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  • Une fête pour le centre historique

    ScannedImage.jpgRomans-sur-Isère - La valorisation du centre historique de Romans passe notamment par de grandes manifestations populaires qui drainent des milliers de visiteurs et permettraient de leur faire découvrir les quartiers autour de la collégiale. L’une de ces manifestations (qui est déjà à caractère patrimonial) est la fête de la Pogne et de la Raviole qui pourrait, l’année prochaine, s’installer sur les places Perrot-de-Verdun, Fontaine-couverte et Gondoin. Conjointement, les hôtels particuliers pourraient être ouverts, des visites organisées. Imaginons les répercutions sur le centre historique pendant tout un week-end : des centaines de badauds arpentant la côte Jacquemart, s’arrêtant le matin devant les stands proposant des pognes et des ravioles, écoutant les orchestres, s’installant, à midi, aux tables des restaurants autour de la collégiale et terminant leur journée en flânant rue des Clercs et en découvrant les fleurons du patrimoine architectural ! Est-ce un rêve irréalisable ?

  • Question d'image

    rue_Dolet_Romans_sur_Isere_p39_i4.jpg Avec « la rentrée », le centre historique retrouve les problèmes en débat au printemps : en particulier sur la future cité de la musique et ses conséquences sur son environnement, et l’avenir de la maison du directeur (démolie ! pas démolie ! en partie ! totalement ! réhabilitée ! pas réhabilitée !) qui, en d’autres temps, devait revenir aux associations.

    Des inquiétudes également sur l’image que la ville de Romans veut donner d’elle-même : à l’entrée du Pont Neuf, des immeubles vont bientôt d’élever, une de leur finalité sera de valoriser « l’entrée sud de la ville ». Il s’agit d’un projet d’architectes (comme pour la cité de la musique) qui n’a pas été pensé comme devant s’inscrire dans un espace ayant déjà ses propres contraintes architecturales et historiques. Comme pour la cité de la musique, les bâtiments dessinés pourraient être « posés » dans un autre quartier de Romans ou même d’une autre ville de France. Les immeubles projetés à l’entrée du Pont Neuf ne donnent guère une image accueillante de Romans et ne signalent pas la proximité du centre historique : ils nous rappellent quelque chose d’un autre temps, que l’on croyait relégué dans les oubliettes de l’histoire ! quelque chose comme l’architecture des grands ensembles, celle des banlieues des années 1960 !

  • L'Absinthe Premier, le patrimoine industriel de Romans à l'honneur

    PREMIER affiche corr.JPG Le Dr Jean-Pierre Luauté est neuropsychiatre, ancien chef de service à l’hôpital de Romans. Il s’intéresse au patrimoine industriel de la cité et depuis plusieurs années collectionne tout ce qui se rapporte à la marque d’absinthe puis d’anis Premier fils. Les objets publicitaires de sa collection ont été rassemblés dans un petit musée, ouvert au public lors des journées du patrimoine ou sur rendez-vous. Intrigué par la question de la toxicité spécifique de l’absinthe, et par les raisons de son interdiction, il a consacré plusieurs travaux à ce sujet et ses conclusions ont remis en cause la réalité d’un absinthisme en considérant finalement son interdiction comme le résultat d’une manipulation réussie et durable de l’opinion publique et de ses représentants.

    Aucun ouvrage sur la Maison Premier-Henry n’existait. Celui qui voit le jour a une double ambition. Il s’agissait d’abord de proposer aux collectionneurs un catalogue de tous les objets publicitaires produits par la marque pendant ses 125 années d’existence. Le deuxième objectif était de raconter l’histoire de cette marque, c'est-à-dire d’abord celle des hommes qui l’ont créée et qui, en  quelques années, ont su transformer une modeste entreprise de confiserie-liquoristerie en une industrie florissante. Cette histoire est indissociable de celle de l’absinthe et des boissons anisées et du pastis puisque ces boissons, autorisées quelques années après l’interdiction de l’absinthe, ont pris sa relève. La marque Premier fils qui avait été l’une des plus grandes marques d’absinthe, et qui porta au loin le renom de sa ville d’origine, commercialisa ainsi entre les deux guerres, et peu après, un anis également largement connu.  Pourtant la disparition de la marque a suffi pour entraîner son oubli presque total, et à Romans même.

