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cité de la musique

  • Romans (Drôme) / Cité de la musique : le site historique de la Presle sacrifié à la mégalomanie !

     Romans (Drôme)

     dauphiné libéré,cité de la musique,patrimoine historique,centre historique,presle Dans l’édition de ce jour, dimanche 23 juin, du Dauphiné Libéré, le rappel d’une histoire … qui n’est pas terminée !

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       Une réflexion aussi sur la valeur cardinale de ce malheureux XXIè siècle, la megalomanie, qui fait table rase de notre héritage culturel. Aux discours creux des monarques d’aujourd’hui et de leurs courtisans, nous répondrons par les sages imprécations de Victor Hugo : « […] Chaque jour quelque vieux souvenir de la France s’en va avec la pierre sur laquelle il était écrit. Chaque jour nous brisons quelque lettre du vénérable livre de la tradition. Le vandalisme fleurit et prospère sous nos yeux. Le vandalisme est fêté, applaudi, encouragé, admiré, subventionné. [...] »  (Victor Hugo, conférence et pamphlet « Sur la destruction des monuments en France », 1825)


  • Patrimoine défiguré

    Romans-sur-Isère (Drôme)
    La presse relaie notre indignation suite à l'acte de vandalisme commis sur "la chapelle du Repos de Marie", par la municipalité de Romans, dans le cadre de la construction de la "cité de la m...".
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  • Vandalisme municipal

    Romans-sur-Isère (Drôme)
    patrimoine romanais,cité de la musique- - Une atteinte irrémédiable vient d’être commise par la municipalité de Romans contre le patrimoine architectural de Romans.
    - - La chapelle du Repos de Marie, qui jouxte "la cité de la musique", propriété de la ville de Romans, a été éventrée et bétonnée en vue d’être transformée en local technique. Cette chapelle, que des spécialistes en architecture et les documents de l’époque permettent de dater des années 1600, est la plus ancienne chapelle du Grand voyage, le grand chemin de croix de Romans et comporte, sur sa façade, l’un des rares exemples de serlienne dans la vallée du Rhône.
    - - Cette action destructrice est réalisée alors qu’un dossier pour classer cette chapelle à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques est en cours d’instruction à la DRAC à Lyon, depuis deux ans. Ce vandalisme municipal est malheureusement emblématique du regard méprisant de la bureaucratie communale sur le patrimoine de notre ville.
    - - Notre combat pour sauvegarder l’héritage de notre civilisation est un juste combat : soyons les dignes héritiers de Victor Hugo qui, déjà, en 1825, stigmatisait les « démolisseurs » : « Il faut arrêter le marteau qui mutile la face du pays […]. Les dévastateurs ne manquent jamais de prétextes. Le vandalisme est architecte. Le vandalisme est fêté, applaudi, encouragé, admiré, protégé, subventionné […]. Le vandalisme est entrepreneur de travaux pour le compte du gouvernement .[…] Il y a deux choses dans un édifice, son usage et sa beauté. Son usage appartient au propriétaire, sa beauté à tout le monde; c’est donc dépasser son droit que de la détruire »

  • On en parle plus !

    Romans-sur-Isère (Drôme)

    cité de la musique, maison du directeur   Cette note va nous permettre de répondre à un commentaire laissé sur ce blog concernant un bâtiment dénommé « la maison du directeur ». De quoi s'agit-il ? De l'un des  bâtiments de l'hôpital édifié en 1900 et adossé au coteau Saint-Romain. Ce bâtiment abandonné depuis 1981 (cela fait plus de 30 ans !!!) est aujourd'hui dans un état de délabrement avancé … et en attente d'une réhabilitation. En effet, dans le cadre du projet de « cité de la musique », la municipalité avait prévu de ne pas raser ce bâtiment et de le revendre.

       Voici deux ans, lors des  présentations du projet de « cité de la musique », cette vente devait être réalisée auprès d'un particulier dont le dossier de réhabilitation consistait en la création d'une « cité des artistes » avec des appartements, une libraire, etc … En ce mois de septembre 2012, une seule question est à poser à la municipalité : qu'en est-il de l'avancement de ce dossier ?

     

  • Cité de la musique : la peau de l'éléphant !

    patrimoine romanais, chapelle, cité de la musique Romans-sur-Isère (Drôme)

       Si l’avenir du centre historique de Romans et la sauvegarde de son patrimoine architectural n’étaient pas en jeu, nous pourrions nous amuser des épisodes pagnolesques du grand feuilleton « cité de la musique ».

