Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

SOCIÉTÉ D’ÉTUDES HISTORIQUES de Romans - Bourg de Péage - Patrimoine et Humanisme

  • Le général Etienne de Pouchelon (1770-1831), Baron de l'Empire.

    A découvrir dans le dernier numéros de la revue des Amis du Musée : notre article biographique sur le parcours exceptionnel  du Général Etienne de Pouchelon. Une riche carrière militaire sous l'Empire avec des campagnes militaires prestigieuses. Ce grand personnage pour notre histoire locale était aussi le propriétaire du château de Parnans, une élégante demeure dans la campagne romanaise.

  • Comparatif entre le Calvaire de Romans et la Jardin Calvaire de Carcassonne.

     La Société d'Etudes Historiques prépare dans le cadre du 500ème anniversaire du Calvaire des Récollets de Romans un comparatif entre le Calvaire de Romans et celui de Carcassonne. Certains éléments historiques, topographiques, décoratifs et architecturaux permettent de comparer les deux monuments. Ce jardin Calvaire comporte en outre les stations dans son enceinte, une chapelle du Saint-Sépulcre aménagée sous le Golgotha. D’un intérêt à la fois botanique, historique et religieux, ce jardin, a inspiré le poète Jean Lebrau qui le décrit ainsi : « un jardin biblique de cèdres, de lauriers, de cyprès et de buis, sous lesquels la Semaine Sainte s’étoile de rouges anémones, tandis que l’arbre de Judée répand aux buis comme une sanglante rosée.. ».

    En 1802, Après la « tourmente » révolutionnaire et la mise en place du Concordat les prêtres se soucient, avant tout, de réorganiser la vie religieuse dans les paroisses. Outre les sermons prononcés dans les églises, l’érection et la restauration des croix de mission et des calvaires constituent les bases de la « reconquête » d’un « terrain » parfois laissé en friche pendant plusieurs années.

    C’est dans ce contexte que le 1er septembre 1825, l’évêque de Carcassonne, Mgr de Saint-Rome-Gualy, signe une ordonnance créant une association dénommée « Société du Calvaire », avec pour objectif de développer, avec le culte de la Croix, la foi des diocésains. Au mois d’octobre suivant, il est prévu « d’ériger un calvaire dans l’emplacement du Bastion du moulin ». Pour quelles raisons le choix du lieu s’est-il porté sur l’ancien bastion sud-ouest de la bastide ? En fait cet endroit, propriété du chanoine Jean Cazaintre, a été cédé par ce dernier pour la construction du calvaire. Sa tombe se trouve dans le jardin du calvaire.

    Le plan du calvaire est réalisé par l’architecte de la ville Jean-François Champagne ; la construction est confiée à Jean-Baptiste Fournial, maçon. Le 10 mai 1826, il est bien précisé que « le calvaire ayant déjà pris sa forme, et le jardin des oliviers étant formé, il convenait qu’on y fit une plantation d’oliviers et que l’enceinte intérieure de tout le local dudit calvaire fut complantée de cyprès et autres arbres convenables à l’ornement de ce lieu ».Outre les monuments des stations ainsi que les grandes croix, il est prévu l’édification d’une chapelle, représentation du Saint-Sépulcre, en prenant pour base la tour de l’ancien moulin. Les murs de l’oratoire sont ornés de « peintures à la fresque ».

    C’est en 1833 que le chanoine Gamel « fait élever à ses frais une station pour compléter le calvaire ». En 1900, à la demande de plusieurs membres du conseil municipal, le bastion est menacé de destruction ; cependant les vives réactions provoquées par ce projet sauvent les anciennes murailles et le calvaire.

    Après quelques semaines de rénovation en 2011,  le jardin du Calvaire devient accessible au public.

  • Exposition de la Sehr :"L'histoire des travaux de rénovation du Calvaire des Récollets."

