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charte de venise

  • Romans (Drôme) / Restauration des monuments historiques : on ne peut pas faire n’importe quoi

     Romans (Drôme)

    charte de venise, patrimoine romanais  La DRAC Rhône-Alpes, sur sa page Facebook, « Patrimoine en Rhône-Alpes », vient de publier une note sur « le code éthique international de la restauration-conservation des monuments historiques » connu sous le nom de charte de Venise. Une lecture qui serait bien utile à la municipalité de Romans et à tous ceux qui prônent la « rénovation » du patrimoine architectural de notre ville en lieu et place d’une « restauration-conservation » définie par la charte de Venise dont voici les principes.

       « L'attitude du restaurateur face à un monument historique a évolué : de la doctrine de restauration-reconstitution dont le chef de file est en France au 19e siècle Eugène Viollet-Le-Duc (1814-1879) jusqu'à la doctrine actuelle de stricte conservation des éléments anciens avec des restitutions limitées et documentées. L'Anglais John Ruskin (1819-1900) jugeant toute restauration destructrice, conseillait par un entretien régulier d'éviter toute intervention radicale : « Prenez le soin voulu de vos monuments et vous n'aurez pas à les restaurer ».

         Une doctrine internationale se met en place : une charte internationale sur la conservation et la restauration des monuments et des sites, dite Charte de Venise (lien ci-dessous), donne un cadre international pour la préservation et la restauration des bâtiments anciens comme des sites urbains ou ruraux. Préparée dès 1957 par les travaux du premier congrès international des architectes et des techniciens des monuments historiques réuni à Paris, elle a été approuvée par le deuxième congrès international réuni à Venise du 25 au 31 mai 1964. La restauration est définie comme « exceptionnelle » et documentée, « elle s'arrête là où commence l'hypothèse ». Les apports de toutes les périodes doivent être respectées, l'unité de style est clairement exclue des buts d'une restauration. Les adjonctions doivent « se distinguer tout en s'intégrant » à l'édifice afin d'éviter toute falsification.

       La France a reconnu dès 1965 ce texte, au travers de la section française du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS France). Il est important pour tous les professionnels (conservateurs, restaurateurs, architectes et entreprises, scientifiques de la conservation) de connaître et de faire connaître ce document qui constitue le cadre international de toute intervention de conservation-restauration ».

    Lire le texte complet de la charte de Venise : http://www.icomos.org/charters/venice_f.pdf.