17.05.2012

La table d'orientation, côte de Chapeliers : c'est fini !

Romans-sur-Isère (Drôme)

Depuis janvier 2011, nous vous tenons régulièrement informés sur la malheureuse histoire de la table d’orientation, côte de Chapeliers. Rappelons les faits. Cette table d’orientation avait été installée par la CCPR voici plus d’un an, côte de Chapelier, sur le petit parking au pied du vestige du rempart en janvier 2010. Elle présentait le site de Romans, avec l’Isère et le Vercors en arrière plan, et rendait un service certain aux quelques touristes qui montaient jusqu’à Bellevue. Elle fut vandalisée en novembre 2010 et retirée pour être réparée par les services techniques. Pendant toute l’année 2011, nous avons questionné la ville sur l’avancement de cette réparation ! Pas de réponse !

table d'orientatio, côte de chapeliersEn ce mois de mai 2012, nous venons de découvrir, sur l’emplacement de cette table d’orientation, un panneau d’expression libre ! Adieu donc la table d’orientation ! Tant pis pour les touristes (il est vrai qu’ils ne sont pas une priorité pour la ville de Romans) ! Une table d’orientation qui avait quand même coûté quelques 2000 euros à la collectivité ! 2000 euros qui aujourd’hui doivent se trouver au fond d’une décharge publique !

10.05.2012

Cette semaine dans "L'Impartial" : " Pierre Antelme, son combat contre la variole "

  L'Impartial, patrimoine romanais-péageois, Romans-sur-IsèreRomans-sur-Isère (Drôme)

 La variole, ou petite vérole, est l’un des grands fléaux qui a frappé l’humanité. C’est un maladie virale dont les formes « hémorragiques » entraînent jusqu’à 80% de décès, aucun traitement curatif n’existe.  La contamination se propage par voie aérienne ou par contact direct avec le malade. L’incubation est suivie du  stade infectieux (grand frisson, température élevée, vomissements, délire). Après, c’est l’éruption de pustules sur la peau, dans la bouche, les voies respiratoires, voire de la cornée pouvant entraîner ainsi une cécité. Les pustules laissent des cicatrices indélébiles après la chute des croûtes.La variole a été déclarée éradiquée par l’OMS en 1977 après deux siècles de combats du corps médical. La première victoire contre cette maladie est remportée en 1796. Cette année-là, ...  ( à suivre dans L'Impartial daté du jeudi 10 mai 2012 )

06.05.2012

La "génoise" : de la Provence à Romans !

 Romans-sur-Isère (Drôme)

génoise, patrimoine romanaise, place Maurice-Faure   En levant les yeux, rues Pêcherie, Mathieu-de-la-Drôme ou place Maurice-Faure, vous observerez sur les façades de certains immeubles, au niveau des avant-toits, plusieurs rangs de tuiles-canal en encorbellement sur le mur, ce type de disposition est appelé « génoise ».     

Comme son nom l'indique, ce sont probablement des maçons venant de Gênes qui, au début du XVIIè siècle, auraient introduit cette technique en Provence, Le rôle de la génoise est d'une part d'éloigner les eaux de ruissellement de la façade comme une corniche, et d'autre part de supporter et continuer le pan versant de toit.

   Le plus ancien document pouvant être interprété comme preuve de l'existence de la génoise en Provence est un prix-fait signé en 1634 et relatif aux réparations de l'église paroissiale de Rians (Var). Le terme « génoise» apparaît pour la première fois dans un contrat de 1645 concernant la construction d'une bastide à Puyloubier, près d’Aix-en-Provence. La génoise connaît un grand essor dès cette époque d’abord en Provence puis dans tout le sud de la France, dans la zone où domine la tuile-canal.

    Le nombre de rangs témoigne du statut social : les maisons modestes ont deux rangs, les propriétaires plus aisés en ont trois, quatre et jusqu'à cinq. Avant la Révolution, les roturiers n'étaient autorisés à avoir au maximum que deux rangs de génoise; au-delà de deux rangs, c'était un privilège nobiliaire !

