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canal de la martinette

  • Le ruisseau de la Martinette : la vigilance et ses résultats

     Romans-sur-Isère (Drôme)

    canal de la Martinette   Dans une note publiée le 31 août dernier, nous signalions l’absence d’entretien du ruisseau de la Martinette (obstruée alors par la végétation jusqu’au point de déborder et souillée par des détritus!) et demandions que les services municipaux fassent le nécessaire ! Lors de la dernière visite, le 10 octobre, nous avons constaté, avec satisfaction, que le lit du ruisseau et ses abords avaient été débarrassés de leur encombrante végétation, ce qui facilite le cheminement et le rend agréable.

       Ce grand nettoyage a été effectué sur toute la partie entre la rue Louis-Le-Cardonnel et l’avenue Marcel-Paul ; il a également concerné le chemin de la Martinette, entre l’impasse Duchesne et le rue Eugène-Blain.

    Une question cependant : pourquoi la section de la Martinette entre la voie ferrée et l’impasse Duchesne, le long de l’avenue Duchesne, n’a-t-elle pas bénéficié de la même attention de la part des agents de la mairie ?

  • Romans, un patrimoine méconnu : le canal de la Martinette

    canal de la Martinette, patrimoine romanais-péageoisLa préservation et la valorisation du patrimoine ne concernent pas seulement les bâtiments remarquables pour leur architecture mais aussi des espaces qui témoignent  des activités des hommes dans le passé et de leur intelligence et de leurs souffrances pour simplement survivre. C’est la cas à Romans du canal de la Martinette.

       Les origines de ce canal sont à rechercher dans les décennies qui suivent la fondation du monastère bénédiction par Barnard vers 837. Vers 940, les moines puis les chanoines commencent à faire creuser des canaux pour amener, de Peyrins à leur monastère, les eaux de la grande et de la petite « Chorache » et une dérivation de la Savasse, lesquelles sont réunies en un seul cours d'eau dénommé, à partir du XVe, « Martinette ». En effet, sur les bords de ce ruisseau est installé, à partir de 1456, un « martinet à papier », sur le site de l’actuelle tannerie Roux. Les chanoines font également construire sur le ruisseau moulins à blés, à huile de noix, des teintureries puis, à partir du XVe, des tanneries, des mégisseries et enfin des  « usines à soie ».

       Aujourd'hui, dans sa partie urbaine, le ruisseau est recouvert par la chaussée mais reste encore visible au pied des maisons de la tanneurs, dans le quartier de la Presle. Voici une dizaine d’année, l’adjoint à l’environnement de la ville de Romans avait lancé une heureuse initiative, celle d’organiser la découverte du canal de la Martinette et d’un millénaire d’histoire romanaise, en installant une dizaine de points d’informations sur les bords du ruisseau. Panneaux qui auraient présenté l’histoire du canal, de ses riverains et utilisateurs mais aussi de courtes descriptions de sa flore et de sa faune. Ce premier projet est tombé à l’eau ( ! ).

      L’intérêt pour le canal de la Martinette a « refait surface » dans le cadre de l’Agenda 21 lors du forum du 12 mai dernier avec la proposition de « créer des collectifs autour des canaux et canal de la Martinette ». Une proposition qui sera présentée en décembre lors de la réunion devant établir le programme romanais d’action pour le « développement durable » qui couvrira les années 2011-2015.

       Pour l’instant, le canal de la Martinette est abandonné à son sort  : chemin de la Martinette (voir la photo), le lit du ruisseau est progressivement obstrué par la végétation et mériterait d’être nettoyé !