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  • " L'AVAP ", pour protéger le patrimoine architectural de Romans.

     Romans (Drôme)

       centre historique,patrimoine romanaisProtéger le patrimoine architectural du centre historique de Romans est l’enjeu de la nouvelle réglementation proposée par la municipalité, l’AVAP, « aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine » sur laquelle les Romanais sont appelés à s’exprimer dans le cadre d'une enquête publique relative à la révision du Plan Local d'Urbanisme de Romans, entre le 2 avril et le 13 mai.

       Rappelons les commentaires que nous formulions sur cette "AVAP", voici quelques mois.

        Le dossier préparatoire qui nous est soumis comporte d’abord un « diagnostic » qui n’étonnera personne : « Le patrimoine romanais du centre ancien est particulièrement riche et varié (datation, typologie, matériaux…) mais il présente cependant une certaine cohérence, qui a été gravement perturbée par un bon nombre d’interventions récentes » (« La cité de la musique » entre autre !). « La ville reste cependant intéressante par ses spécificités qu’il est essentiel aujourd’hui de remettre en valeur. Le patrimoine culturel et historique, élément essentiel de notre identité collective, fruit du travail de ceux qui nous ont précédés et qui nous l’ont légué, en fait partie : il doit être préservé et mis en valeur. On peut noter (et regretter) que la présence de l’eau très forte dans l’histoire soit aujourd’hui très limitée (surélévation des quais, couverture de la Savasse,..), mais cette présence reste une opportunité qui ne demande qu’a être remise en valeur ».

     

      Le dossier énumère ensuite des constats que nous faisons depuis des années, parmi lesquels : « des ouvertures originelles sont massacrées, des menuiseries anciennes sont encore régulièrement remplacées par des fenêtres en PVC, des volets anciens supprimés pour des stores roulants, etc, dans tous les cas ces interventions nuisent au patrimoine ».

     

       Enfin, le dossier avance des propositions : « proscrire les climatiseurs visibles, proscrire le remplacement des menuiseries anciennes par des menuiseries en PVC, proscrire le remplacement des volets extérieurs en bois par des volets roulants métalliques ou en PVC [...]. Dans un souci d’intégration dans ce contexte historique les toitures traditionnelles sont privilégiées. L’objectif est de retrouver l’emploi de tuiles canal en terre cuite ». Sur les sols des voies publiques : « favoriser la pierre naturelle, solide et durable, ainsi que les galets, évocateurs du contexte patrimonial, sur les espaces prestigieux », « interdire les boites aux lettres posées en applique sur les façades ». Le dossier reprend l’une des propositions que nous formulions dans ces colonnes : « La démolition du bâtiment [de l’ancienne gendarmerie, rue du chapitre], compte tenu de son inadaptation au quartier, de son peu de valeur patrimoniale et du coût de sa réhabilitation peut être envisagée ».

     

      Parmi ces propositions, certaines sont cependant inquiétantes comme « l’encouragement de la pose de panneaux solaires » ou des « toitures innovantes » sur les toits autour de la collégiale ! Certes le texte précise que l’étude se fera « au cas par cas pour éviter la dénaturation des ensembles de toitures de qualité» : au « cas par cas », ce qui est encore plus inquiétant ! Le dossier est muet sur l’intégration des vitrines de magasins et des enseignes sur les façades : on peut se demander pourquoi ?

      Finalement rien de bien neuf par rapport à la réglementation précédente, la ZPPAUP, qui a été mal ou pas appliquée (il suffit de voir par exemple le nombre de fenêtre en PVC ou de volets roulants, autour de la collégiale !) On peut espérer que la réglementation de l’AVAP le sera davantage ! Il faut avoir la volonté pour la faire appliquer !