    A Romans, la mise en place de génoise sur les immeubles des notables romanais, notamment ceux des chanoines sur l’actuelle place Maurice-Faure, peut être datée du milieu du XVIIIè siècle, sous le règne de Louis XV. C’est l’époque d’une certaine prospérité pour le monde des marchands romanais qui commercent dans toute la vallée du Rhône, de Lyon à Aix-en-Provence. Ces échanges commerciaux avec la Provence font découvrir aux Romanais ce style « à la génoise » qu’ils apprécient et veulent retrouver sur les immeubles qu’ils se font élever dans le quartier Saint-Barnard.

    Aujourd’hui, à Romans, les génoises du centre historique sont protégées de toute destruction ou dégradation par la réglementation de la ZPPAUP de Romans (Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager) qui indique dans une de ces réglementations (qui s’imposent à tous les propriétaires privés et publics), «  les génoises et corniches existantes seront préservées et éventuellement  reconstituées  à l’identique ».

03.05.2012

Quelle politique de sauvegarde du patrimoine ?

Romans-sur-Isère (Drôme)

Drôme HebdoDrôme Hebdo dans son édition de ce jour, 3 mai 2012, a consacré un article sur la "politique de sauvegarde du patrimoine" à Romans. A la lecture des arguments avancés par la municipalité, cet article aurait plutôt mérité d'être intitulé  " l'absence de politique de sauvegarde du patrimoine ". A titre de démonstration, vous serez en effet étonné de découvrir que le remplacement des canalisations dans la rue de Banque, pour plus de 100 000 €, est une action en faveur du "patrimoine" ! Le patrimoine n'a pas le même sens pour tout le monde !

*L'article peut être téléchargé : http://www.drome-hebdo.fr/blog/2012/05/03/quelle-politiqu...

Vestiges du rempart

 Romans-sur-Isère (Drôme)

rempart, saint-nicolasEntre la rue des Remparts-Saint-Nicolas et les jardins de la côte Garenne,remparts, saint-nicolas un nouvel immeuble est en construction (le bétonnage du centre historique continue !). Fort heureusement, deux vestiges du second rempart datés des années 1360, ont été conservés et seront intégrés dans le nouveau bâtiment.

Vous pouvez retrouver l’histoire de ce rempart dans la notice ci-jointe, à télécharger: REMPART second.pdf

02.05.2012

Une réunion publique

Romans-sur-Isère (Drôme)

 place Jean-Jaurès    Nous relayons une information, qui est restée confidentielle, et concerne un projet qui aura des conséquences directes sur le centre historique : le futur aménagement de la place Jean-Jaurès qui pourrait se finaliser à l'horizon 2015. Projet considéré comme prioritaire par la municipalité au détriment de la valorisation du centre historique et de son patrimoine.

Une première réunion publique est organisée le mardi 15 mai, à 20 h, salle Charles-Michels, 

01.05.2012

Enfin ! ... et après ?

grand voyage, calvaire des récollets, patrimoine romanais

Romans-sur-Isère (Drôme) 

Enfin ! Une exclamation bien adaptée à l’information que les Romanais viennent de découvrir : le 7 mai prochain, commenceront en effet, les travaux de restauration de cinq chapelles-stations du « Grand Voyage » (chapelles, IV, V, VIII, XIX et XX), le grand chemin de croix de Romans. Depuis des mois (voir toutes les notes précédentes), nous nous interrogions sur le report de ces travaux annoncés depuis deux ans par la mairie ! La persévérance …ça paye !    