    Dans le cadre du programme du 500ème anniversaire du Calvaire des Récollets, notre association consacre sa première  exposition à l'histoire des travaux de rénovation de ce monument historique depuis 1943. La création de l'Association des Amis du Calvaire en 1967 fut à l'origine d13575804_10201890373657568_514599900287358939_o.jpgu regain d'intérêt pour le site du Calvaire. Cette exposition est visible à la collégiale Saint-Barnard jusqu'au 30 septembre.

  • Visite d'une association grenobloise

    Vendredi 20 mai nous avons reçu l'association Patrimoine et Développement du Grand Grenoble pour une visite du centre historique, de la Collégiale Saint-Barnard et du Calvaire des Récollets, avec une visite du chantier. Une journée agréable et appréciée des visiteurs.

  • Chemin de Croix du Grand-Voyage 2016

    Hier matin très belle procession du Chemin de Croix dit du Grand-Voyage présidée par Mgr Michel, Évêque de Valence dans les rues de Romans. Départ à 5 heures du matin comme chaque année, avec plus de 500 personnes. Rappelons qu'il s'agit cette année du 500ème anniversaire du Chemin de Croix et du Calvaire des Récollets, dont d'importants travaux de restauration pour plus de 600 000€ commencent en avril à l'initiative de la municipalité romanaise. Une bonne chose pour ce site classé Monument Historique, un élément majeur du patrimoine romanais laissé à l'abandon faute de volonté politique pendant trop longtemps.

  • Bilan des Journées du Patrimoine 2015

    Beau succès pour les Journées du Parimoine et notre visite commentée dimanche après-midi des cours d'hôtels particuliers proposée par la Société d'Etudes Historiques, avec 130 participants.

    JEP2.jpg

    JEP.jpg

     

  • Prochaine visite avec la Société d'Etudes Historiques de Romans Bourg-de-Péage

    Samedi 1er août visite guidée du centre historique de Romans et des cours d'hôtels particuliers renaissance, dans le cadre de la programmation Romans ville d'art et d'histoire.image.jpg
     
    Rdv à 15h au pied de Jacquemart. Participation : 5€ par personne.
     
    Contact : 06 52 8246 71
     

  • Visite aux lampions avec la société d 'études historique de Romans Bourg de Péage

    Visite aux lampions du 24 juillet avec une douzaine de personnes pour découvrir le centre ancien.
    Un succès à renouveler.
    Retrouvez nos prochaines visites dans le programme de ville d'art et d'histoire.

  • L Histoire du Baron Robert Motte

    IMG_0854.JPGCHRONIQUE DE L’ASSOCIATION SOCIETE D’ETUDES HISTORIQUES DE ROMANS

     

    L’histoire du baron Robert MOTTE (1754-1829), Général de Napoléon.

     