       La faillite de l’entreprise Zephyrin est un triste évènement pour les salariés mais elle présente l’avantage de stopper un projet quelque peu risible.

       En effet, la lecture de « Newsletter n°2 » de la cité de la musique, datée de novembre 2011 (site du pays de Romans), annonçait que les murs de la cité de la musique allait être revêtus d’une texture particulière « rappelant une peau d’éléphant » !!! Que ceux qui défendent l’implantation de la cité de la musique dans le quartier de la Presle, nous expliquent comment un bâtiment avec une texture « rappelant une peau d’éléphant » (c’est bien connu, animal incontournable du bestiaire dauphinois !)  peut s’intégrer à un rempart en galets du XIVe, une chapelle à serlienne et des bâtiments hospitaliers et une chapelle du XIXe siècle ?

       Voici le texte de la Newsletter n°2. Au regard des derniers soubresauts de l’actualité, ce texte devient un chef d’œuvre d’humour involontaire et prête à sourir quant à la naïveté des commanditaires du projet « cité de la musique ».

       « DES MURS EN PEAU D'ELEPHANT. Les murs de la Cité de la Musique commencent à s'élever, permettant ainsi de commencer à bien visualiser l'insertion du bâtiment dans le site. Un soin particulier est apporté aux finitions dès ce stade du chantier puisque les murs en béton sont destinés à rester apparents. Aussi, l'équipe de maîtrise d’œuvre a souhaité donner à ce matériau brut une texture particulière rappelant une peau d'éléphant. L'entreprise ZEPHYRIN en charge des travaux de gros oeuvre a relevé le défi d'une technique qu'elle a déjà eu l'occasion de mettre en oeuvre précédemment sur deux chantiers. Aussi, une partie de son personnel est aujourd'hui formée à cette technique qui consiste à insérer un film polyane savamment plissé dans la banche avant de couler le béton. L'entreprise avoue avoir procédé à de nombreux essais avant de parvenir à maîtriser la technique en plissant correctement le film polyane en fonction du résultat attendu. La mise en oeuvre est bien sûr un peu plus longue (environ 20 %) (1) mais le résultat est à la hauteur: les murs montrent un fini fripé qui évoque fort harmonieusement, la peau d'éléphant. La réalisation manuelle et « le coup de patte » du maçon qui donne le plissage du film polyane donnent un résultat irrégulier, pourtant très homogène ».

    (1) Commentaire : si le projet de « texture rappelant la peau d’éléphant » n’avait pas été retenu, le gros œuvre de la cité de la musique serait donc aujourd’hui terminé !

  • 2011 : année noire pour le patrimoine historique de Romans

      Romans-sur-Isère (Drôme)patrimoine romanais,cité de la musique,centre historique

      C’est une triste année qui s’achève pour le centre historique de Romans et son patrimoine. La construction de la cité de la musique, quartier de la Presle, prévoit (faut-il le rappeler !) la transformation, en local technique, de la petite chapelle du Repos de Marie (propriété de la ville) qui sera  éventrée pour permettre les systèmes de ventilation (voir la photo). Ce bâtiment historique et son site sont les nouvelles victimes du vandalisme municipal comme le furent, en leur temps, le kiosque ou les halles Jules-Nadi.

       Un autre bâtiment emblématique de l’histoire de notre ville est aussi définitivement défiguré, il s’agit du « château Henry », chemin des Bœufs, demeure de style « Belle Epoque » édifiée en 1902, écrasée aujourd’hui par la construction massive d’un immeuble sans élégance ! A proximité, un autre immeuble, à l’entrée du Pont Neuf, copie conforme « d’un  grand ensemble des années 1960 » sort de terre, il est censé être « une entrée de ville » : ce serait plutôt une « sortie de banlieue » ! Pourquoi tant de mauvais goût dans un centre historique ! Quant au bâtiment et au jardin de l’ancienne Banque de France, témoignage des conceptions architecturales des années 1900, ils ont été vendus par la ville à un promoteur privé alors qu’ils pouvaient s’inscrire dans un parcours culturel et touristique de découverte de l’architecture du XXè siècle et abriter des services et activités liés au patrimoine !

