets » constitue le terme d’un grand chemin de croix appelé « Grand Voyage » dont les stations sont dispersées dans le centre historique et pour certaines classées à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1987. Les origines de cet ensemble remonte à l’année 1516, il permettait alors aux chrétiens de suivre les pas de Jésus-Christ sans avoir besoin de se rendre à Jérusalem. Les stations et les chapelles furent à de nombreuses reprises détruites.

    Celles qui s’offrent aujourd’hui à nos yeux datent pour la plupart des années 1820. Cependant, à la fin du XIXè siècle et au début du XXè siècle, les processions du chemin de croix ne répondaient plus aux pratiques religieuses des catholiques. Stations et chapelles du Grand Voyage et du calvaire des Récollets furent abandonnées : aujourd’hui beaucoup menacent de s’effondrer ! Que faut-il faire ? et pourquoi ? Ce sont les questions que nous posons et auxquelles la municipalité ne proposent aucune réponse cohérente.

    En effet, à partir de 1986, une politique de restauration fut engagée ; plusieurs millions de francs de l’époque furent « engloutis » et non pas « investis » car il s’agit bien de financements qui n’eurent aucune contrepartie : le calvaire des Récollets étant ouvert exceptionnellement aux Romanais et aux touristes, aucune visite régulière n’étant organisée. Cette orientation se poursuivit avec la restauration de la chapelle XXI, avenue Berthelot, qui a consisté dans la dépose de la façade en pierre de taille, sa reconstruction en grès et la réfection complète de le toiture. Le coût total de l’opération fut de 198 000 € dont 152 000 € à la charge des finances romanaises, six mois de travaux et deux mille heures de taille de pierre furent nécessaires. La chapelle restaurée fut inaugurée en grande pompe le 17 décembre 2008 et depuis ….. plus rien ! Ce beau travail reste méconnu non seulement des touristes mais aussi des Romanais car aucune campagne de valorisation n’a suivi cet effort financier important.

    La même erreur va être renouvelée. En mars dernier, la conseil municipal a décidé « de poursuivre la restauration du chemin de croix dit du Grand Voyage (stations IV, V, VIII, XV, XX) » pour la somme de 62 000 € grâce à des subventions diverses avec l’espoir que seuls 6200 € resteront à la charge des Romanais ! Cette décision souligne de nouveau l’incohérence de ce projet culturel car le volet « valorisation et promotion touristique » n’est pas évoqué ; de plus, la station XI, accolée au chevet de la collégiale Saint-Barnard, n’est pas concernée par cette restauration alors que depuis 4 ans, elle a privée d’une partie de son fronton ! Enfin une question : où est passé le financement de 40 000 € accordé par l’Etat « au chemin de croix de Romans-sur-Isère » dans le cadre du plan de relance de 2009 ?

    Pour en revenir aux travaux de consolidation des chapelles du calvaire des Récollets, l’article du Dauphiné Libéré est quelque peu inquiétant par ce qu’il ne dit pas ! On nous parle de « longrine de béton coulée dans le sol, d’ouvrage d’étaiement de bois qui serviront de tuteurs et empêcheront le monument de s’affaisser ». Comme aucun programme de restauration n’est prévu à court, moyen et long terme, cela signifie que le calvaire restera pendant des années (et même des décennies) défiguré par cet enchevêtrement de béton et de poutres  ! Pour nos responsables politiques, cela n’est guère une préoccupation car le calvaire n’est pas destiné à accueillir des groupes !  Nous revenons toujours à la question fondamentale qui se pose à une collectivité, ses élus et ses citoyens : pourquoi investir des millions d’euros dans la restauration du patrimoine architectural ?

    A partir du moment où « le calvaire des Récollets » n’est pas valorisé et reste fermé au public (il n’est ouvert qu’à titre exceptionnel), effectivement, une restauration ne se justifie pas financièrement : c’est le choix de la municipalité ! Pas le notre ,car nous estimons qu’il est de notre mission et de notre devoir de faire connaître au plus grand nombre cet héritage culturel et de le transmettre aux générations futures !  Lorsque le Dauphiné Libéré titre, « Des tuteurs pour soutenir le Calvaire des Récollets », c’est un trait d’esprit qui laisse deviner la situation réelle, un cache-misère en quelque sorte !