    La sauvegarde de l’oubli, qui est déjà la première motivation du collectionneur se double, presque par nécessité, d’une recherche historique. Le résultat en est une série de découvertes surprenantes concernant le rôle politique pour certains, et philanthropique pour tous, de ces grands capitaines d’industrie que furent Louis-Philippe Premier, son fils Edouard, son gendre Charles Henry et leurs descendants. D’autres trouvailles amusantes et curieuses, ont été faites par l’auteur, ou portées à sa connaissance par des chercheurs locaux.

    [ouvrage disponible dans les librairies de Romans et de Bourg-de-Péage / pour toute information, contacter l'Association pour l'Etude de la Distillerie Premier :   jean_pierre_luaute@hotmail.com ]

  • Dauphiné Libéré : les visites du centre historique

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    Romans-sur-Isère - L'édition de ce matin du Dauphiné Libéré consacre un long article à la visite du centre historique organisée samedi dernier.

    Dernière visite commentée du centre historique pour l'été, aujourd'hui, samedi 28 août. Départ à 15 h (rendez-vous au pied de la tour Jacquemart), durée 1 h 30. Pour découvrir le patrimoine architectural majeur de la ville mais aussi le patrimoine méconnu, menacé ou abandonné - Visite gratuite proposée par l'association -

  • Rue Mathieu-de-la-Drôme, quand les pavés reviendront !

    Rue Mathieu Drôme pavage.JPGRomans-sur-Isère – Depuis quelques jours, sont réalisés des travaux sur les canalisations de la rue Mathieu-de-la-Drôme, dans ce but des pavés ont été enlevés. Certains ont constaté qu’une fois les travaux réalisés, les pavés n’étaient pas replacés et la chaussée goudronnée. Rassurons les inquiets : les ouvriers interrogés ont répondu que les pavés seraient remis, prochainement ; réponse qui a également été faite aux commerçants voisins par des employés municipaux. Affaire à suivre …….

  • Comme quoi !

    Clerieuhôtel.jpgRomans-sur-Isère – La délégation départementale de l’association « Vieilles Maisons Françaises » organise aujourd’hui une visite du patrimoine de la « Drôme des collines » et, à Romans, de la collégiale Saint-Barnard et de l’hôtel de Clérieu. Par cette visite, VMF corrige « la bévue » qu’elle avait commise, en juin dernier, à l’occasion de la publication du dernier numéro de sa revue consacré au patrimoine du département de la Drôme : aucune ligne n’avait en effet été consacrée au patrimoine de Romans et de la Drôme des collines ! Nous avions réagi fermement dans ce blog ainsi que dans un article publié dans L’Impartial pour dénoncer ce peu de considération pour notre ville (ce que rappelle également un article dans l'édition du Dauphiné Libéré de ce mercredi 25 août) : comme quoi, dire la vérité est toujours payant !

  • " Moribond ! "

    Rue des Clercs.JPGRomans-sur-Isère - L’édition du samedi 21 août du Dauphiné Libéré a consacré un long article sur la collégiale Saint-Barnard, ce qu’apprécient bien évidemment tous les Romanais après la bévue de la revue « Vielles Maisons Françaises » ! L’article concluait ainsi : « Aujourd’hui, le monument bénéficie de toute la bienveillance d’une association, Les Amis de Saint-Barnard et du Calvaire des Récollets. Expositions, concerts, visites, sont régulièrement programmés dans cet écrin adapté à ces loisirs culturels ». Hommage bien mérité, car sans cette association, la collégiale serait un espace mort ! « Curieusement aujourd’hui, les ruelles environnantes ne connaissent pas l’essor économique de leurs origines et cherchent avec peine une nouvelle identité. Seul le marché du dimanche attire les foules à l’heure [de l’office] ». Ce constat d’un journaliste est celui de notre association ! ce qu’un touriste a résumé dans un trait cinglant en qualifiant le centre historique de « moribond » ! Un constat qui risque de perdurer des années en l’absence d’un programme municipal ambitieux pour revitaliser le centre historique et lui donner toute sa place dans la promotion de notre ville.

  • 23 août 1944 - 23 août 2010 : Querelle autour d'une photo !

    FTP Cordeliers.jpg Romans-sur-Isère - Sur le blog «  Le fil rouge » (http://lefilrougeromanais.over-blog.com), Maurice Faure soulève, en ces temps de « commémoration » de la Libération de Romans, en août 1944, la question du choix des documents à présenter dans le « musée de la Résistance en Drôme et de la Déportation », et plus précisément d’une photo représentant des FTP défilant côte des Cordeliers.