       La vigilance s'impose partout : par exemple sur le projet de réhabilitation de l’immeuble au 35 et 37 côte Jacquemart, à la façade des années 1500, vendu également par la ville à un promoteur privé. Autres exemples sur l’avenir de l’ancienne gendarmerie, place du Chapitre, dont l’arasement permettrait de créer des places de stationnement et d’avancer sur le projet de piétonisation de la place Maurice-Faure.

    patrimoine romanais,maison du mouton   Les travaux en attente témoignent d’un immobilisme dont souffre le patrimoine historique, en premier la maison du Mouton dont la dégradation se poursuit (voir la photo). En cette année 2011, aucune restauration n’a été entreprise dans la collégiale Saint-Banard, aucune sur les chapelle du calvaire des Récollets  ou sur les stations-chapelles du Grand Voyage. La station-oratoire XI, accolée au chevet de St-Barnard, n’a toujours pas retrouvé sa corniche au bout de cinq ans. Les tags sur le kiosque n’ont toujours pas été enlevés au bout d’une année, la petite rue Baudouin est en attente de ses pavés, tout comme la rue Pêcherie pour un minimum d’entretien ! Rue de l’Armillerie, HPR n’a toujours pas remplacé la porte brûlée au n° 19.

       La ville tente de dissimuler ses choix malencontreux et son inaction par des actions ponctuelles dont la médiatisation masque l’improvisation comme le repavage maladroit (et inachevé !) de la rue des Clercs, ou l'aménagement du jardin René-Char dont le surnom pourrait être « le jardin de la tristesse », un jardin qui enferme quelques fleurs orphelines derrière des barreaux !

    Pour le reste la litanie est navrante : vol de deux tableaux (et de la crosse de St-Barnard *) dans la collégiale, incendies d’automobile, braquage de commerce, incivilité à l’encontre des visiteurs (comme des coup de klaxons ou insultes !) .

        Finalement la seule nouvelle encourageante sur cette année est la « requalification » de la côte Jacquemart dont les effets attendus sont de lui redonner un nouveau souffle : attendons de voir ! soyons optimistes pour 2012 !

       Le patrimoine romanais a traversé d’autres périodes tourmentées ! Notre association reste vigilante pour sauvegarder et valoriser le patrimoine de notre ville, être un espace de réflexion  et constituer une force de proposition : n’hésitez pas à nous rejoindre !

    * Nous venons d'apprendre que cette crosse a été mise à l'abri pour la soustraire à un éventuel vol.

  • Cité de la musique : un sondage imaginé ... ou disparu ?

    cité de la musique, patrimoine romanais-péageois  Des internautes, assidus du site de la ville de Romans (www.romansmag.com), nous sont communiqué une information pour le moins étrange.

        En effet, voici quinze jours, un sondage en ligne aurait questionné les Romanais de la manière suivante :  « êtes-vous favorable à la reprise des travaux du chantier de la cité de la musque ? ». Nous sommes allés sur le site … mais point de sondage  ! Nos internautes ont peut-être eu des hallucinations … ou peut-être pas car certains nous affirment avoir lu les résultats : « pas favorables : 88 », « favorables : 6 » !!!

        Les chiffres montreraient qu’une large majorité des Romanais (qui se seraient éventuellement exprimés !), est respectueuse d’une décision de justice qui suspend un permis de construire : c’est plutôt rassurant pour la démocratie et l’état de droit ! Notons aussi que les partisans du projet de pharaon ne semblent guère prompts à s’engager ! Mais n’extrapolons pas sur un sondage qui n’a peut-être pas eu lieu !

  • Cité de la musique : le permis de construire est toujours suspendu !

    Romans-sur-Isère (Drôme)

     cité de la musique, permis de construire Revenons sur le projet de cité de la musique après le vote, par les élus de la communauté d'agglomération du pays de Romans, de poursuite des travaux. La situation peut paraître confuse aux Romanais, en réalité elle est très simple. A ce jour, le permis de construire est toujours suspendu suite à la décision rendue le 12 août dernier par le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble (cf le journal télévisé de France 3 Rhône-Alpes du 19 août  http://www.pluzz.fr/jt-19-20-rhone-alpes-2011-08-19-19h00.html).

    Rappelons que le tribunal a émis un doute sérieux quant à la légalité du permis au regard des articles UA7 et UA13 du plan local d’urbanisme (PLU), contraintes directement issues du règlement de la ZPPAUP de Romans (Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager). Le premier article concerne les stationnements et espaces verts qui doivent se trouver à l’arrière du bâtiment et le second la continuité du bâti. Cette suspension sera maintenue jusqu’à ce que le juge administratif se prononce sur le fond, confirme ou infirme le référé, et rende une décision définitive ;  trois mois au minium seront nécessaires.

        Cette décision de justice s’inscrit dans un contexte local et national favorable depuis quelques mois aux associations de sauvegarde du patrimoine.

