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banque de france

  • La "démocratie participative" : facile à dire ... difficile à faire !

     

    place Jules-Nadi, banque de France   Au mois de mars dernier, nous avons publié une note sur la « démocratie participative » en rappelant que la municipalité a mis en place des commissions extra-municipales. Notre association est inscrite à l’une d’elle dénommée : « Urbanisme et patrimoine ». Ses objectifs sont rappelés sur le site de la ville : « La commission extra-municipale « urbanisme et patrimoine » a été créé en janvier 2009. Ouverte aux personnes et acteurs locaux impliqués à des titres divers dans les questions d'aménagement urbain, de logement, de préservation du patrimoine, la commission se réunit en moyenne tous les deux mois pour échanger sur les projets et les réflexions en cours sur le territoire ». La dernière réunion consacrée à « la question de la densité à travers le développement de nouvelles formes urbaines et le Plan Local de l'Urbanisme » s’est tenue le 12 octobre 2010 ce qui, si l’on compte bien, fait plus de sept mois ! nous sommes loin des deux mois annoncés !

        En mars, nous soulignions qu’il était de la compétence de cette commission de réfléchir en amont, sur les grands projets urbains concernant notre ville et l’avenir de son « patrimoine » et demandions une nouvelle réunion de ces membres. Non seulement, cette commission n’a pas été convoquée mais une décision importante en matière d’urbanisme a été prise depuis le mois de mars, sans qu’elle fût consultée : la vente de la banque de France, propriété des Romanais, à un investisseur privé ! Imaginons les débats que cette propositions auraient suscités dans la commission !!! Les débats, c'est la porte ouverte à la contestation des vérités imposées d'en haut, c’est peut-être là le problème ....et l’explication de la mise en sommeil de la commission extra-municipale « Urbanisme et patrimoine » !

  • Vente de la "Banque de France" : la dilapidation du patrimoine historique continue

     Romans-sur-Isère (Drôme)

    banque de France, romans   Les Romanais viennent d’être officiellement informés de la vente par les leur élus de l’ancienne Banque de France à un promoteur privé.

       Ce bâtiment, construit en grande partie en 1901, est un témoin unique dans notre ville de l’architecture et des aménagements intérieurs tels qu’on les concevait à la Belle Epoque pour les bâtiments publics d’importance. Les élus, au lieu d’ouvrir ce bâtiment emblématique aux Romanais, de l’inscrire dans des visites touristiques et de le proposer comme sujet d’études pour les étudiants en art et en histoire, ont fait le choix de le privatiser et de le réserver à quelques privilégiés !  Un bâtiment qui aurait été idéal pour abriter l’office de tourisme, le musée de la Résistance et de la Déportation ou une maison du patrimoine romanais !

       Cette vente concerne également le petit parc attenant qui restera fermé au public mais les murets seront abaissés : de l’extérieur, les Romanais pourront donc observer, derrière des grilles, les invités du moment converser sous les ombrages rafraîchissants d’arbres centenaires (cela ressemble à une forme de ségrégation que l’on croyait révolue) !  (un point de vue partagé par d’autres Romanais  voir http://lefilrougeromanais.over-blog.com/ ) Privatiser le parc est peut-être aussi un bon choix : pourquoi un parc de plus dans le centre historique alors que la ville est incapable d’entretenir ceux qui existent déjà, comme le square Marcel-Carné, ou dresse déjà des grilles pour fermer le jardin René-Char !

       Le sort de la Banque de France s’ajoute à la litanie du renoncement à valoriser le patrimoine de notre ville, notamment le patrimoine industriel avec la démolition (pardon ! l’aménagement) de l’usine Jourdan, qui verra à jamais disparaître des espaces et des outils de productions qui témoignaient du travail des ouvriers romanais.Ce renoncement, c’est aussi l’absence de programme patrimonial ambitieux pour restaurer et valoriser le Grand Voyage et du Calvaire des Récollets, notamment en vue du 500è anniversaire, en 2016. Ce renoncement, c’est aussi le silence municipal sur la collégiale St-Barnard ! Quant au centre historique, chacun constatera que la ville a de grandes ambitions : c’est remplacer le pavement de la côte Jacquemart  par « du béton désactivé » !

       Un renoncement que la ville tente de couvrir par des effets d’annonce, repris par la presse, comme la restauration « du châssis d’un tableau », « d’une statue de saint François » (au fait ! où les Romanais pourront-ils les voir ?) ou de quelques stations du Grand Voyage (pour lesquelles les travaux n’ont toujours pas commencé). 

       Leurres médiatiques bien naïfs qui ne peuvent masquer la réalité et qui renvoient toujours à la conception même du patrimoine énoncée voici plus de deux siècles par l’abbé Grégoire dans un rapport à la Convention en 1794 : « les monuments doivent être protégés en vertu de l'idée que les hommes ne sont que les dépositaires d'un bien dont la grande famille a le droit de vous demander des comptes ».