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Articles

  • Romans (Drôme) / Pour découvrir l’histoire de l’abbaye Saint-Just

        Romans (Drôme)

     Saint-Just, patrimoine romanais, Ginette Guillorit  Dans la dernière publication des « Cahiers de Léoncel », n° 24, éditée par les « Amis de Léoncel », les Romanais auront plaisir à lire l’article passionnant que l’historienne Ginette Guillorit a consacré à l’histoire de l’abbaye de Saint-Just, dont les bâtiments abritent aujourd’hui l’école primaire Saint-Just.

       Cet article tiendra une place essentielle dans la bibliographie de l’histoire de notre ville car, pour la première fois ,est brossée, avec rigueur et précisions (sur plus de 40 pages), l’aventure de cette abbaye cistercienne, de son installation à Romans au tout début du XVIIè siècle jusqu’à dispersion lors de la Révolution française. Cette abbaye, alors appelée « N.-D. des Anges », était établie à Saint-de-Claix, depuis 1349. Pour échapper aux fléaux des guerres de religions, les moniales, vers 1600, transfèrent leur établissement à l’abri des remparts de Romans.

     

    Saint-Just, patrimoine romanais, Ginette Guillorit   Le lecteur trouvera au long de ces 40 pages, une description détaillée des bâtiments conventuels élevés dans le quartier Saint-Nicolas et des problèmes de voisinage soulevés par la présence d’un nouveau monastère en centre ville.  Une grande partie de l’article est consacrée à la présentation de quelques moniales et de leurs abbesses aux XVIIè et XVIIIè s, ainsi qu’à la vie quotidienne et à la vie religieuse de la communauté.

       Le travail de Ginette Guillorit est, en tous points, remarquable, qu’elle en soit remerciée et félicitée. Bonne lecture à tous.

  • Romans (Drôme) / Le 11 novembre 1918 à Romans et à Bourg-de-Péage

     Romans (Drôme)

     11 novembre 1918, première guerre mondiale, armistice   En cette année 2013, les Français commémorent le 95è anniversaire la signature de l'Armistice du 11 novembre 1918 qui mit un terme à la Première Guerre mondiale.

       A Romans, comme partout dans le pays, la fin de la guerre c'est d'abord la fin des combats, la fin de cette insupportable attente qui précède l'annonce de la mort d'un père, d'un frère, d'un fils. Déjà, 758 avis officiels de décès endeuillent les familles des deux cités ; sans oublier d'innombrables jeunes hommes blessés ou gazés ! A ces douleurs morales s'ajoutent les difficultés quotidiennes.

      Les contraintes et les priorités de la guerre ont progressivement désorganisé la vie économique civile. En cet automne 1918, les Romanais et les Péageois souffrent de restrictions multiples : charbon (pour le chauffage et la cuisine), pétrole ( pour l'éclairage), le gaz est souvent coupé, auxquelles s'ajoutent la suppression des pâtisseries fraîches, l'interdiction de consommer de la viande le jeudi et le vendredi. La ration journalière de pain, qui est l'aliment essentiel, est de 400 g, une carte de rationnement est distribuée car on craint une certaine pénurie de blé.

       Ces conditions de vie favorisent la diffusion de la grippe espagnole qui n'épargne pas nos villes. Combien de décès  résultent de cette épidémie ? Nul ne le sait exactement, le corbillard ne suffit plus à conduire les morts au cimetière ! Chaque matin, des commerçants arrosent la chaussée avec de grands seaux d'eau de Javel !

        La rentrée scolaire de septembre est reportée à la fin décembre. Ces difficultés concernent essentiellement les ouvriers. Leur départ pour le front est aussi une perte de salaire pour leur famille, l'augmentation des prix rogne leur pouvoir d'achat. A Romans, 6000 travailleurs dont 3400 femmes et enfants peinent 60 h par semaine dans les tanneries, les usines de chaussures et de galoches alors que l'enrichissement de certains patrons est manifeste, fournisseurs de l'état et de l'armée pour beaucoup, certains sont devenus profiteurs de guerre : 1917 est une année de grèves.