        Le contexte local d’abord car le déséquilibre entre les moyens financiers engagés par les élus pour construire ce bâtiment dans le centre historique (huit millions d’euros sans compter le coût annuel de fonctionnement) et les quelques dizaines milliers d’euros annuels pour le patrimoine architectural de Romans, auquel s’ajoute l’absence de projet global de valorisation du centre historique, est devenu insupportable à de nombreux Romanais. Le contexte national, c’est l’actualité avec les questionnements et les débats sur la vente par les collectivités (états, communes, etc) de leurs biens immobiliers patrimoniaux (casernes, églises, etc), une actualité illustrée et médiatisée par le débat emblématique sur l’avenir de l’hôtel de la Marine à Paris.

       La décision de justice du 12 août ouvre de nouvelles perspectives aux associations pour sauvegarder le centre historique de notre ville et son patrimoine architectural dont la réhabilitation et la valorisation, au potentiel économique inexploité, permettraient à Romans de devenir un pôle culturel et patrimonial majeur en Rhône-Alpes.

  • Forum des associations : une cité de la musique à Romans ?

       Samedi  10 septembre s’est tenu, à Romans, le forum des association ; notre association était présente pour la première fois et tenait un stand dans la salle patrimoine romanais-péageois,cité de la musiquedes Cordeliers. patrimoine romanais-péageois,cité de la musiqueLes panneaux que nous présentions s’articulaient autour de trois thèmes : Romans, un patrimoine témoin d’une histoire millénaire, Romans aujourd’hui, notre vision de Romans. Plusieurs dizaines de personnes se sont arrêtées.

       Nous pensions que l’actualité autour de la cité de la musique aurait suscité des débats, il n’en fut rien. La plupart des visiteurs ignorait le projet, était indifférente, ou n’avait qu’une idée assez vague du projet ! Seuls deux visiteurs nous ont interpellé, ne comprenant pas notre démarche mais leur conviction fut quelque peu émoussée après que nous leur ayons apporté des explications (que les media municipaux se gardent de relayer).

         Notre association s’oppose à l’implantation de ce bâtiment sur le tènement de l’ancien hôpital de la Presle car il ne s’intègre pas à ce site et en bloque une future valorisation ou aménagement patrimonial et paysager, un site qui comporte à la fois les maisons de tanneurs, le vestige du rempart du XIVè siècle, la chapelle du Repos de Marie (qu’il défigurera), les bâtiments hospitaliers du XIXè siècle (grande chapelle, maison des associations, maison du directeur) et le parc Saint-Romain (site d'une ancienne église pariossiale).

       Rappelons qu’au lancement du projet visant à déplacer le conservatoire de musique, voici 4 ou 5 ans, le premier site que la communauté de communes avait retenu, parce qu’il lui paraissait adapté au besoins et aux contraintes d’un conservatoire de musique, était le vaste tènement Rochegude, quartier de la Monnaie, près des bâtiments Pôle Sud - Archer, en bordure du boulevard Etienne-jean Lapassat.     

       Si ce premier choix avait été validé, tous les protagonistes du débat auraient été satisfaits, nos associations les premières. Une implantation sur le tènement Rochegude aurait notamment permis de mettre en valeur le projet architectural, résolument moderne, au centre d’un espace bien dégagé et pourvu d’un parc de stationnement suffisant : malheureusement, pour le centre historique et le projet architectural, le site de l’ancien hôpital fut finalement retenu malgré nos interventions dès le début de l’année 2010.

  • " Coup de coeur " ou " coup de pioche " ?

    cité de la musique, patrimoine romanais-péageois   En ce lundi 27 juin, la ville de Romans reçoit de l’association Patrimoine rhônalpin, un prix d’un montant de 1000 €, appelé « coup de cœur » pour le projet de restauration de cinq chapelles du Grand Voyage (un dossier que nous voulions nous-mêmes présenter, voir les notes précédentes) !

       Le président de cette association était le 14 juin dans notre ville et « s’est enthousiasmé » pour le calvaire des Récollets, « lieu unique en Rhône-Alpes  qui mérite d’être valorisé » : ce que nous répétons depuis des années !  Pour porter son choix sur Romans, la direction de Patrimoine rhônalpin a « trouvé exemplaire de la part d’une commune qui connaît des difficultés économiques, de ne pas tourner le dos à son patrimoine ». « De ne pas tourner le dos à son patrimoine » : le président de Patrimoine rhônalpin aurait changé d’avis s’il avait été conduit sur le chantier de la cité de la musique. Il n’aurait guère apprécié de voir défigurer la chapelle à serlienne dite du repos de Marie qui doit être éventrée pour abriter le système de climatisation de la cité (en photo) : à ce titre, la ville de Romans est bien placée pour recevoir, l’année prochaine, un autre prix, ... le prix « coup de pioche » contre son patrimoine architectural !