    Toute restauration du patrimoine architectural de notre ville est à saluer … cependant le contexte de cette restauration invite à quelques réflexions ! Rappelons que les chapelles du Grand Voyage situées en ville, et leur histoire, sont indissociables du calvaire des récollets  (voir nos notes à ce sujet) : un ensemble patrimoniale pour lequel des restaurations commencées dans les années 1990 ont été arrêtés depuis une décennie. La dernière chapelle restaurée a été la chapelle XXXI, avenue Berthelot, elle le fut au cours de l’année 2008, voici donc plus de trois ans ! Depuis, aucune restauration dans le calvaire des Récollets ou sur les chapelles du Grand Voyage, n’a été réalisée, si ce n’est l’étayage de certaines chapelles du calvaire prêtes à s’effondrer ...par manque d'entretien !

   Trois ans et demi plus tard, sont donc engagées de nouvelles restaurations : événement relaté dans un article de Romansmag.com … qui ne manque pas de sel ! ces restaurations sont qualifiés comme étant « un important programme de restauration » ! Faut-il rappeler que le coût du programme de 2012 est de 75 000 € (source : Romans Mag, avril 2011) contre 198 000 € pour la restauration de la chapelle XXI, en 2008 ! Les efforts financiers de la ville ne vont pas ans le bon sens mais  c’est quand même un « important programme de restauration » pour Romansmag.com qui porte « pour les cinq stations sur le remplacement des pierres de molasse et des moulures ; auxquels s'ajoutent, pour les stations VIII, XIX et XX, des travaux de révision de charpente, de remplacement de tuiles et de rénovation des ferronneries ». Comme « important programme de restauration », on fait mieux ! Le montant des travaux lui-même, 75 000 € peut-il être qualifié « d’important » comparé, par exemple, aux 100 0000 € injectés par la ville pour organiser une seule journée de Carnaval !

    Soulignons que ces restaurations de chapelle ne sont accompagnées d’aucune valorisation à destination des touristes, des historiens, des étudiants ! Il s’agit d’un vision passéiste du patrimoine qui malheureusement caractérise nos élus et qui va à l’encontre  de la conception contemporaine qui vise à inscrire le patrimoine dans un projet de ville. L’article de Romansmag.com nous réserve d’autres surprises avec cette précision : « ce programme s’inscrit dans le cadre pluriannuel d’investissement la ville de Romans en faveur de son patrimoine historique » !  Quel « programme pluriannuel » ? Pour quel engagement financier ? Nous serions très heureux de le connaître car il serait très utile qu’il existât en vue de commémorer en 2016, le 500è anniversaire de la création du Grand Voyage ! Et après 2012 ? c’est donc aujourd’hui la question à nous poser … et à poser à la municipalité, propriétaire des chapelles du Grand Voyage et du calvaire des récollets !

(en photo la station VIII, rue Jean-Jacques-Rousseau).

 

29.04.2012

Des travaux sur la maison Figuet

maison Figuet, patrimoine romanaisRomans-sur-Isère (Drôme)

   En face de la gare multimodale, des travaux vont être entrepris sur la façade de l’un des immeubles bordant l’avenue Gabriel-Péri, la maison Adolphe-Figuet. Cet immeuble est emblématiques de l’histoire de notre ville car il témoigne, avec l’atelier attenant, des débuts de l’histoire de l’industrie de la chaussure dans notre ville, dans les années 1880. A ce titre, cette maison mériterait d’être classée à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

   Adolphe Figuet est né en 1848 à Bren, près de Saint-Donat. Comme beaucoup de paysans de la campagne romanaise, il quitte son village et vient  travailler en ville, comme ouvrier en chaussure, au début des années 1870. C’est la décennie où cette production s’impose dans notre ville. Vers 1880, Adolphe Figuet crée son entreprise qui rapidement prospère : en 1888, il se fait construire une belle demeure donnant sur le boulevard du Nord qui vient d’être ouvert (actuel boulevard Gabriel-Péri). L’année suivante, il fait édifier contre le mur sud de sa maison des ateliers qui s’ouvrent sur l’actuelle rue Guilhaume. Sous la frise du toit de la maison, est encore lisible, gravé sur du marbre noir, « Manufacture de chaussures ». Entre les deux fenêtres du second étage, un mascaron porte un lion, emblème de l’entreprise, et les initiales « A.F. », Adolphe Figuet.