        La révolution bolchevique d'Octobre, en Russie, stimule les espoirs des mouvements révolutionnaires. La crise sociale se poursuit en 1918. A Romans, éclate, à la fin du printemps, la grève générale des ouvriers et ouvrières des cuirs et peaux, dirigée par le syndicat reconstitué. A son origine, se trouve la revendication d'une indemnité de vie chère. Des pourparlers engagés avec le « consortium des patrons » n'avancent pas  :  5000 ouvriers quittent leur travail. Des mots d'ordre politiques s'ajoutent aux revendications : le capitalisme et la poursuite de la guerre sont mis en cause ; l'exemple de la Révolution bolchévique est exalté. « A bas les profiteurs de la Guerre ! La cupidité de ces messieurs égale celle des affameurs de la Chaussure ! Il y a assez longtemps qu'ils tirent dans le dos du peuple car ils savent qu'ils ne sont pas en Russie car, en Russie, les usines appartiennent aux ouvriers ! » peut-on lire sur une affiche. La réaction du maire et de l'autorité militaire est énergique, mais le 15 juillet les ouvriers obtiennent néanmoins satisfaction.

        Un tel contexte, empreint d'inquiétude, de tensions et d'impatience, favorise les rumeurs. Romans n'y échappe pas. Le 7 novembre 1918, sur le front, les hostilités sont arrêtées quelques heures pour laisser passer les plénipotentiaires allemands qui se rendent à Rethondes. A Romans, l'information est mal interprétée, Jules Vernissat, premier adjoint ( le maire Ernest Gailly est mobilisé ! ) annonce la fin des hostilités; le tambour municipal annonce la nouvelle. Les fenêtres s'ouvrent, les drapeaux sont déployés. Côte des Cordeliers, une foule compacte avance lentement. Les Romanais doivent rapidement déchanter : leur euphorie est un peu prématurée !

        Le 11 novembre, à 11 h 30, la mairie reçoit enfin un télégramme de la préfecture avec ses simples mots : « Armistice signé avec l'Allemagne ». Ce document officiel est aussitôt publié au son du tambour, puis Jacquemart carillonne « en l'honneur de nos vaillants soldats, de leur chef, du maréchal Foch et de Georges Clémenceau, le Père de la Victoire » . C'est ainsi que la victoire est présentée par l'hebdomadaire Le Bonhomme Jacquemart. 

       Chaque année, nous devons associer à notre souvenir la mémoire de toutes ces familles, de tous ces Français de l'arrière, dont les sacrifices, et les efforts quotidiens, contribuèrent aussi à la victoire finale.

    Laurent Jacquot, professeur d’histoire (lycée du Dauphiné)

  • Romans (Drôme) / Journées du patrimoine : la SEHR à l'honneur

     Romans (Drôme)la martinette,dauphiné libéré,patrimoine romanais

      

       Dans l'édition de ce jour, jeudi 19 septembre, du Dauphiné Libéré, vous trouverez un sympathique compte rendu de la visite que la SEHR proposait dimanche dernier, dans le cadre des Journées du Patrimoine.

       Il s'agit du seul compte rendu publié par ce journal, sur ces journées dévolues à notre héritage culturel , nous apprécions que notre action en faveur du patrimoine de Romans soit ainsi reconnue.journées du patrimoine, laurent jacquot, grand voyage, calvaire des récollets

  • Romans (Drôme) / Retrouvez notre association dans Mag'Ville Romans

    Romans (Drôme)

    mag ville, jérôme gontard, patrimoine romanais, SEHRLes activités de notre association pour valoriser le patrimoine et l'histoire de Romans ont attiré l'attention de la rédaction de Mag'Ville Romans qui nous consacre un article dans son numéro de septembre.

    mag ville, jérôme gontard, patrimoine romanais, SEHR


  • Romans (Drôme) : Bruno Larat, les "chemins de la mémoire".

    Romans (Drôme)

       bruno larat,français libres,résistance,jean moulin,chemins de la mémoireDans une note précédente, nous avons relaté la courte et héroïque vie d'un résistant romanais de la première heure, Bruno Larat, et de son arrestation le 21 juin 1943, avec Jean Moulin. Le dernier numéro de la revue du ministère de la défense, "Chemins de la mémoire", consacre un article à cette arrestation ; article qui peut être consulté en ligne  : Chemins de la mémoire 237

  • Romans (Drôme) : Louis Saillant, " les chemins de la mémoire "

    Romans (Drôme)

    louis saillant, conseil national de la résistance  Dans une note précédente, nous rappelions la vie hors du commun de Louis Saillant, dernier président du Conseil national de la Résistance qui repose aujourd'hui dans le cimetière de Romans.