  • Cité de la musique : indifférence et mépris pour le patrimoine historique

    Romans-sur-Isère.

    Le 18 juin, dans la soirée, les Romanais sont invités sur le chantier de la "cité de la musique" pour un concert attendu de tous : "les tambours du Bronx". Tant mieux pour les mélomanes avertis !  Au fait !  quel est le coût de ce concert ? Une remarque : il semble plus facile à la ville de trouver un financement pour une animation d'une soirée que de dégager quelques milliers d'euros pour promouvoir le centre historique et son patrimoine architectural sur toute une année auprès des touristes, des amateurs d'art ou des universitaires ! Cette indifférence (et quelquefois ce mépris), pour la promotion du patrimoine historique de Romans, sur de véritables fondements culturels ambitieux, est une triste rengaine que notre association rappelait notamment le 1er avril dernier sur France 3.

     Source - France 3 Rhône-Alpes, journal "19 - 20", vendredi 1er avril 2011

  • La cité de la musique, les ossements et la science

    cité de la musique, ossements

    Romans-sur-Isère

       Dans une note précédente, nous nous sommes étonnés de l’empressement avec lequel les élus romanais ont fait transférer dans la fosse commune les ossements découverts fortuitement sur le chantier de la cité de la musique, site de l’ancien hôpital de Romans depuis le milieu du XVIIè siècle et de son cimetière.(Au fait, des photos de ces ossements ont-elles été réalisées ?)

       Nous avons également signalé que l’étude de ces ossements aurait pu nous permettre de mieux connaître les patients accueillis dans cet hôpital et les causes de leurs décès, en complément des registres mortuaires dont nous disposons. Cette nouvelle approche de l’étude des ossements humains a donné naissance à une nouvelle discipline, « l’archéothanatologie » dont le spécialiste est Henri Duday, directeur de recherche au CNRS (Bordeaux I).

        Une discipline à laquelle la presse scientifique s’intéresse particulièrement ce mois-ci, en effet, le numéro 363 de la revue L’Histoire, qui vient de sortir, a interrogé Henri Duday sur l’archeothanatologie. En voici quelques passages qui appuient notre réflexion.

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       « Que nous apprennent les morts ? » c’est à cette question que les archéologues comme Henri Duday, pionnier de la discipline, tentent de répondre. « Le squelette est une fantastique machine à enregistrer les événements de la vie d’un individu : il nous livre toute une série d’informations sur les pathologies dont il a souffert, sa robustesse, son âge, etc...  L’étude des sépultures récentes, médiévales ou modernes permet d’établir des référentiels utiles à l’analyse des périodes plus anciennes. Nous pouvons repérer à l‘œil nu sur un squelette les anomalies évidentes ou banales, les traumatismes ou les handicaps.

        Mais l’archéologue cherche surtout à comprendre à travers les caractéristiques d’un dépôt funéraire les intentions de ceux qui ont pratiqué l’inhumation. Lorsqu’on se trouve en présence d’un ensemble funéraire contenant les restes de plusieurs individus, la question se pose de savoir si tous ces corps ont été enterrés simultanément ou s’ils l’ont été sur la durée. Si vous montrez qu’ils l’ont été tous dans un bref laps de temps, c’est sans doute à la suite d’une crise brutale de mortalité : épidémie, famille. Il s’agit alors de savoir de quoi ces personnes sont mortes et de déterminer la réaction de ceux qui les ont inhumées. Ont-il essayé de garantir un traitement funéraire conforme à leurs tradition ou ont-ils agi dans la précipitation ?

         La localisation des tombes est aussi essentielle : il est exceptionnel que les individus soient enterrés au hasard. C’est ce que révèlent les analyses biologiques qui attestent du niveau social et du niveau sanitaire des défunts : lorsqu’on analyse les squelettes, on peu apprendre beaucoup sur l’alimentation d’un individu, son état sanitaire, ses éventuelles carences, etc .. Les progrès de la science notamment de la biochimie moléculaire permette d’identifier l’ADN du germe en cause dans la mort d‘un groupe humain. C’est grâce à eux que l’on a su identifier pour la première fois le bacille de la peste dans un chantier sur un site du début du XVIIIè siècle. A été étudiée une tombe collective constituée près d’une infirmerie en mai 1590 suite à une épidémie de peste à Lambesc. L’analyse d’un échantillon ostéologique de 133 individus a offert une occasion unique d’appréhender les adaptations des traitements funéraires habituels sous la contrainte, l’organisation et la gestion des morts dans ce contexte culturel d’urgence. En pleine épidémie de peste, on prend encore le temps de s’occuper un peu des morts […] ».