    L’histoire de Romans recèle des pans entiers qui n’ont jamais été étudiés par les historiens. L’histoire des généraux romanais du Premier Empire est connue : Pouchelon, Cogne, Nugues, mais celle du Général Robert Motte est méconnue. A Romans une seule trace demeure de lui : une épitaphe au détour d’une allée dans le cimetière de Romans. « Général R. Motte Maréchal de Camps (1754-1829) ». Qui est ce personnage ? Pourquoi est-il méconnu ? Ce romanais d’adoption est pourtant un contemporain de ces hauts dignitaires du Premier Empire. Sa carrière militaire qui s’est surtout déroulée sur les théâtres d’opérations intérieures, se confond avec l’histoire mouvementée de la France pendant cette période. Il est le fils de Nicolas Motte, marchand et de Marie Dupont. C’est dans le Calvados, à Notre-Dame de Fresney, qu’il naquit en 1754 et il y passera toute son enfance. A 20 ans, le 20 avril 1774, il s’engage dans l’armée, et est intégré au régiment du Vivarais. Il achète un congé le 19 juillet 1780 et passe en mai 1780 au 51ème Régiment d’Infanterie en qualité de simple soldat. Deux années plus tard, en 1782, le soldat Motte passe au grade de caporal. Son avancement se poursuit. Sergent en 1783, sergent Major en 1786 en enfin adjudant sous-officier en 1791, puis sous-lieutenant et lieutenant en 1792. En 1792, il est incorporé à l’armée d’Italie, en tant quecapitaine adjudant majorau 51ème régiment de ligne, puis est nommé capitaine adjoint à l’Etat major général. Lors d’une bataille du 12 juin 1793, le militaire est très grièvement blessé par deux coups de feu dont l’un lui traverse le bras droit au dessous de l’épaule. Il participa aux combats de Gilet, d’Utelle, Figarette, Castel, Gineste, sous les ordres du général Dugommier ou du général Masséna. Le général Dugommier l’appela au siège de Toulon où il est promu adjudant général. Le 1er Germinal de l’An II il passe à l’armée des Pyrénées Orientales et est promu général de brigade le 4 prairial An II (22 avril 1794). . Le 20 germinal An III, Robert Motte épouse Catherine Marie Perron née à Tournon le 20 décembre 1775. C’est à cette date que l’on peut estimer qu’il fixe sa résidence familiale à Romans. Jusqu’à la paix d’Espagne, le général Motte continue de servir dans l’Armée des Pyrénées Orientales. Il occupe le poste de commandant de la place de Perpignan en 1795. Il est grièvement blessé d’un éclat d’obus à la hanche droite lors de la bataille du 27 brumaire An IV, qu’il qualifiera de « tombeau des Français » dans sa correspondance. Lors de la bataille du 30 Brumaire il combat contre des forces quintuples en nombre, mais contribue vivement au succès de cette journée. Motte raconte lui-même comment il a poursuivit l’ennemi et assiégé la citadelle de Rose, pendant 65 Jours. Les généraux Dugommier et Pérignon demandent pour lui le grade de général de division. Le comité militaire accepta sa nomination, mais il n’y avait pas d’avancement dans le corps de l’armée pour cette année. L’armée des Pyrénées prend alors le nom d’Armée du Midi, son quartier général est à Nîmes. C’est donc dans cette ville que le général Motte se fixe. Son rôle va désormais se cantonner au maintien de l’ordre à l’intérieur du pays. La France en cette période instable post-révolutionnaire est en proie au brigandage et au vandalisme. Fin Vendémiaire An V, une insurrection éclate à Avignon au cours de laquelle plusieurs militaires perdent la vie. Le général et le commandant militaire se réfugient à Cavaillon. Pendant 3 jours 30 000 gardes nationaux et militaires se rendent à Avignon. Motte y est envoyé à la tête de 6000 hommes de troupes d’élite et l’artillerie. Il rétablit l’ordre avant l’arrivée du reste de la troupe, sans effusion de sang. Rentré au quartier général il est rappelé peu de temps après pour juguler une insurrection qui éclate à Montpellier.

     

    L’histoire du Baron Robert MOTTE (1754-1829), Général de Napoléon. (Fin)

