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patrimoine drômois

  • Les Drômois aiment leur patrimoine

    patrimoine romanais, romans patrimoine, romans historique  Vendredi 1er  février, la Conservation départementale du patrimoine de la Drôme proposait pour la première fois une rencontre ouverte à toutes les associations et les collectivités impliquées dans la conservation et la valorisation du patrimoine.

    « L'objectif de cette rencontre est d'identifier les différents acteurs du patrimoine, leurs dispositifs et leurs actions, mais aussi de mettre en valeur quelques expériences remarquables réalisées sur le département » a expliqué en introduction Chrystèle Burgard, conservateur en chef du patrimoine, à une salle Maurice-Pic du Département, à Valence, bondée.

       Il faut dire que les Drômois sont très attachés à leur patrimoine, et on recense d'ailleurs pas moins de 240 associations qui y sont dédiées sur le département (et environ 16000 adhérents) dont la SEHR pour Romans et Bourg-de-Péage. La Drôme a en effet cette spécificité d'avoir un patrimoine multiple et très varié qui mobilise bon nombre de bénévoles, désireux de protéger, de valoriser et de transmettre à un large public ce qui fait l'identité du territoire. Et la « ferveur» pour le patrimoine drômois ne se dément pas puisque les chiffres sont en augmentation (en 2006 on comptait en effet « seulement » 150 associations pour 12 000 adhérents).

      Cette première rencontre du patrimoine a d'ailleurs été l'occasion de mettre à jour et de rééditer le Guide des associations du patrimoine de la Drôme (datant de 2006). Un petit livret de 50 pages qui recense toutes les associations qui s'intéressent aux différents patrimoines drômois, que ce soit à l'échelle du département, d'un seul édifice ou d'un pays, comme la SEHR.

       Attendue par les acteurs du patrimoine qui chaque année ont droit à des actions de formation délocalisées autour de la conservation du patrimoine, cette rencontre avait pour thème « Aides publiques et mécénat », ou quel ressort existe-il pour solliciter des financements (aides des collectivités territoriales et de l'Etat, mécénat d'entreprise, souscriptions, …. ). Comptre rendu en pièce jointe : Rencontres du Patrimoine.pdf

     Au vu du succès de ce premier rendez-vous, ces rencontres du patrimoine se verront renouvelées tous les ans à la même période, le thème de l'année prochaine étant « Patrimoine et tourisme culturel »

    J. Fournier

  • Ville de Romans : une tête est tombée !

    Romans-sur-Isère (Drôme)

    Jacquemart, patrimoine romanais   Mercredi 4 avril, en milieu de matinée, la tête de Jacquemart s’est détachée du mannequin et s’est fracassée sur le sol, au pied de la tour. Cet événement n’était pas imprévisible (et inévitable) car les élus de Romans et les services de la ville étaient informés depuis près de deux mois que la tête du bonhomme menaçait de se détacher. Nous l’avions en effet signalé, avec inquiétude, sur ce blog, dans une note publiée le 15 janvier dernier : nous n’avons pas été écoutés, rien n’a été fait : voilà le résultat !

      Le symbole même de notre ville, classé Monument historique, se retrouve décapité à cause d’un entretien insuffisant ; c’était une éventualité qu’aucun Romanais ne pouvait imaginer ! C’est pourtant arrivé ! A notre connaissance, la dernière fois que Jacquemart a perdu sa tête, pour les mêmes raisons, c’était voici … 150 ans ! 

       Le communiqué de la mairie toujours optimiste (Romans est le pays de Oui-Oui !) nous informe que tout est prévu pour fournir une nouvelle tête ! Fort bien ! Dans ce cas, il faut aussi refaire le buste de l’automate : va-t-on placer une tête toute neuve sur un buste qui a perdu ses couleurs et dont la peinture est écaillée ?

        Le malheur advenu au bonhomme Jacquemart est symptomatique de l’abandon dans lequel se trouve le patrimoine historique de Romans : dégradation accélérée de la maison du Mouton,  absence de restauration des stations du Grand Voyage et du calvaire des Récollets, vol de tableaux dans la collégiale Saint-Barnard, vandalisme sur la chapelle du Repos de Marie et sur le kiosque de la place Jules-Nadi, incendies dans l’usine Jourdan, vente de la Banque de France, etc …

       La pérennité du patrimoine ne peut pas être assuré par des actions ponctuelles qui se révèlent coûteuse, elle ne peut reposer que sur un entretien régulier, une attention constante et un programme à long terme de valorisation : c’est la leçon qu’il faut tirer de la mésaventure survenu à notre Jacquemart !