    Pourquoi cette photo pose-t-elle problème ? D’abord les faits. Cette photo est authentique par sa date (elle a été prise le 23 août 1944), par le lieu (Romans, côte des Cordeliers), par les personnages (des FTP conduits par Marius Vignon). L’angle de prise de vue et le cadrage, dénotent le travail d’un professionnel en l’occurrence le photographe Taly devant l’atelier duquel passent le 23 août, les FTP mais aussi les FFI et les Américains. Cette photo est donc à ce titre un document historique parfaitement identifié, et appartient au patrimoine photographique de Romans. Elle est souvent reproduite pour illustrer le combat des maquisards pour la Libération  de Romans : non pas à cause de la réalité des faits qu’elle décrit mais en raison de ses qualités esthétiques et d’émotion, (ce qui est le cas de nombreuses photographies du patrimoine locale ou nationale !).

    Ce qui pose problème, c’est l’interprétation de ce document car deux « Mémoires » de la Résistance s’affrontent. L’une estime que les FTP (d’obédience communiste) ont seulement constitué une force d’appoint dans les combats contre les Allemands, à Romans, le 22 août 1944, et que cette photo les valorise trop et ne doit pas présentée sur les murs du musée de la Résistance. La seconde Mémoire considère que dans les semaines et les mois précédents la Libération, les FTP se sont battus, comme les autres, contre l’occupant, et que cette photo est emblématique de l’ensemble de leur action et doit être présentée au public du musée !

    Là où deux « Mémoires » s’opposent chacune avec « sa vérité », la fonction de « l’Histoire » est de mettre en perspective cet évènement. Par quel moyen ? En replaçant cette photo sur les murs du musée, comme le propose Maurice Faure, en l’accompagnant des deux interprétations, ainsi que d’un commentaire d’historien : le lecteur pourra ainsi se faire sa propre opinion ! Le rôle d’un musée n’est pas seulement la présentation d’objets ! Ne doit-il pas également favoriser la réflexion chez les visiteurs qui le parcours en leur rappelant qu’il n’y a pas de photos « objectives » et que seule l’analyse de l’historien permet de leur donner un sens ?

     

  • Concert en la collégiale Saint-Barnard

    St-BARNARD nef.JPGRomans-sur-Isère - L'association "Les Amis de Saint-Barnard" vous invite en la collégiale Saint-Barnard, jeudi 26 août, à 20 h 30, pour découvrir (ou redécouvrir) les compositeurs majeurs de la première moitié du XVIIIè siècle. Au programme proposé par l'ensemble "Musica Damiate" d'Amsterdam (flûte, violon, violoncelle, clavecin), des oeuvres de Carl Ph. Emmanuel Bach, George Fr. Haendel, Antonio Vivaldi, George Ph. Teleman, Jean-Sébastien Bach - Entrée libre.

  • « Les Cahiers drômois », une revue culturelle à découvrir

    ScannedImage-2.jpg L’étude du patrimoine et de l’histoire de Romans s’adressent d’abord aux Romanais mais, relayée au au-delà du pays de Romans, cette démarche est aussi un moyen pour promouvoir notre ville comme un pôle culturel régional. Ce relais repose notamment sur des associations à vocation départementale  comme « l’Académie drômoise des lettres sciences et arts » aujourd’hui présidée par Annie Friche.

    Cette association, créée en 1957, réunit les acteurs de la vie culturelle et artistique du département de la Drôme pour leur permettre d’échanger leur expérience et favoriser des liens de l'amitié. Son objet est aussi de participer au rayonnement de la vie intellectuelle du département de la Drôme. Parmi les fondateurs, citons le romancier Paul-Jacques Bonzon (le père des « Six compagnons »), le poète Alain Borne, le peintre Pierre Palué ou Paul Deval.

    L’association édite une revue, « les Cahiers drômois », dans laquelle, depuis plus de 50 ans, les académiciens drômois publient des articles sur la vie culturelle dans notre département. Les anciens numéros peuvent être consultés aux Archives communales de Romans.