    A la tête de 1200 hommes et 2 pièces d’artillerie le Général marche sur sa ville. Il indique qu’à son approche les révoltés « disparaissent ». La nuit suivante, après son entrée dans la ville, il fit cerner les faubourgs, désarmer les malfaiteurs et arrêter quelques centaines de déserteurs qui servaient d’appui aux factieux, selon son récit. Cette capacité à maintenir l’ordre est reconnue par l’Etat Major militaire. Le 15 ventôse, Motte reçoit l’ordre de prendre le commandement des départements du Gard, de la Lozère, de l’Ardèche et de la Haute-Loire, à la tête de 300 soldats. Une bande de 300 brigands prit de force la garnison de Bargeac, faisant prisonnier des soldats et massacrant les officiers. Motte intervient, arrête des brigands, et prévient le maire de Monpezat qu’ils marchent sur sa ville. Grâce à son alerte la garde nationale de cette ville prend les armes et peut se défendre. Le lendemain le général Motte poursuit ce qui restait de cette bande dans la neige des montagnes. L’ordre rétabli, Motte est envoyé dans l’armée active, celle des Alpes. Le 18 octobre 1797 il est employé dans le 9ème Division Militaire lorsqu’il reçoit l’ordre de rejoindre l’Armée d’Italie. Motte croise le général Bonaparte. Il sert directement sous ses ordres dans la division du général de Massena. Motte est témoin de la grande Histoire de France. Bonaparte, général de l’armée d’Italie, lui témoigne alors sa satisfaction pour sa conduite exemplaire lors des combats de Trévise, .Après le traité de Campo-Formio, il reçoit l’ordre d’aller reprendre le commandement des départements qu’il a déjà commandés et qui sont depuis livrés de nouveau aux exactions des brigands. Des gendarmes y avaient été égorgés. Son passage dans l’armée d’Italie durera de Floréal an VII jusqu’à la fin de l’An VIII. Pendant les cinq années suivantes jusqu’en l’An XIII Motte commande successivement les départements du Vaucluse et des Bouches du Rhône. Le militaire est promu chevalier de la Légion d’Honneur, le 11 décembre 1803, puis commandeur l’année suivante, et enfin maréchal de camp (général de brigade). En décembre 1806, le général Motte reçoit l’ordre du prince de Neuchâtel et de Wagram de prendre le commandement du département du Finistère. Le climat humide et salin est impropre à ses blessures. Il est souvent alité. Lors de ses courts séjours à Romans, il est soigné par son médecin, Pierre Antelme, chirurgien de l’hôpital, et beau-frère du sénateur Dedelay d’Agier. Ce dernier atteste dans une lettre que le général «  est atteint d’une douleur très vive dans l’articulation du bras droit » où « il a reçu un coup de feu qui a fracassé la tête de l’humérus ». Le 4 décembre 1806 il passe à la 8ème Division militaire, puis à la 13ème division et enfin le 24 janvier 1811 Motte est affecté à la 7ème division militaire. Cette même année 1811, son épouse adresse une lettre au général de division la Roche pour indiquer que son mari est dans l’impossibilité de faire la conscription du département de la Drôme. Robert Motte est anobli par l’Empereur et prend le titre de baron de l’Empire le 24 Février 1812. Le 10 juin Napoléon l’appelle à gouverner le département du Taro. Ce département en Italie, fait partie du Grand-duché de Parme où règne le Grande Duchesse Eliza Bonaparte sœur de Napoléon. La carrière du général Motte se termine donc par ce poste prestigieux. A Romans le général Motte possède sa maison d’habitation à l’angle du quai Ulysse -Chevalier et de la rue Merlin, et une propriété aux Ors. Il est admis à la retraite en 1813 avec une solde de 3200 Frs et passe à Romans près des siens le plus clair de son temps. Remis en activité, le 15 avril 1814 le général est appelé par l’empereur à gouverner le département de l’Isère. Pendant la campagne de France et chute de l’Empire, Motte est à Paris, fidèle de Napoléon et du premier cercle autour de l’Empereur déchu. Il l’accueille à Lyon lors de son retour de l’Ile d’Elbe, avec les généraux Chabert et Parmentier. Avec l’Empereur et ses plus proches compagnons, il marche jusqu’à Paris. Ce sont les Cent Jours. Pendant cette période un autre contemporain de Motte, le comte Dedelay d’Agier, sénateur, rallie lui aussi Napoléon. Mais la démarche du généralMotte est empreinte d’une fidélité toute militaire et pas d’un opportunisme politique. Sa maison de Romans a été pillée par les Autrichiens et les royalistes, « ils ont pillé ma maison comme Napoléoniste patriote, ma femme et mes enfants se sont enfuis je n’ai aucune nouvelle. » Comme de nombreux dignitaires de l’Empire; Motte appartient à la Franc-Maçonnerie. Ses descendants racontent volontiers l’anecdote selon laquelle il avait fait décorer sa maison des Ors avec des symboles maçonniques dessinés dans la marqueterie des parquets. Pour le moins gênée par ce décor peu commun, sa famille s’empressait de recouvrir le sol de tapis lorsqu’elle recevait des amis, pour dissimuler ces décors ! Selon nos informations, ils sont toujours en place. Le général Motte cesse définitivement ses fonctions militaires le 1er septembre 1815. Il termine sa vie bourgeoisement, en tant que conseiller municipal de la ville de Romans, sous les règne de Louis XVIII et Charles X, Il meurt à Romans dans sa maison du quai Chevalier, le 30 Mai 1829, à l’âge de 75 ans. Sa propriété des Ors et sa tombe au cimetière de Romans sont toujours visibles. Ainsi s’achève l’histoire de ce personnage romanesque oublié, qui comme les autres généraux de l’Empire mériterait, pour honorer sa mémoire, qu’un rue de Romans porte son nom.