   Depuis sa construction, la maison n’a pas été modifiée ; elle apparaît, en 2012, comme elle l’était en 1888. Nous restons vigilants sur les travaux effectués et le respect de la mémoire de ce lieu, et sommes en contact avec la service municipal responsable du patrimoine.

   A noter que ces travaux entraient dans la compétence de la commission extra-municipale « Urbanisme et patrimoine » devant laquelle ils auraient pu être présentés si la municipalité n'avait pas suspendue les réunions de cette commission (elle n'a pas été réunie depuis un an et demi, depuis octobre 2010 !)

28.04.2012

Les faits nous donnent raison !

 romans-bourg de péage tourisme, office de tourisme de romans   Les médias locaux viennent de nous faire part d’une information des plus intéressantes. Il s’agit de l’ouverture d’une antenne de l’office de tourisme de Romans-Bourg de Péage, place Maurice-Faure, tous les dimanches matins, jusqu’en septembre.

    Rappelons que l’office de tourisme est installé depuis an, avenue Gambetta ; cet emplacement doit permettre de capter une partie des clients de Marques-Avenue pour les diriger vers le centre historique : c’est le credo de l’office du tourisme !. Les résultats ne sont guère probants : l’office de tourisme annonce 39 000  visiteurs « accueillis sur le bassin de vie de Romans-Bourg-de-Péage » en un an, ce qui ne représente que 3 à 4 % de la clientèle de Marques-Avenue ! Une faible part de ces touristes fréquentant le centre historique de Romans !

   Nous avons toujours considéré que l’emplacement de l’office, à l’entrée de Marques-Avenue, ne répondait pas au besoin de notre cité. Dans les autres villes dauphinoises et rhodaniennes, l’office de tourisme est localisé dans le centre historique ou à proximité, comme à Valence, Montélimar, Vienne ou Grenoble, afin d’attirer, et retenir dans leurs centre historique, les visiteurs. L’ouverture de l’antenne place Maurice-Faure, à proximité de la collégiale Saint-Barnard, est l’aveu d’une erreur de stratégie touristique.

   L’année dernière, l’office de tourisme avait été présent un dimanche matin, place Maurice-Faure, expérimentation qui « avait rencontré un vif succès » reconnaissent les responsables de l’office de tourisme (source : romansmag.com), ce qui montre bien que les visiteurs du centre historique demandent à être informés sur place du patrimoine à décourvir : les faits sont têtus ! Cette analyse a été reprise dans un article publié dans l’hebdomadaire L’Impartial qui concluait : « les nouveaux locaux de l’OT auraient dû s’installer sur la place du marché au cœur du patrimoine historique, place Maurice-Faure et non à côté de Marques-Avenue ». Place Maurice-Faure, l’antenne de l’office de tourisme s’établira dans le local de l’association « Cœur de ville », chargée de la promotion commerciale du centre historique, dont le président partage notre analyse : « cette présence de l'OT dans nos locaux participe à la promotion du centre historique. Cela nous aide également en terme de visibilité. Et puis, ce point info tourisme répond aussi, pour partie, à une demande personnelle. Je suis donc pleinement satisfait » (source : romansmag.com). 

 

26.04.2012

Cette semaine dans "L'Impartial" : " Quand la Martinette était un égout "

 L'Impartial, patrimoine romanais-péageois, Romans-sur-IsèreRomans-sur-Isère (Drôme)

 La Martinette est le nom de ce ruisseau canalisé qui coule dans le quartier de la Presle, parallèlement à la Savasse, et que l’on peut voir sous les maisons des tanneurs. Son eau est aujourd’hui le plus souvent limpide, même si la pollution n’est pas absente, ce n’était pas le cas voici 60 ans. Voici un texte, conservé aux Archives communales de Romans, qui décrit les conditions d’hygiène aux abords du ruisseau de la Martinette, en 1951.   ...  ( à suivre dans L'Impartial daté du jeudi 26 avril 2012 )

