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office de tourisme de romans

  • Les dérives de l'office de tourisme de Romans

    Romans (Drôme)

    romans tourisme, patrimoine romanais, office de tourisme, laurent jacquot   Un office de tourisme est un centre d’information dont les missions institutionnelles sont l’accueil, l’information et la promotion du tourisme sur un territoire, à destination d’un public large, allant de la population locale, aux excursionnistes et en passant par les visiteurs extérieurs, et de faciliter le séjour sur ce territoire.

        Ces missions sont définies par les articles L133 du code de tourisme, missions qu’un OT se voit confier en gestion direct (organismes de droit public : régie, EPIC) ou en gestion indirecte (organisme de droit privé : association, SEM etc.) avec mise en œuvre le cas échéant d’une délégation de service public (loi du 29 janvier 1993 dite : Sapin). Selon l’article L133-3, un OT doit notamment « coordonner les interventions des divers partenaires du développement touristique local ».

       A Romans, l’OT a quelque peu oublié cet alinéa ! En effet, lorsqu’un responsable de la SEHR a demandé, ce dimanche 14 juillet 2013, aux agents de l’annexe de l’office de tourisme,  installé dans les locaux de « Romans cœur de ville », place Maurice-Faure, s’il existait des associations qui organisaient  des visites du centre historique, il lui a été répondu : « Oui ! mais nous ne connaissons pas le programme des autres associations » alors que l’affichette de la SEHR présentant son programme « l’Eté du patrimoine » était placardée  sur la vitrine de « Romans cœur de ville » à quelques centimètres des agents en questions !

        Quand notre association demande à l’OT de distribuer gratuitement la carte postale que nous avons éditée pour faire connaître le patrimoine de Romans, l’OT nous oppose un refus masqué par l’excuse que la carte postale comprend la publicité de notre sponsor ! comme chacun le sait l’OT ne propose aucun document avec des insertions publicitaires de sponsors !!!  L’OT a-t-il vraiment la volonté de promouvoir notre ville et son patrimoine historique ?

         Le vacancier d’aujourd’hui est internaute : 77% des touristes préparent leurs vacances sur internet. Le touriste d’aujourd’hui est équipé d’un smartphone qui représente 46,2% du parc national de téléphonie mobile. Les deux  tiers  des voyageurs n’entrent jamais dans un OT et la tendance globale penche plutôt vers une baisse de fréquentation. Dans ce contexte qui bouscule les cultures des professionnels du secteur, la tendance est de s’ouvrir à tous les partenaires d’un secteur pour œuvrer collectivement  à la promotion d’une ville, l’office de tourisme de Romans est-il conscient de cette évolution et de l’enjeu que peut représenter pour notre ville, en terme de retombées économiques, le développement d’un tourisme patrimonial autour de la collégiale et du centre historique ?

  • Les faits nous donnent raison !

     romans-bourg de péage tourisme, office de tourisme de romans   Les médias locaux viennent de nous faire part d’une information des plus intéressantes. Il s’agit de l’ouverture d’une antenne de l’office de tourisme de Romans-Bourg de Péage, place Maurice-Faure, tous les dimanches matins, jusqu’en septembre.

        Rappelons que l’office de tourisme est installé depuis an, avenue Gambetta ; cet emplacement doit permettre de capter une partie des clients de Marques-Avenue pour les diriger vers le centre historique : c’est le credo de l’office du tourisme !. Les résultats ne sont guère probants : l’office de tourisme annonce 39 000  visiteurs « accueillis sur le bassin de vie de Romans-Bourg-de-Péage » en un an, ce qui ne représente que 3 à 4 % de la clientèle de Marques-Avenue ! Une faible part de ces touristes fréquentant le centre historique de Romans !

       Nous avons toujours considéré que l’emplacement de l’office, à l’entrée de Marques-Avenue, ne répondait pas au besoin de notre cité. Dans les autres villes dauphinoises et rhodaniennes, l’office de tourisme est localisé dans le centre historique ou à proximité, comme à Valence, Montélimar, Vienne ou Grenoble, afin d’attirer, et retenir dans leurs centre historique, les visiteurs. L’ouverture de l’antenne place Maurice-Faure, à proximité de la collégiale Saint-Barnard, est l’aveu d’une erreur de stratégie touristique.

       L’année dernière, l’office de tourisme avait été présent un dimanche matin, place Maurice-Faure, expérimentation qui « avait rencontré un vif succès » reconnaissent les responsables de l’office de tourisme (source : romansmag.com), ce qui montre bien que les visiteurs du centre historique demandent à être informés sur place du patrimoine à décourvir : les faits sont têtus ! Cette analyse a été reprise dans un article publié dans l’hebdomadaire L’Impartial qui concluait : « les nouveaux locaux de l’OT auraient dû s’installer sur la place du marché au cœur du patrimoine historique, place Maurice-Faure et non à côté de Marques-Avenue ». Place Maurice-Faure, l’antenne de l’office de tourisme s’établira dans le local de l’association « Cœur de ville », chargée de la promotion commerciale du centre historique, dont le président partage notre analyse : « cette présence de l'OT dans nos locaux participe à la promotion du centre historique. Cela nous aide également en terme de visibilité. Et puis, ce point info tourisme répond aussi, pour partie, à une demande personnelle. Je suis donc pleinement satisfait » (source : romansmag.com). 

     

  • Le renard et les poules

            OT.jpg                                      Lundi dernier, 6 décembre, se tenait la dernière assemblée générale de l’office de tourisme de Romans qui devait entérinait la dissolution de cette association créée voici 78 ans. S’achevait ainsi le processus commencée voici trois ans et imposé par les communautés de communes de Romans et de Bourg-de-Péage pour transférer la promotion touristique de Romans et de son pays à un EPIC, un établissement public à caractère industriel et commercial, contrôlé par les élus et les techniciens des deux communautés de communes.

        Le « territoire » de L’EPIC « office de tourisme des pays de Romans et de Bourg-de-Péage » couvre les 37 communes des cantons  des deux villes centres, des rives du Rhône au porte du Chambaran et des Monts du Matin à la vallée de l’Herbasse. Les effets négatifs pour Romans se font déjà sentir. Alors que notre ville doit être le pôle de son pays comme elle l’a été pendant des siècles, elle n’est plus que l’une des 37 communes de son EPIC et la promotion de son centre historique et de son patrimoine architectural ne vaut guère plus que les champs de tournesols qui agrémente le site internet de l’EPIC.

          A cette situation s’ajoute un danger plus sournois. En effet, voici quelques semaines, le projet de « super agglomération » englobant Valence, Bourg-de-Péage et Romans, « Drôme Ardèche métropole », a été lancé par les maires et élus de ces agglomérations pour le 1er janvier 2012. Ce « super machin » aura comme « compétence obligatoire », la promotion touristique de ce nouvel espace disparate avec « fusion des EPIC ». Cela signifie, qu’ à moyen terme, existera un unique « office de tourisme des pays de Valence, Bourg-de-Péage et Romans » : qu’adviendrait-il alors de la promotion de Romans, de son centre historique et de son patrimoine architectural ?

        Lors de l’assemblée générale, les responsables de « l’affaire » ont répondu que « l’union faisait la force » pour résister aux appétits de Grenoble, de St-Etienne ou Lyon !  Argument empreint d’une certaine naïveté et qui ignore les leçons de l’histoire : certes, on peut imaginer que le renard valentinois et les poules romanaises puissent combattre ensemble pour faire prospérer leur coin de prairie mais ce genre de fable se termine toujours de même manière : le renard finit toujours par manger les poules !