     

     

    Benjamin MISSUD.

     

     

  • Fête de l'eau

    Belle journée pour la fête de l'eau le 24 mai, avec une quinzaine de
     
    9a8f2306a0edd095a87da6d09d0b7230.jpg personnes pour les visites de la Martinette et des Fontaines.
     
    L'occasion de découvrir la ville sous un autre angle au fil de l'eau.
     
    Merci aux services de la ville de Romans pour l'organisation.
     
    Une belle initiative à renouveler !

  • le petit Train

    safe_image.jpgPour visiter le centre historique et découvrir le patrimoine de Romans

     

    Afin de dynamiser le centre historique et de proposer de nouvelles animations touristiques, la Ville et l'Office du tourisme ont mis en place un petit train touristique. Ce petit train qui comprend une locomotive et trois wagons (soit 60 à 72 places assises) aura une vocation à la fois patrimoniale et commerciale.

     

    Le circuit en boucle part de l'office du tourisme, avenue Gambetta, et passe par les incontournables en matière de patrimoine : le musée de la chaussure, la collégiale Saint-Barnard, les quais, la côte des Chapeliers et le belvédère, la tour Jacquemart.

     

    Les passagers bénéficient d'une visite commentée. Le petit train fonctionne du lundi au samedi, de 10h30 à 12h et de 14h à 18h avec un départ environ toutes les 45 minutes, soit de l'office du tourisme, soit de la place MauriceFaure à proximité de la collégiale Saint-Barnard. Le parcours dure 30 minutes.

     

    Le tarif est de 6 euros pour les adultes

                        3 euros pour les enfants

                        5 euros pour les groupes

     

    Les réservations sont gérées par l'office du tourisme : contact@romans-tourisme.com

                                                                                tél 04 75 02 28 7204 75 02 28 72

  • Visite du centre Historique

    a37cd89280424142e4b1bfa13e503942.jpg
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    aad284b8474787e93c252b2dabd9b5c0.jpg

    Ce dimanche 15 mars la SEHR a organisé une visite guidée du centre historique de Romans. Une dizaine de personnes à l'écoute du guide passionnant pour un moment convivial et culturel de flânerie dans le centre ancien.
     
    Prochaine visite le 11 avril  à14h30 Visite du Grand Voyage et du Calvaire rdv Côte Poids des Farines.
  • Pour Une Restauration de la Tombe D'Auguste Bouvet

    Pour une restauration de la tombe d’Auguste BOUVET

     

    En 2011 nous avions signalé à la ville l’état de non entretien de la tombe d’Auguste Bouvet au cimetière de Romans. Cet élégant monument est composé d‘un buste en bronze signé du sculpteur Chabre-Biny datant de 1903 et d’une stèle en forme d’Obélix portant les armes de Romans en sont sommet et une représentation du travail sur son socle

     

    L’homme qui est inhumé ici fut une grande figure romanaise il légua une somme importante permettant de construire selon son souhait l’école pratique dad64c44d21a0852e4e1e4f677edf9639d.jpgns la rue qui porte son nom..

     

        Lorsque son décès à Lyon, le 15 février 1902, est connu dans notre ville, l’émotion est sincère. En signe de reconnaissance, le 1er mai, le conseil municipal de Romans décide d’élever au cimetière un mausolée et de donner son nom à une rue. Raphaël Dorne, architecte de la ville, est chargé du projet et fournit les dessins du monument.