21.04.2012

Place Macel : vandalisme quotidien

Romans-sur-Isère (Drôme)

côte macel, patrimoine romanaisCette note pour signaler un nouvel acte de vandalisme dans le centre historique, plus précisément place Macel. En effet, les murets bordant l’escalier la rue de l’Armillerie à la place Macel ont subi des dégradations visibles de tous : ils ont été dépouillés de leur couronnement en pierres de molasses et l’une des rampes d’escalier a été ployée dans un acte volontaire de nuire à la collectivité  !  Il ne s’agit plus d’incivisme mais de délinquance ! 

20.04.2012

Les armoiries de Romans (suite)

Romans-sur-Isère (Drôme)

Suite à l'article publié dans L'Impartial, hier jeudi 19 avril, un de nos lecteurs vient de nous signaler deux autres blasons de Romans, visibles dans l'espace public.

patrimoine romanais, cercle militaireLe premier se trouve sur le fronton du Cercle militaire, place Jules-Nadi ; le second, au-dessus du portail monumental qui jouxte l'hôtel de ville et marquait, jusqu'en 1889, l'entrée du collège. patrimoine romanais, collège

La quête se poursuit. Faites-nous part de vos découvertes !

19.04.2012

Cette semaine dans "L'Impartial" : " Les armoiries de Romans "

 L'Impartial, patrimoine romanais-péageois, Romans-sur-IsèreRomans-sur-Isère (Drôme)

   Sur l’un des mâts dressés carrefour de l’Europe, parmi les drapeaux des états de l’Union européenne, flottent les armes de la ville de Romans que l’on appellent aussi « armoiries » ou « blasons ». Dans le langage héraldique, la science des armoiries, les armes  de Romans se décrivent ainsi : « D'azur, à la porte de la ville ouverte en forme de tour carrée d'argent, pavillonnée et girouettée, flanquée de deux guérites pavillonnées et girouettées de même, le tout maçonnée de sable et un grand R d'or couronné de même placé dans l'ouverture de la porte ».L'origine de ce blason est à rechercher  ...  ( à suivre dans L'Impartial daté du jeudi 19 avril 2012 )

13.04.2012

Cette semaine dans "L'Impartial" : " Il y a 450 ans, Romans, le baron des Adrets et les Guerres de Religion "

 L'Impartial, patrimoine romanais-péageois, Romans-sur-IsèreRomans-sur-Isère (Drôme)

   De 1562 à 1598, les Guerres de Religion font de la France une terre de larmes et de mort où s’affrontent catholiques et protestants (les huguenots). En 1561, le protestantisme en France est à son apogée après quinze ans de développement ; plus du quart de la population du royaume est alors huguenote. A Romans, sur les places publiques, des prédicateurs diffusent la nouvelle foi que les autorités catholiques tentent de contrôler.  A la fin de l’année, la tension est extrême dans tout le royaume...  ( à suivre dans L'Impartial daté du jeudi 12 avril 2012 )

11.04.2012

Histoire : les halles Jules-Nadi

 Romans-sur-Isère (Drôme).

halles Jules-Nadi, patrimoine romanaisL’un de nos lecteurs vient de nous questionner sur l’histoire des halles Jules-Nadi. La notice en pièce-jointe intéressera également les nombreux Romanais qui regrettent ce bâtiment, à l’élégance architecturale emblématique du centre historique pendant 50 ans, des années 1920 aux années 1970. (Photo : la construction des halles Jules-Nadi ). A télécharger : 2001, fermeture halles.pdf

10.04.2012

Jacquemart sur France 3 Rhône-Alpes

Romans-sur-Isère (Drôme)

Jacquemart, patrimoine romanais, France 3    France 3 Rhône-Alpes, dans ses éditions du lundi 9 avril, à 19 h, et du mardi 10 avril, à 12 h,  a consacré un reportage à la mésaventure survenue à notre Jacquemart dont la tête s’est détachée du corps et s’est brisée sur les pavés, mercredi 4 avril. 

