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maison riffard

  • Rénovation de la maison Riffard (37-39 côte Jacquemart), nous avons été entendus.

    Romans-sur-Isère (Drôme)
    maison riffard, patrimoine romanais- - Voici quelques semaines, nous émettions des doutes sur les travaux de rénovation conduits sur la façade de la maison Riffard (37-39 côte Jacquemart) qui ont entraîné la disparition, sous des crépis et des enduits, de la pierre de molasse qui constitue une des caractéristiques de cette façade romanaise. Nos remarques ont été entendues puisque chacun peut constater, avec satisfaction, que les pierres de molasse qui constituent les murs et les arcs du rez-de-chaussée sont en cours de restauration et resteront visibles, permettant une valorisation patrimoniale de cette partie de l’édifice (c’est déjà ça !).

    - - Profitons de cette note pour conter l’histoire de ce bâtiment. Nous ignorons pour l’instant qui, vers 1500, a fait élever la façade ouverte de fenêtres à meneaux. Les archives disponibles permettent de commencer l’histoire du bâtiment quelques décennies plus tard, à la fin du XVIè siècle, sous le règne d’Henri IV. Dans les années 1590, l’immeuble est la propriété de Daniel Riffard. Après sa mort, en 1636, ses deux filles Anne et Catherine héritent de la propriété. Elles ont épousé deux frères cordonniers, Benoit et Claude Brunet. L’immeuble reste dans la famille jusqu’à sa vente en 1704, à un chapelier, Mathieu Rambaud. En 1789, son petit-fils, Joseph, également chapelier, vend l’immeuble à Gilles Brossard, un « praticien » (juriste) qui la garde quelques mois.
    - - En 1790, la maison est acquise par Marie Copin épouse de Jean-Antoine Quiot, un boulanger qui tient boutique au rez-de-chaussée, certainement pendant une vingtaine d’années. A la mort de Marie Copin en 1809, sa succession est délicate. Les trois filles nées d’un premier mariage héritent de l’immeuble mais leur beau-père, Jean-Antoine Quiot, n’a cesse de le récupérer. L’une de ses filles, Marie est l’épouse d’André Chosson, la seconde Anne-Angélique, de Jean-Jacques-Emmanuel Bon, frère du général Bon. Quiot meurt en 1812, ce qui met fin aux tracas de ses belles-filles.
    - - Finalement, en 1819, André Chosson est propriétaire du n° 39, et Jean-Jacques-Emmanuel Bon du n° 37 qu’il transmet à son fils Jean-François-Emmanuel-Liberté. A la mort de ce dernier, en 1886, l’immeuble passe à son gendre Henri Chopard. La famille Chosson, établie alors à Paris, reste propriétaire du n° 39 jusqu’en 1890, année de la vente à la veuve de Saint-Cyr Savoye, épicier. Entre temps, en 1870, Aimé Gerin, ouvre, au rez-de-chaussée du n° 39, une boulangerie. En 1882, il prend la direction de l’hebdomadaire Le Jacquemart. Il meurt le 30 avril 1905. En 1907, l’immeuble est acheté par le boulanger Joseph Serve.