    Des sculpteurs sont sollicités. C’est finalement Auguste Chabre-Biny, qui est retenu en avril 1903 ; voici les termes de son contrat avec la ville conservé aux archives communales de Romans. « Le monument sera en pierre des carrières de l’Echaillon premier choix, traitée avec toute la perfection possible, sans joint vertical apparent pour la pyramide et le socle. La plinthe moulurée sera en pierre de Ruoms ou de Chomérac finement bouchardée, le buste sera en Bronze. Le tout taillé, bouchardé avec ciselures polies et parties sculptées. Sont également comprises les fondations qui formeront caveau pour un seul cercueil. Le tout sera fourni, livré et mis en place pour que l’inauguration puisse avoir lieu le 30 août prochain (1904) Le prix est fixé à 5850 francs ». 

     

       Le 7 mai 1903, le conseil municipal approuve l’édification du monument proposé qui est terminé dans les temps. Aujourd’hui ce monument mérite une restauration et une plus importante mise en valeur.

  • LA VIE DU DOCTEUR FRANCOIS EYNARD

    eynard_francois0724r3.jpgLa SEHR vient de publier dans le bulletin de l'Association des Richaud et Bouillane, un article consacré à la vie du Docteur François Eynard (1874-1949), Sénateur-Maire de Bourg-de-Péage , maire de 1929 à 1944, conseiller général du canton de Bourg-de-Péage. Socialiste, il mena une politique en faveur des plus défavorisés, humaniste il n'hésitait pas à soigner les plus pauvres gratuitement dans sa clinique ouverte au début des années 1920 près des quais rue Alibate. Accusé de haute trahison par l'armée française en juin 1940, il avait simplement voulu demander sur le Pont-Vieux détruit, aux allemands, de ne pas bombarder Bourg-de-Péage l'armistice allant être signé. Il fut relaxé en Cour Martiale à Marseille. Ayant subit un calvaire et un traitement de prisonnier alors qu'il était âgé, les Péageois lui ont érigé de son vivant un buste financé par souscription publique, et inauguré par lui-même dans le jardin des Minimes en 1941 pour lui témoigner leur attachement..

  • EGLISE DE BOURG DE PEAGE ,La sépulture de Noble Jacques de Banne

    c88e7c5eff5e646144432654fa2d3e90.jpgDans l'église de Bourg de Péage, la

     

    sépulture de noble Jacques de

     

    Banne, chevalier,

     

    sieur de la Tour de la Bâtie (1707-

     

    1776).

     

     

     

    Les registres paroissiaux de Bourg

     

    de Péage mentionnent, à la date du

     

    5 novembre

     

     

    1776, l'inhumation de messire

     

    Jacques de Banne en la chapelle

     

    Notre-Dame du Saint

     

    Rozaire de l’église paroissiale.

     

    Jean Antoine Arnoux Peronnier,

     

    curé de Saint Barnard, était

     

    notamment présent à sa

     

    sépulture.



    Le chevalier de Banne venait du

     

    château de la Bâtie Tour du Vère, à

     

    Mirmande.



    Au XVIème siècle, son ancêtre

     

    Jacques de Banne, premier du

     

    nom, passa du Vivarais

     

    en Dauphiné, par suite de son mariage en 1530 avec Louise de Bayle qui lui apporta en

     

    dot la terre de la Bâtie Tour du Vère.



    La maison de Banne en Dauphiné était issue d’une branche cadette d’une famille des

     

    plus anciennes et plus considérables du Vivarais.

     

     

    Cette famille tire son nom du château de Banne et est connue par actes et chartes

     

    authentiques depuis le mois d'août 1181.



    Dans les dernières années de sa vie, Jacques de Banne avait fait sa résidence ordinaire

     

    à Bourg de Péage.



    La mention du baptême de deux de ses trois enfants naturels figure sur les mêmes

     

    registres : Marie Magdelaine en 1770 et Augustin de Banne de la Tour en 1772.

     

    Jacques, son fils aîné natif aussi de Bourg de Péage, avait été baptisé en l’église Notre-

     

    Dame de Mours-Saint-Eusèbe en 1768.