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  • Danse macabre pour la cité de la musique !

     

       cité de la musique, recours, patrimoine romanais-péageoisRomans-sur-Isère (Drôme) - En choisissant de déposer un recours contre le projet de cité de la musique, notre association a voulu souligné que ce projet allait à l'encontre d'une valorisation du patrimoine historique du quartier de la Presle.    

          L’actualité nous donne raison avec la découverte fortuite d’ossements, lundi 11 avril, sur le chantier. Pour l’instant, loin de valoriser le centre historique, la cité de la musique est en train de détruire des témoignages de son patrimoine !  Jeudi 14, la CAPR s’est fendue d’un communiqué de presse (1) qui peut faire sourire (ou pleurer) les historiens. Arrêtons-nous sur la phrase essentielle : « l’assemblage d’ossements humains dégagé par les travaux est moderne (dernières constructions).Il peut résulter d’un remaniement de niveaux de cimetières de plusieurs périodes intervenus lors de travaux modernes ». Pour ceux qui n’auraient pas compris (ils doivent être nombreux !), en voici une interprétation. « Moderne » pour les historiens signifie des « XVIè-XVIIè et XVIIIè siècles ». Une question se pose alors : pourquoi avoir confié l’analyse des ossements à des archéologues et non à des historiens anthropologues spécialistes de cette période ? Quant à l’allusion aux « dernières constructions », de quoi s’agit-il ? mystère ? de constructions du XXè siècle ? cela ne résout pas la question de l’origine des ossements ! Enfin, conclure que « cet ensemble remanié ne peut servir à l’archéologie » : bien évidement puisque nous ne sommes pas sur une site « archéologique », c’est à dire antique ou médiéval, mais « historique », de la période moderne.

         L’hypothèse « cimetières de plusieurs périodes » montre également une précipitation dans les conclusions du rapport car il n’y pas eu autour de l’hôpital plusieurs cimetières à des périodes différentes. Les archives de l’hôpital révèlent en effet qu’au XVIIIè siècle, et jusqu’en mai 1803, les pensionnaires de l’hôpital décédés étaient inhumés dans « le cimetière de l’hôpital », 225 le furent entre 1768 et 1803. Les ossements trouvés sur le chantier sont peut-être ceux de plusieurs d’entre eux. Ils présentent une valeur certaine pour les historiens, ce sont en effet les seuls  de pensionnaires de l’hôpital dont on disposerait ; leur analyse permettrait de mieux connaître ses malades : s’agit-il d’ossements d’enfants ? d’adultes ? de femmes ? d’hommes ? de quelle maladie ou carence sont-ils morts ? quels objets se trouvaient à leur côté (pour permettre la datation de ces ossements et expliquer leur présence contre un mur) ?

        La ville et la CAPR ont préféré « procéder rapidement à l’inhumation de ces ossements en fosse commune ». « Rapidement » ! Cela signifie : « braves Romanais ! circulez, il n’y a rien à voir ! laissez-nous construire notre cité de la musique ». Pauvre époque où l'élite de la nation fait bien peu de cas de la culture historique et scientifique, fondement de toute société humaniste !

    (1) « Pour faire suite à la découverte fortuite d’ossements humains sur le chantier de la Cité de la Musique, lundi 11 avril dernier, le Service Régional de l’Archéologie (qui dépend de la Direction Régionale des Affaires Culturelles) confirme que l’assemblage d’ossements humains dégagé par les travaux est moderne (dernières constructions).Il peut résulter d’un remaniement de niveaux de cimetières de plusieurs périodes intervenus lors de travaux modernes. En l’état, cet ensemble remanié ne peut servir à l’archéologie. Par ailleurs, il est confirmé que cette découverte ne présente pas non plus d’intérêt judiciaire. En conséquence, les dispositions ont été prises par la Communauté d’Agglomération du Pays de Romans, maître d’ouvrage des travaux, et par la Ville de Romans pour procéder rapidement à l’inhumation de ces ossements en fosse commune au cimetière de Romans ».