   Un événement malheureux pour un monument inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques sur lequel les journalistes voulaient avoir quelques explications. Le reportage diffusé sur France 3 Rhône-Alpes peut être visionné avec le lien http://rhone-alpes.france3.fr/info/romans-le-bonhomme-jacquemart-a-perdu-la-tete--73341801.html?onglet=videos - .T4hNR17k38t.facebook

Jacquemart, patrimoine romanais, France 3   A noter que la photo de la tête éclatée, diffusée dans ces reportages, montre une dégradation avancée du bois, résultant d'une absence d'entretien depuis plusieurs années. Une tête qui, depuis le mois de janvier, menaçait de tomber (voir notre blog du 15 janvier).

 Le journal du lundi 9 avril peut être visionné avec le lien : http://www.pluzz.fr/jt-19-20-rhone-alpes-2012-04-09-18h59.... Celui du mardi 10 avril, avec le lien : http://www.pluzz.fr/jt-12-13-rhone-alpes-2012-04-10-12h00...


09.04.2012

L'invitation égarée

Romans-sur-Isère (Drôme)mairie de Romans

   Depuis le mois de février 2012, la gestion du patrimoine historique de la ville de Romans est dévolue à l’adjointe "à la jeunesse, aux relations internationales et à la culture". Cette dernière, afin de mieux connaître les acteurs du patrimoine de notre cité, les avait réunis autour d’un café, samedi dernier, 31 mars. Cette initiative fort louable s’inscrivait dans le cadre de la démocratie participative visant à rapprocher les élus des citoyens.

   Un petit couac a cependant marqué cette réunion de bonne compagnie : par un malheureux concours de circonstances, dû certainement au malfonctionnement des services postaux, notre association n’a pas reçu l’invitation pour participer à ces sympathiques agapes matinales. Notre absence a donc perturbé l’ordre du jour de cette réunion et n’a pas permis à notre adjointe d’aborder les grandes questions sur le patrimoine de notre ville : dégradation accélérée de la maison du Mouton, absence de restauration des stations du Grand Voyage et du calvaire des Récollets, vol de tableaux dans la collégiale St-Barnard, vandalisme sur le kiosque et sur la chapelle du Repos de Marie, incendies dans l’usine Jourdan, manque d’entretien du Jacquemart, etc. Nous suggérons que les prochaines invitations nous soient communiquées par courriel : la poste française n’est plus ce qu’elle était !

08.04.2012

Ville de Romans : une tête est tombée !

Romans-sur-Isère (Drôme)

Jacquemart, patrimoine romanais   Mercredi 4 avril, en milieu de matinée, la tête de Jacquemart s’est détachée du mannequin et s’est fracassée sur le sol, au pied de la tour. Cet événement n’était pas imprévisible (et inévitable) car les élus de Romans et les services de la ville étaient informés depuis près de deux mois que la tête du bonhomme menaçait de se détacher. Nous l’avions en effet signalé, avec inquiétude, sur ce blog, dans une note publiée le 15 janvier dernier : nous n’avons pas été écoutés, rien n’a été fait : voilà le résultat !

  Le symbole même de notre ville, classé Monument historique, se retrouve décapité à cause d’un entretien insuffisant ; c’était une éventualité qu’aucun Romanais ne pouvait imaginer ! C’est pourtant arrivé ! A notre connaissance, la dernière fois que Jacquemart a perdu sa tête, pour les mêmes raisons, c’était voici … 150 ans ! 

   Le communiqué de la mairie toujours optimiste (Romans est le pays de Oui-Oui !) nous informe que tout est prévu pour fournir une nouvelle tête ! Fort bien ! Dans ce cas, il faut aussi refaire le buste de l’automate : va-t-on placer une tête toute neuve sur un buste qui a perdu ses couleurs et dont la peinture est écaillée ?