       Le numéro du mois de mai de la revue du ministère de la défense, " les chemins de la mémoire " consacre justement un article à la création du Conseil national de la Résistance, à consulter en ligne : Chemins de la mémoire  236

  • SEHR : la presse parle de nos activités

    Romans (Drôme)

    l'impartial, laurent jacquot, société d'études historiques de Romans


    Dans l'édition de cette semaine des "Petites annonces" de L'Impartial, vous trouverez le programme des conférences sur l'histoire de Romans et des visites thématiques dans le centre historique proposées par notre association. Programme qui peut également être téléchargé  : 2013 L'été du patrimoine blog.pdf

    patrimoine romanais, visites guidées, conférences

  • Romans (Drôme), curiosité historique : la devise de Romans

    Romans (Drôme)

    devise de romans,maison commune,patrimoine romanais    Les Romanais qui ont suivi notre dernière visite du centre historique ont souhaité en savoir davantage sur la mystérieuse devise de Romans jadis gravée sur le fronton de la maison commune, rue de l’Armillerie (voir photo). Voici quelques précisions. 

         Au Moyen Âge, la ville de Romans est une seigneurie ecclésiastique tenue par le chapitre de chanoines de la collégiale Saint-Barnard. Cependant, au XIVe s un contre-pouvoir civil s’affirme avec l’élection de consuls, bourgeois élus qui se réunissent "dans une chambre meublée de quelques bancs, qu'il louée à l'année". En 1374, l’un de ces bourgeois, Perrot de Verdun, lègue l’une de ses demeures, rue de l’Armillerie, pour que les consuls siègent à demeure, elle devient « la maison commune », premier hôtel de ville de Romans.

         C'est un bâtiment limité au nord par la rue de l'Armillerie, à l'est par la rue Vallouse, à l'ouest par une ruelle et au sud par la future place Perrot de Verdun. Les premières assemblées municipales s'y tiennent en 1382, et cela jusqu'à la Révolution. Au dessus de la porte d’entrée et gravée la devise de Romans « Moribus antiquis stat res Romana virisque », communément traduite par « Romans se gouverne par ses bonnes coutumes et par ses bons citoyens ». Au début du XVIIè s, la grande salle est ornée d'un portrait de Perrot de Verdun à partir du XVIIe. En août 1679, l’intendant du représentant Louis XIV en Dauphiné, fait enlever la devise sous prétexte « qu'elle favorise les maximes d'un gouvernement populaire ». Cette inscription est replacée par la suite et reste en place au XVIIIè siècle.  

          La maison commune est vendue le 20 février 1791. Une partie du bâtiment abrite l'atelier de Jacques Coissieux, le dernier cartier de Romans, une autre partie est transformée en salle de spectacle. A partir de 1801, l'administration municipale s'installe dans l'ancien couvent des Cordeliers. La stèle portant la devise est certainement récupérée à ce moment-là par un habitant du quartier qui la scelle dans le mur de son jardin, où elle se trouve encore aujourd’hui (voir photo). devise de Romans,  Laurent Jacquot, patrimoine romanais, romans patrimoine, romans historique

      Quant au destin du bâtiment , elle abrite au milieu du XIXe, une brigade de gendarmerie à pied. Le bâtiment est en partie démoli en 1895 afin de permettre l'agrandissement de la place Perrot de Verdun telle que nous la connaissons aujourd'hui. La porte monumentale de style Louis XIV est heureusement conservée.

        Pourquoi cette devise ? C’est une question pour laquelle les sources n’apportent pas de réponse. Ce que nous pouvons dire c’est que cette devise reprend les vers d’un poète romain, du IIè s.av.J.-C., Ennius, souhaitant expliquer les fondements de la république romaine, « Moribus antiquis stat res Romana virisque », que les latinistes traduisent par  : « La puissance de Rome repose sur l'antiquité de ses mœurs et sur la vaillance de ses hommes ». Une devise choisie par les consuls aux XIVe siècle en raison de la proximité linguistique entre « Romans » et « Rome » et la volonté d’affirmer leur autorité face aux chanoines mais dont le contenu, emprunt des valeurs de la Rome républicaine, ne pouvait qu’être insupportable à la France du monarque absolu, Louis XIV. Un devise que l’on devrait remettre à l’honneur, aujourd’hui en 2013.

     

  • Collégiale Saint-Barnard : aujourd'hui ... comme hier !

