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usine jourdan

  • Pas de nouvelles ...de l'usine Jourdan !

     Romans-sur-Isère (Drôme)

    charles jourdan, chaussures, patrimoine romanais   Revenons aujourd’hui sur un dossier tombé dans les oubliettes de l’actualité, celui de l’avenir de l’usine Jourdan, boulevard Voltaire, bâtiment emblématique de l’histoire contemporaine de la ville de Romans. C’est en effet sur ce site, en 1921, que Charles Jourdan fit édifier sa première usine de chaussures agrandie par la suite. Ce bâtiment avec ses ateliers et ses bureaux restera jusqu’à sa fermeture en 2007, au cœur de la dynamique économique de la société Jourdan  et symbolisa dans les années 1950 l’époque la plus glorieuse de l’entreprise. Des milliers de Romanais ont passé une partie de leur vie dans ces murs, c'est encore « leur usine » pour laquelle ils conservent un attachement nostalgique malgré les contraintes qu'imposaient le travail dans la chaussure.

      En 2010, le municipalité annonçait que ce bâtiment ne serait pas démoli. Le 26 octobre de cette année-là, nous pouvions lire dans RomansMag.fr les propos encourageants des élus : « Nous sommes en discussion avec un promoteur intéressé par les caractéristiques patrimoniales du site. Ce promoteur travaille sur un projet qui mêlerait hôtellerie de standing, appartements et locaux dévolus à des activités tertiaires […] l'important pour nous est de ne pas rester avec des secteurs morts dans la Ville qui portent les stigmates de la crise. Nous allons étudier pour ce site de 7600 m², qui a été un point important de l'activité économique de Romans, comment créer les conditions d'une nouvelle vie tout en s'attachant à préserver le patrimoine. La partie sur le boulevard sera conservée ainsi que le corps central du bâtiment. Par contre la partie atelier sera sans doute modifiée. Le programme immobilier qui devrait voir le jour d'ici 2 ou 3 ans va garder l'empreinte de Jourdan. […] Le promoteur a d'ores et déjà fait une offre ferme d'achat. A l'heure actuelle des discussions sont en cours pour finaliser le programme (parkings, espaces verts...). Le permis de construire pourrait être délivré au premier trimestre 2011 avec derrière des travaux qui s'enclencheront assez rapidement ».

       Nous sommes en août 2012, un an et demi s’est écoulé : ce projet est-il abandonné ? suspendu ? reporté ? un autre projet est-il à l’étude ? Voici quelques questions qui méritent d’être posées !

  • Cette semaine dans "L'Impartial" : "Luxe, cuir et vanité - dernières"

    L'Impartial, usine JourdanNotre association n’est pas intervenue sur l’exposition présentée dans l’usine Jourdan car elle n’a pas qualité pour le faire cependant nous avons relevé dans « La lettre ouverte au maire de Romans » du professeur Alain Beeching *, paru dans L’Impartial du 24 mars, des réflexions que nous partageons.

    « Comme anthropologue, j’ai mesuré les dégâts et les fautes commises dans un lieu à vif où il aurait d’abord fallu faire un travail de mémoire et un hommage au labeur de centaines de personnes dans l’activité de la chaussure emblématique de la ville […]. Il y avait place (dans cette usine) pour une formidable rétrospective, de ce lieu et du travail de la chaussure, en y associant ceux qui étaient les acteurs et qui en ont fait le quotidien et la richesse humaine. Vous aviez tout près, à Grenoble, le Musée dauphinois et son incomparable expérience de la vie, de la culture, des coutumes, du savoir-faire des hommes et des femmes qui ont fait des Alpes un lieu de vie depuis des millénaires. Ils ont présenté les travaux des champs, les mines, les industries, les ateliers. Vous auriez pu vous adresser à eux, ou à d’autres, pour une présentation en l‘état, temporaire, ou à long terme de (cette vie de labeur)  ».

    * de la faculté d’anthropologie et de sociologie de Lyon II.

  • Cette semaine dans "L'Impartial" : "C'est du cinéma"

    L'Impartial.jpgLa valorisation du centre historique et du calvaire des Récollets doit être au cœur d’une politique culturelle volontariste. Une valorisation qui peut emprunter des chemins inattendus.  L’un d’eux est le cinéma ... (à suivre dans le numéro de "L'Impartial" daté du jeudi 21 octobre 2010).

  • L’avenir de l’usine Jourdan, un peu de cohérence !

    Jourdan  usine   18 juillet 200661.JPG    La presse locale se fait l’écho depuis quelques jours des projets sur le devenir de l’usine Jourdan (démolie ? pas démolie ?). Dans un article précédent, nous faisions le bilan des Journées du patrimoine qui ont vu passer dans l’usine plus de 2000 personnes, et L’Impartial a rapporté, cette semaine, les témoignages émouvants de ces hommes et de ces femmes qui ont passé une partie de leur vie dans ce lieu. Preuve en est que cette usine est un espace emblématique de l’histoire contemporaine de Romans et des Romanais.

        Quelle en sera son avenir ? Rappelons que l’usine Jourdan est la dernière usine « historique » de Romans dont la construction a commencé en 1921 ! La dernière ! Dans l’article publié le 19 septembre, nous proposions de la transformer en un pôle « romanais » de la mémoire et de 150 ans d’histoire de la chaussure « romanaise », avec des notamment des présentations de machines, des expositions et des animations (ce que ne propose pas le musée de la chaussure qui est très peu romanais, car sa vocation est « internationale » ) !

       Les beaux esprits qui se flattent de relancer la production de chaussure à Romans par fidélité à un passé glorieux feraient preuve d’une certaine cohérence intellectuelle en conservant l’usine Jourdan comme témoignage de ce passé qui leur sert de référence. Les choix futurs de la CCPR  ne sont guère rassurants. Voici encore trois ans, la démolition était une hypothèse ; voici quelques mois, seule la conservation de la façade et des bureaux était envisagée ; aujourd’hui, ce sont aussi quelques ateliers qui seraient conservés dans le cadre d’un projet immobilier dont les contours fluctuent en fonction de l’air du temps ! Preuve que la CCPR et la ville n’ont pas de projet de valorisation du patrimoine industriel et se laissent mener par les propositions des promoteurs immobiliers (ce que nous savions déjà avec les aménagements à l’entrée du Pont Neuf et sur le chemin des Bœufs) ! Si un projet pharaonique (comme celui de la cité de la Musique) était proposé à la CPPR, l’usine Jourdan pourrait bien disparaître !