  • Cette semaine dans "Drôme Hebdo" : cité de la musique, un chantier qui fait parler de lui

        cité de la musique,patrimoine romanais-péageoisVendredi 1er avril 2011, la pose de la première pierre de la cité de la musique, quartier de la Presle nous a également permis d'exprimer notre position sur ce projet dans les colonnes de Drôme Hebdo.

       Les notes discordantes de la société d'études historiques.

       La création de la cité de la musique ne fait pas l'unanimité en centre ville. La société d'Etudes Historiques de Romans-Bourg de Péage, composée aujourd'hui de 35 membres, a déposé un recours auprès du tribunal administratif de Grenoble contre le projet .... (à suivre dans le numéro de Drôme Hebdo daté du 7 avril 2011).

  • Cette semaine dans "L'Impartial" : "Cité de la musique : un recours devant le tribunal administratif"

    L'Impartial, cité de la musique    Vendredi 1er avril 2011, pose de la première pierre de la cité de la musique, quartier de la Presle. A cette occasion notre association a exprimé dans les colonnes de L'Impartial son point de vue et sa décision de déposer un recours auprès du tribunal administratif de Grenoble. "Ce projet n'est pas le meilleur pour le centre historique de Romans et son patrimoine .... (à suivre dans le numéro de L'Impartial daté du 7 avril 2011).

  • Cité de la musique à Romans : un recours pour dire NON !

    cité de la musique, recours    La ville de Romans et la communauté d’agglomération du pays de Romans (CAPR) ont décidé d’édifier, dans le quartier de la  Presle, une cité de la musique ; projet qui suscite depuis plus d’un an des mises en garde de Romanais engagés dans la sauvegarde et la valorisation du centre historique de Romans et de son patrimoine architectural.

        Depuis plus d’un an, il a été signalé la ville de Romans et à la CAPR que ce projet, à l’esthétique résolument contemporaine, ne s’intégrait pas dans le quartier chargé d’histoire (remparts du XIVè siècle, anciennes chapelles, bâtiments du XIXè siècle) et qu’il était disproportionné par rapport à l’espace disponible ; que ce projet allait à l’encontre d’une valorisation concertée de ce quartier car il aggraverait les problèmes de stationnements et de circulation automobile dans un espace connu pour ses embouteillages.

          Ce projet porte également atteinte à notre patrimoine culturel car il prévoit de défigurer une chapelle en cours de classement à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en la transformant en local technique.

          Enfin cette cité de la musique, dont le coût s’élève à 8 millions d’euros comparés aux 50 000 euros que la ville de Romans consacrera en 2011 à son « patrimoine historique », est l’exemple emblématique du désengagement de la ville de Romans pour restaurer et valoriser un patrimoine héritage de 1000 ans d’histoire.

        La ville de Romans et la CAPR n’ayant pas pris en compte ces multiples mises en garde, la Société d'Etudes Historiques de Romans-Bourg de Péage a pris la décision de déposer, auprès du tribunal administratif de Grenoble, un recours contre le permis de construire de cette cité de la musique.

  • Cité de la musique - Où en est-on ?

    Hopital.JPGRomans-sur-Isère (Drôme) - C'est en effet la question que nous pouvons nous poser au sujet du "Le diagnostic archéologique", sur le site de la future cité de la musique, dans le quartier de la Presle. Il s'agissait pour les archéologues de connaître les élements précis du sous-sol de ce site.qui abrita pendant quatre siècles l'hôpital de Romans. Rappelons que les fouilles n'ont duré qu'une journée, le lundi 19 juillet, puis les tranchées ont été refermées ! Les informations que nous avons pu obtenir annonçaient le début du mois de septembre pour la reprise des fouilles ! Nous sommes fin octobre, qu'en est-il de ce diagnostic archéologique (pourquoi n'a-t-il pas repris ou pourquoi est-il arrrêté, quand connaîtrons-nous le résultat de ce diagnostic ? ) . Aux services de la ville compétents sur ce sujet à nous apporter des réponses.  

     


  • Cette semaine dans "L'Impartial" : "Cité de la musique : au nom de l'Art et de l'Histoire"

    L'Impartial.jpgRomans-sur-isère. Les visiteurs de la foire, et surtout les Romanais, seront nombreux à s’arrêter sur le stand de la CCPR pour découvrir le projet de « cité de la musique ». Rappelons qu’il s’agit d’un bâtiment devant être implanté sur le site de l’ancien hôpital : là est une partie du problème ! En effet,... (à suivre, dans "L'Impartial" du jeudi 30 septembre 2010).