    Le n° 18 est sorti en ce printemps 2010, il est consacré aux « Drômois remarquables, méconnus du grand public ». Une vingtaine sont présentés, certains ont marqué par leur personnalité ou leur engagement le pays de Romans. Quelques hommes de religion d’abord. Raymond du Puy, né à Peyrins en 1080, fut grand maître de l’ordre des Hospitaliers lors des Croisades ; sa vie est une épopée que nous conte Maxence de la Baume. A la même époque, Châteauneuf-sur-Isère fut le berceau de deux hommes d’église de stature européenne, saint Hugues de Grenoble, et Hugues de Châteauneuf, abbé de Bonnevaux. Leur destin est relaté par Michel Wullschleger. Au XIXè siècle vécut, à Romans, un dessinateur de talent, Alphonse Nugues, dont les croquis et gouaches restent un témoignage précieux sur le patrimoine de notre ville à cette époque. La biographie de ce Romanais nous est proposé par Claude Magnan. Un autre dessinateur, à la personnalité bien marquée, Jean-Gérard Palayer, né à Hostun en 1929, est présenté par Jacques Mazade. Ces Drômois « méconnus » sont aussi des savants comme Paul-Louis Simond dont les travaux sur la peste, au début du XXè siècle, furent déterminants pour connaître ce fléau, il décéda à Valence en 1947. Alain Balsan en retrace le parcours familial et professionnel. Roland Jourdan est une autre personnalité marquante du XXè siècle dans notre département. Sa vie et son action à la tête de la société « Charles Jourdan » sont présentées par Jacques Lacquemanne dans un article qui apporte sa contribution à l’histoire de la chaussure à Romans. Peu d’hommes politiques dans cette liste, sauf Mathieu-de-la-Drôme, qui au XIXè siècle, fut un homme de progrès en politique comme dans le domaine des sciences. Terminons par un Drômois du sud du département, universellement connu : Georges Colomb ! son nom ne vous dit rien ? son pseudo d’écrivain davantage : Christophe ! ses enfants en littérature sont plus célèbres que lui : le sapeur Camembert, la famille Fenouillard, le savant Cosinus ! Un portrait chaleureux de cet homme pittoresque est brossé par Jean Laget. Nul doute que ce n° 18 des Cahiers drômois dont le tirage est limité, répondra à la curiosité de nombreux lecteurs de l’Impartial passionnés par l’histoire locale.

    [Pour toute commande s'adresser à notre association].


  • Visite du centre historique de Romans

    IMG_9392.JPGRomans-sur-Isère - Visite commentée du centre historique, samedi 14 août 2010. Départ à 15 h (rendez-vous au pied de la tour Jacquemart), durée  1 h 30. Pour découvrir le riche patrimoine architectural de la ville mais aussi le patrimoine méconnu, menacé ou abandonné - Visite gratuite proposée par l'association.

  • Je dis musik ... pas pour le centre historique !

    VisuelDerJDM2010.gifRomans-sur-Isère - "Je dis musik" est la seule grande animation estivale à Romans après le festival international de foklore et réunit des centaines de spectateurs, heureux de partager quelques moments conviviaux et musicaux autour d'un verre. Malheureusement, depuis ses origines, ces concerts ont toujours été organisés sur la place Ernest Gailly. Une question a souvent été posée aux organisateurs : puisque le centre historique manque d'animations et doit être valorisé, pourquoi de pas proposer ces concerts place Maurice-Faure ?  Quelles contraintes particulières s'y opposeraient ? L'absence de réponse permet d'éluder le débat sur la place du centre historique dans le projet de ville de la municipalité.

  • Diagnostic archéologique : c'est du rapide !

    Hopital.JPGRomans-sur-Isère (Drôme) -"Le diagnostic archéologique", sur le site de la future cité de la musique, dans le quartier de la Presle, commencé le 19 juillet et qui devait se poursuivre au mois d'août, n'a duré .... qu'un jour ! Les tranchées ouvertes le matin du 19 juillet ont été refermées le soir-même. "Le diagnostic" est donc terminé, c'était bien le sens des informations données par le Dauphiné Libéré du mardi 20 juillet ! Quels sont les critères qui ont justifié cette décision malgré l'existence dans le sous-sol des vestiges de l'hôpital ? Beaucoup de Romanais qui suivent le projet de cité de la musique et ses conséquences sur la valorisation du quartier de la Presle ne seraient pas mécontents de connaître la réponse à cette question.

  • Calvaire des Récollets : consolidation ou ... cache-misère ?

    Calvaire.jpg Romans-sur-Isère (Drômr) - L’édition de ce jour du Dauphiné Libéré consacre sa page sur Romans « aux travaux de consolidation » du « calvaire des Récollets » dans lequel certaines chapelles menacent de s’effondrer, la chapelle XXIII s’étant même écroulée à la suite des intempéries de 2008. Une information a priori réconfortante qui masque une réalité inquiétante pour cet ensemble architectural classé Monument historique en 1986.

