Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

neige

  • 25 décembre : les traditions de Noël à Romans

       patrimoine romanais, Noël, neige La mémoire collective et les archives nous ont laissé peu de témoignages sur les coutumes qui se rattachaient à Noël, avant le XIXe s, dans la ville de Romans. Ces fêtes de Noël qui, en patois romanais, s'appelaient « Chalenda ». Cependant nous savons que, dès l'installation du Jacquemart en 1429, « le garde de l'horloge » était rétribué pour faire sonner la cloche lors des événements importants, notamment à Noël.

       Les chants revêtaient alors une grande importance. Les chants de Noël en patois commençaient le premier dimanche de l'Avent et continuaient pendant les trois dimanches suivants, d'autres commençaient à la messe de minuit et duraient jusqu'à l'Epiphanie. Tous ces noëls étaient chantés par des troupes d'hommes, de femmes et d'enfants qui montaient sur les clochers et les tours, et qui, de là, « criaient en cohue » et en faisant le plus de bruit possible.

       L'habitude vint même, pour le grand jour de Noël, et lorsque les canons furent connus de se répondre d'un lieu à un autre par une ou deux pièces d'artillerie placées dans le clocher le plus élevés. C'était l'usage entre les habitants de Romans et ceux de St-Donat avant la chute de l'ancien clocher de cette dernière localité, en 1618. Coutume toute symbolique car il est fort peu probable que l'on puisse entendre tonner, des bords de l'Isère, les canons de St-Donat ! Cette tradition est cependant rappelée dans ce petit poème écrit pour les Donatiens :

    C'était sur cette cime (sur ce clocher)

    Que l'on chantait, en bonne rime,

    Les noëls, depuis les avents

    Jusque à la fin de leurs temps;

    Et puis, de là, l'artillerie

    Saluait Jésus et Marie :

    Nos canonniers, forts braves gens

    Répondaient à ceux de Romans.

        Ce « grand tapage » prenait également d'autres formes. Deux troupes de chanteurs, l'une au clocher de la collégiale Saint-Barnard et l'autre à Jacquemart étaient accompagnées de jeunes gens qui tiraient à l'arquebuse. C'était, pendant trois jours, un « vacarme horrible », toujours accompagné de dommages, et quelquefois d'accidents. L'usage de ces chants de Noël est supprimé en Dauphiné par le Parlement, en 1712, époque où ils sont remplacés par des chants d'église qui subsisteront dans plusieurs localités jusqu'en 1789. Pendant la Révolution, la vague antireligieuse fait disparaître la tradition des chants de Noël qui renaît au XIXe s.