    Le malheur advenu au bonhomme Jacquemart est symptomatique de l’abandon dans lequel se trouve le patrimoine historique de Romans : dégradation accélérée de la maison du Mouton,  absence de restauration des stations du Grand Voyage et du calvaire des Récollets, vol de tableaux dans la collégiale Saint-Barnard, vandalisme sur la chapelle du Repos de Marie et sur le kiosque de la place Jules-Nadi, incendies dans l’usine Jourdan, vente de la Banque de France, etc …

   La pérennité du patrimoine ne peut pas être assuré par des actions ponctuelles qui se révèlent coûteuse, elle ne peut reposer que sur un entretien régulier, une attention constante et un programme à long terme de valorisation : c’est la leçon qu’il faut tirer de la mésaventure survenu à notre Jacquemart !

07.04.2012

Cette semaine dans "L'Impartial" : " Le Grand Voyage avant la Révolution française "

 L'Impartial, patrimoine romanais-péageois, Romans-sur-IsèreRomans-sur-Isère (Drôme)

   En cette semaine pascale, les catholiques célèbrent le Vendredi saint, jour de la l’arrestation, de la condamnation et de la crucifixion de Jésus, le Christ. Cet événement relaté par les Evangiles est appelé la Passion et comporte le « chemin de croix ». Les catholiques romanais la revivent à travers une procession, le Grand Voyage, qui aboutit au calvaire des Récollets, un site étonnant qui matérialise le lieu de la crucifixion.   .. ( à suivre dans L'Impartial daté du jeudi 5 avril 2012 )

01.04.2012

Romans, Vendredi 6 avril, Vendredi saint : le "Grand Voyage"

grand voyage, patrimoine romanais-péageois  Romans-sur-Isère (Drôme)

  Dans quelques jours, les catholiques retrouveront, avec le dimanche de Pâques, le fondement de leur foi, celle de la  « Résurrection » de « Jésus-Christ » crucifié le « Vendredi saint ». 

   A Romans, le jour du Vendredi Saint, les croyants ont la possibilité de revivre la « Passion du Christ » à travers un grand chemin de croix appelé « Grand Voyage » aboutissant au « Golgotha » où se dresse la croix, situé au « Calvaire des Récollets ». Des « stations » dispersés dans le centre historique, retracent les derniers jours de Jésus et les débuts du christianisme, de la « Cène » à  la « Pentecôte » ; un tel ensemble étant unique en France.

   Ce vendredi 6 avril, la procession partira à 5 heures du matin de la première station située côte Poids-des-Farines, pour se terminer au Calvaire des Récollets vers 7 h 30. La conception de ce « Grand Voyage » date du début du XVIè siècle, nous la devons à un riche marchand-drapier de notre ville, Romanet Boffin. A cette époque, le long et coûteux voyage à Jérusalem est devenu impossible avec l'occupation de la Ville sainte par les Turcs. De plus, c'est une période de renouveau pour la foi. Boffin conçoit alors d'offrir à ses compatriotes un « Chemin de Croix » de 14 stations telles qu'elles existent à Jérusalem : le vallon de la Presle reproduisant la vallée de Josaphat de Jérusalem (d'où l'escalier Josaphat), le plateau St-Romain étant le Mont des Oliviers (d'où la côte Montolivet). Par la suite, les stations et le Calvaire sont vandalisés ou abandonnés mais, chaque fois, les Romanais les reconstruisent. Le « Grand Voyage » actuel date, dans sa conception générale, des années 1820 ; il comporte 21 stations en ville et 19 dans l'enclos du Calvaire des Récollets.

Afin que chacun puisse effectuer seul le « Grand Voyage », nous vous proposons en pièce jointe et en téléchargement un plan localisant les 21 stations situées dans le centre historique SEHR Grand Voyage plan .pdf ). Le Calvaire des Récollets est fermés au public et ne peut être visité.