     

    Marie Magdelaine mourut en bas âge et fut inhumée dans l’église de Bourg de Péage

     

    en la tombe de ladite chapelle Notre-Dame du Saint Rozaire en 1771.

     

     

    Il était de tradition que les nobles se fassent inhumer dans les églises, mais il s'agit des

     

    deux seuls cas à notre connaissance dans l'église paroissiale de Bourg de Péage,

     

    construite en 1689.

     

    Le sol de l'église ayant été entièrement remanié dans les années 1950, il n'y a pas

     

    aujourd’hui de trace visible de ces sépultures dans l'église.

     

    Le chevalier de Banne trépassa à Bourg de Péage le 4 novembre 1776 et l'église

     

    paroissiale est sa dernière demeure, rejoignant ainsi sa fille, Marie Magdelaine.

     

    Nos remerciements à M. Emeric Ardisson, descendant de Jacques de Banne.

  • La Maison Forte de Chalaire

    3193843710.jpg 

       Pour toute recherche historique, la première piste est de vérifier si des études, des articles ou des ouvrages n’ont pas déjà été publiés sur ce sujet (c'est établir une bibliographie). La consultation du de ce bulletin sont consultables aux archives communales de Romans Bulletin de la société d’archéologie et de la statistiques de la Drôme, édité depuis 1866, est incontournable : lesnuméros . Pour des sources originelles, il faut se plonger, avec patience et méthode, dans les fonds anciens des archives communales de Romans ou des archives départementales de la Drôme.

      Pour débuter cette étude, voici un court historique sur la maison forte de Chalaire.

       Placé au carrefour entre deux routes et la rivière, c’est un site qui présentait déjà cette configuration au Moyen-Âge.  L’une des routes, nord-sud, suit le cours de la Savasse et mène de Romans à St-Donat, et de là à Vienne ; l'autre, est-ouest, coupe cette route sur la Savasse. Dans les actes anciens, cette dernière est appelée « la chaussée de Pierre », il s’agit de l’ancienne route romaine, la « Méyane », partant de Tain (ou Châteauneuf-d'Isère) pour aboutir à Grenoble et passant notamment par Monteux, Mours et Génissieux. La première mention de « Chalaire » se trouve dans le « cartulaire de Saint-Barnard » : vers la fin du XIe s, un certain Pierre de Colerio (Chalaire) et sa femme donnent à « l'abbaye » de Romans (la collégiale St-Barnard), la moitié d'une « mense » (des terres avec leurs habitations) située dans la  « villa de Colerio » (le domaine de Chalaire).

       Jusqu'au XIVe s, les sources deviennent silencieuses. La terre de Chalaire dépend alors de la seigneurie de Peyrins. En cette fin du Moyen-Âge, on voit alors apparaître dans les actes, une famille originaire de Mours, la famille Arthod qui semblent donner les premiers seigneurs à Chalaire. Le dauphin (le prince du Dauphiné) leur aurait inféodé cette terre qui passe ensuite à la famille des Vallin. Vers 1450 un autre seigneur est cité : Pierre de Camprémy, trésorier général du dauphin  Louis, futur roi de France Louis XI. Louis, en conflit avec son père, le roi Charles VII, se retire en Dauphiné et vient souvent à Romans et à Chalaire, entre 1450 et 1455, signant dans la maison-forte plus de vingt « ordonnances ». Le donjon carré de l’époque, de 14 m de haut et de 6 à 7 m de large, est celui que l’on peut encore voir aujourd’hui.

       A la fin du XVe s, le domaine de Chalaire retourne à la famille Vallin qui le conserve jusqu'au milieu du XVIIe s, il est alors vendu à Joachim de Falcoz. Son fils Alexandre cède l'ensemble, en 1683, aux religieuses ursulines de Romans. Au début de la Révolution française, leurs biens sont vendus. En janvier 1791 : la maison-forte est acquise par Pierre Ithier avec quelques terres autour. Vers 1850, ses héritières, Annette et Marie Ithier, en font donation à la communauté de Sainte-Marthe de Romans.