     Romans (Drôme)

     saint-barnard, patrimoine romanais, romans patrimoine, romans historique« Le progrès » ! Notre société vise en effet  « le progrès »  comme un absolu, comme un chemin à suivre en dehors duquel point de salut ! Mais finalement n'est ce pas un leurre : à bien regarder, notre société « progresse-t-elle » ?, l'homme est-il meilleur aujourd'hui que dans le passé ? Certains évenements récents apportent une triste réponse à cette question ; en effet le vandalisme subi par la collégiale voici quelques jours et le vol de deux tableaux en novembre 2011 font écho à un fait divers qui s'est déroulait dans la collégiale, jour pour jour ... voici 106 ans, le 24 février 1907, et rapporté par L'Impartial dans son édition du 28 février,

    « Tentative de vol à l’église Saint-Barnard. Dans la nuit de dimanche 24 février au lundi, des malandrins ont pénétré dans l’église Saint-Barnard avec une audace peu commune. Ils y sont entrés après avoir pratiqué une ouverture par les toits de la chapelle du Saint-Sacrement. Après avoir brisé tous les troncs – qui fort heureusement étaient vides – les voleurs ont essayé de pénétrer dans la petite sacristie qui est fermée avec double porte. Ils n’ont pu enfoncer que la première de ces portes. Ils ont ouvert ensuite toutes les chapelles, ainsi que leurs tabernacles. Là encore tout était vide. Ils sont partis emportant seulement deux cierges et laissant la plupart de leurs outils dans l’église ».

     Et l'article de conclure comme nous pourrions le faire aujourd'hui : « à l’époque où nous vivons, il faut s’attendre à tout ».

     

  • Nos études et nos articles sur l'histoire et le patrimoine de Romans et de Bourg-de-Péage

    Romans-sur-Isère (Drôme)
    patromoine romanais, centre historique   Depuis plus de deux ans notre association publie des articles sur l'histoire et le patrimoine de Romans et de Bourg-de-Péage. Vous trouverez en pièce jointe la liste de ces articles ( SEHR articles.pdf) qui peuvent être retirés à notre siège, 2 quai Ulysse-Chevalier (Romans), lors de nos permanences, le mercredi, entre 17 h et 19 h.

  • Nos actions pour valoriser le patrimoine de Romans

    Romans-sur-Isère (Drôme)
    Dauphiné LibéréNos actions pour valoriser le patrimoine et l'histoire de Romans relayées par la presse (édition du mardi 11 décembre du Dauphiné Libéré).Dauphiné Libéré, Grand Voyage, patrimoine romanais

  • Commémorations 1914-1918

    Romans-sur-Isère (Drôme)
    patrimoine romanais,école pratique,lycée du dauphiné,première guerre mondiale- - Cette semaine dans Drôme-Hebdo, un article relatant la cérémonie qui s'est déroulée, au lycée du Dauphiné, en hommage aux 29 élèves de l'Ecole pratique de Romans tués lors de la Première Guerre mondiale.
    - - Une biographie de chacun de ces 29 jeunes hommes, âgés de 18 à 30 ans pendant les combats, a été réalisée par les élèves des classes de Première du lycée du Dauphiné dans le cadre d'une activité pédagogique.patrimoine romanais,école pratique,lycée du dauphiné,première guerre mondiale
    - - L'article signé par Pascal Djemaa peut également être consulté sur le site de Drôme-Hebdo.

    www.drome-hebdo.fr/blog/2012/11/17/ces-jeunes-tombes-en-14-18/

  • A lire dans " L'Almanach de la Drôme 2013 "

    Almanach de la Drôme, patrimoine romanaisL'Almanach de la Drôme 2013 (éditions Arthéma) vient de sortir, vous y trouverez deux articles sur l'histoire et le patrimoine de Romans : "Romans 1903, la première automobile", "Les liqueurs des soeurs Morel à Romans". Un autre article est consacré à "la tour de Montmiral"

  • Dauphiné Libéré : " 68ème anniversaire de la Libération de Romans "

     dauphiné libéré, martinette, patrimoine romanaisDans l'édition de ce jour, dimanche 26 août 2012patrimoine romanais, libération de Romans.


    Cet article peut être consulté sur le site du Dauphiné Libéré

     

     

  • Dauphiné Libéré : " A la découverte du canal de la Martinette "

    dauphiné libéré, martinette, patrimoine romanaisDans l'édition de ce jour, vendredi 24 août 2012

     

    dauphiné libéré,martinette,patrimoine romanais

  • Drôme-Hebdo : " L'histoire locale gravée dans le marbre "

     Drôme Hebdo

    Romans-sur-Isère (Drôme)

    Dans l'édition du jeudi 23 août 2012 un article sur le bicentenaire du

    cimetière et les visites proposées les 26 et 27 août. Cet article peut être consulté sur le site internet de Drôme Hebdo

    cimetière de romans,patrimoine romanais

     

  • Drôme-Hebdo : " Comment visiter un édifice religieux ? "

     Drôme HebdoRomans-sur-Isère (Drôme)

       Drôme Hebdo dans son édition du 5 juillet 2012, a publié, sous la plume d'Aurélien Tournier,  un article titré : " Comment visiter un édifice religieux ". 