    Rappelons d’abord que « le calvaire des Récollets » constitue le terme d’un grand chemin de croix appelé « Grand Voyage » dont les stations sont dispersées dans le centre historique et pour certaines classées à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1987. Les origines de cet ensemble remonte à l’année 1516, il permettait alors aux chrétiens de suivre les pas de Jésus-Christ sans avoir besoin de se rendre à Jérusalem. Les stations et les chapelles furent à de nombreuses reprises détruites.

    Celles qui s’offrent aujourd’hui à nos yeux datent pour la plupart des années 1820. Cependant, à la fin du XIXè siècle et au début du XXè siècle, les processions du chemin de croix ne répondaient plus aux pratiques religieuses des catholiques. Stations et chapelles du Grand Voyage et du calvaire des Récollets furent abandonnées : aujourd’hui beaucoup menacent de s’effondrer ! Que faut-il faire ? et pourquoi ? Ce sont les questions que nous posons et auxquelles la municipalité ne proposent aucune réponse cohérente.

    En effet, à partir de 1986, une politique de restauration fut engagée ; plusieurs millions de francs de l’époque furent « engloutis » et non pas « investis » car il s’agit bien de financements qui n’eurent aucune contrepartie : le calvaire des Récollets étant ouvert exceptionnellement aux Romanais et aux touristes, aucune visite régulière n’étant organisée. Cette orientation se poursuivit avec la restauration de la chapelle XXI, avenue Berthelot, qui a consisté dans la dépose de la façade en pierre de taille, sa reconstruction en grès et la réfection complète de le toiture. Le coût total de l’opération fut de 198 000 € dont 152 000 € à la charge des finances romanaises, six mois de travaux et deux mille heures de taille de pierre furent nécessaires. La chapelle restaurée fut inaugurée en grande pompe le 17 décembre 2008 et depuis ….. plus rien ! Ce beau travail reste méconnu non seulement des touristes mais aussi des Romanais car aucune campagne de valorisation n’a suivi cet effort financier important.

    La même erreur va être renouvelée. En mars dernier, la conseil municipal a décidé « de poursuivre la restauration du chemin de croix dit du Grand Voyage (stations IV, V, VIII, XV, XX) » pour la somme de 62 000 € grâce à des subventions diverses avec l’espoir que seuls 6200 € resteront à la charge des Romanais ! Cette décision souligne de nouveau l’incohérence de ce projet culturel car le volet « valorisation et promotion touristique » n’est pas évoqué ; de plus, la station XI, accolée au chevet de la collégiale Saint-Barnard, n’est pas concernée par cette restauration alors que depuis 4 ans, elle a privée d’une partie de son fronton ! Enfin une question : où est passé le financement de 40 000 € accordé par l’Etat « au chemin de croix de Romans-sur-Isère » dans le cadre du plan de relance de 2009 ?

    Pour en revenir aux travaux de consolidation des chapelles du calvaire des Récollets, l’article du Dauphiné Libéré est quelque peu inquiétant par ce qu’il ne dit pas ! On nous parle de « longrine de béton coulée dans le sol, d’ouvrage d’étaiement de bois qui serviront de tuteurs et empêcheront le monument de s’affaisser ». Comme aucun programme de restauration n’est prévu à court, moyen et long terme, cela signifie que le calvaire restera pendant des années (et même des décennies) défiguré par cet enchevêtrement de béton et de poutres  ! Pour nos responsables politiques, cela n’est guère une préoccupation car le calvaire n’est pas destiné à accueillir des groupes !  Nous revenons toujours à la question fondamentale qui se pose à une collectivité, ses élus et ses citoyens : pourquoi investir des millions d’euros dans la restauration du patrimoine architectural ?

    A partir du moment où « le calvaire des Récollets » n’est pas valorisé et reste fermé au public (il n’est ouvert qu’à titre exceptionnel), effectivement, une restauration ne se justifie pas financièrement : c’est le choix de la municipalité ! Pas le notre ,car nous estimons qu’il est de notre mission et de notre devoir de faire connaître au plus grand nombre cet héritage culturel et de le transmettre aux générations futures !  Lorsque le Dauphiné Libéré titre, « Des tuteurs pour soutenir le Calvaire des Récollets », c’est un trait d’esprit qui laisse deviner la situation réelle, un cache-misère en quelque sorte !

  • Nous proposons ...

    Panneau musée.JPG... d'autres panneaux à l'entrée de Romans avec le slogan :     " Visitez la collégiale Saint-Barnard et le centre historique de Romans " !