  • Diagnostic archéologique : c'est du rapide !

    Hopital.JPGRomans-sur-Isère (Drôme) -"Le diagnostic archéologique", sur le site de la future cité de la musique, dans le quartier de la Presle, commencé le 19 juillet et qui devait se poursuivre au mois d'août, n'a duré .... qu'un jour ! Les tranchées ouvertes le matin du 19 juillet ont été refermées le soir-même. "Le diagnostic" est donc terminé, c'était bien le sens des informations données par le Dauphiné Libéré du mardi 20 juillet ! Quels sont les critères qui ont justifié cette décision malgré l'existence dans le sous-sol des vestiges de l'hôpital ? Beaucoup de Romanais qui suivent le projet de cité de la musique et ses conséquences sur la valorisation du quartier de la Presle ne seraient pas mécontents de connaître la réponse à cette question.

  • Cité de la musique : les clés du sol

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    Romans-sur-Isère (Drôme) - Dans quelques mois s’élèvera dans le quartier de la Presle, sur le site de l’ancien hôpital, la cité de la musique du pays de Romans. Cet hôpital a été rasé fin 1994, il a fait place à des aires de jeux et seuls ont été conservés la grande chapelle, « la maison du directeur » et le bâtiment hébergeant aujourd’hui des associations.

    La semaine dernière, la prospection archéologique du sous-sol a commencé, elle va se poursuivre pendant un mois. Que vont trouver les archéologues ? Mettre au jour des vestiges gallo-romains ou médiévaux serait une bonne surprise si l’on considère l’histoire de ce site entre la Savasse et la colline Saint-Romain, le rempart et la place de la Presle.

    Cet espace fut pendant trois siècles occupé par les bâtiments de l’hôpital dont l’histoire commence en 1641 lorsque les consuls de Romans, la municipalité de l’époque, veulent et peuvent donner à la population « un hôpital de la Charité ». L’occasion se présente lorsqu’un certain Barthélemy Charles-Quintin décide de leur vendre sa propriété située sur les bords de la Savasse au pied du rempart. L’acte de vente précise que ce tènement consiste en « une maison, cour, jardin, pré, vignes et passage, contenant le tout environ cinq sestérées » (un peu plus d’un hectare et demi), bordée à l’est par une maison et un jardin, à l’ouest par les « murailles de la ville », au nord par la Savasse et des jardins et au sud, sur la colline Saint-Romain, « par le clos et jardin des R.P. Capucins, jardins, et le cimetière de la paroisse Saint-Romain ».

    Comme on le constate, cet espace, au milieu du XVIIè siècle, est très aéré, avec beaucoup d’espaces verts. Plus à l’est, vers l’embouchure de la Savasse, le quartier présente un habitat un peu plus dense et de nombreux jardins donnant sur la rue Montolivet régulièrement animée par les processions du « Grand Voyage » ; la chapelle du Repos de Marie édifiée vers 1600, se trouvant dans la parcelle de Quintin.

    Dans les années qui suivent l’achat, les archives indiquent « qu’une maison et l’hôpital  sont construits », que des réparations sont effectués sur la maison de Quintin, qu’une chapelle et son clocher sont édifiés le long du coteau. L’inauguration a lieu en 1649.

    Les donations se succèdent. L’hôpital avec ses diverses maisons et dépendances est progressivement et rapidement agrandi grâce à l’acquisition de parcelles contiguës. En 1683, sont achetés une maison et jardin ; en 1685, une grange et un jardin ; en 1709, une maison et un jardin « vis à vis de la chapelle ». En 1779, les administrateurs passent un marché avec un maçon pour la construction « d'un four et de la gloriette de la boulangerie ». Dans les années 1780, sont élevées les voûtes de la cuisine et du réfectoire d'hiver, et édifiés « le grenier à foin et le hangar » ainsi que le « cabinet voûté pour la viande ».

    Au XIXè siècle, l’hôpital continue à acquérir des parcelles le long de la Savasse, la grande chapelle est édifiée en 1842, la vieille chapelle réaménagée. De nouveaux bâtiments sont construits : en 1889, le bâtiment de vieillards, en 1894, le dépôt des morts et salle d’autopsie, « la maison du directeur ».

    Cette liste n’est pas exhaustive, elle montre simplement, qu’aujourd’hui, le sous-sol de ce site conserve la mémoire des fondations imbriquées de cette multitude de bâtiments. Ce sont d’abord ces vestiges de l’histoire moderne qui seront mis au jour lorsque commenceront les premiers travaux de terrassements .