    Nombre de touristes n'hésitent pas à faire halte dans des édifices religieux lors de leur passage. Laurent Jacquot, professeur d'histoire-géographie au lycée du Dauphiné à Romans et président de la Société d'Etudes Historiques de Romans - Bourg de Péage, explique comment appréhender ces bâtiments et quel intérêt peut trouver le visiteur à l'observer, que l'on soit croyant ou non. " Visiter une église, c'est beaucoup plus que traverser un simple bâtiment....." ( à suivre dans Drôme Hebdo daté du jeudi 5 juillet 2012 )

  • La "génoise" : de la Provence à Romans !

     Romans-sur-Isère (Drôme)

    génoise, patrimoine romanaise, place Maurice-Faure   En levant les yeux, rues Pêcherie, Mathieu-de-la-Drôme ou place Maurice-Faure, vous observerez sur les façades de certains immeubles, au niveau des avant-toits, plusieurs rangs de tuiles-canal en encorbellement sur le mur, ce type de disposition est appelé « génoise ».     

    Comme son nom l'indique, ce sont probablement des maçons venant de Gênes qui, au début du XVIIè siècle, auraient introduit cette technique en Provence, Le rôle de la génoise est d'une part d'éloigner les eaux de ruissellement de la façade comme une corniche, et d'autre part de supporter et continuer le pan versant de toit.

       Le plus ancien document pouvant être interprété comme preuve de l'existence de la génoise en Provence est un prix-fait signé en 1634 et relatif aux réparations de l'église paroissiale de Rians (Var). Le terme « génoise» apparaît pour la première fois dans un contrat de 1645 concernant la construction d'une bastide à Puyloubier, près d’Aix-en-Provence. La génoise connaît un grand essor dès cette époque d’abord en Provence puis dans tout le sud de la France, dans la zone où domine la tuile-canal.

        Le nombre de rangs témoigne du statut social : les maisons modestes ont deux rangs, les propriétaires plus aisés en ont trois, quatre et jusqu'à cinq. Avant la Révolution, les roturiers n'étaient autorisés à avoir au maximum que deux rangs de génoise; au-delà de deux rangs, c'était un privilège nobiliaire !

        A Romans, la mise en place de génoise sur les immeubles des notables romanais, notamment ceux des chanoines sur l’actuelle place Maurice-Faure, peut être datée du milieu du XVIIIè siècle, sous le règne de Louis XV. C’est l’époque d’une certaine prospérité pour le monde des marchands romanais qui commercent dans toute la vallée du Rhône, de Lyon à Aix-en-Provence. Ces échanges commerciaux avec la Provence font découvrir aux Romanais ce style « à la génoise » qu’ils apprécient et veulent retrouver sur les immeubles qu’ils se font élever dans le quartier Saint-Barnard.

        Aujourd’hui, à Romans, les génoises du centre historique sont protégées de toute destruction ou dégradation par la réglementation de la ZPPAUP de Romans (Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager) qui indique dans une de ces réglementations (qui s’imposent à tous les propriétaires privés et publics), «  les génoises et corniches existantes seront préservées et éventuellement  reconstituées  à l’identique ».

  • Quelle politique de sauvegarde du patrimoine ?

    Romans-sur-Isère (Drôme)

    Drôme HebdoDrôme Hebdo dans son édition de ce jour, 3 mai 2012, a consacré un article sur la "politique de sauvegarde du patrimoine" à Romans. A la lecture des arguments avancés par la municipalité, cet article aurait plutôt mérité d'être intitulé  " l'absence de politique de sauvegarde du patrimoine ". A titre de démonstration, vous serez en effet étonné de découvrir que le remplacement des canalisations dans la rue de Banque, pour plus de 100 000 €, est une action en faveur du "patrimoine" ! Le patrimoine n'a pas le même sens pour tout le monde !

    *L'article peut être téléchargé : http://www.drome-hebdo.fr/blog/2012/05/03/quelle-politique-de-sauvegarde-du-patrimoine/

  • Histoire : les halles Jules-Nadi

     Romans-sur-Isère (Drôme).

    halles Jules-Nadi, patrimoine romanaisL’un de nos lecteurs vient de nous questionner sur l’histoire des halles Jules-Nadi. La notice en pièce-jointe intéressera également les nombreux Romanais qui regrettent ce bâtiment, à l’élégance architecturale emblématique du centre historique pendant 50 ans, des années 1920 aux années 1970. (Photo : la construction des halles Jules-Nadi ). A télécharger : 2001, fermeture halles.pdf