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SOCIÉTÉ D’ÉTUDES HISTORIQUES de Romans - Bourg de Péage - Patrimoine et Humanisme - Page 4

  • Romans (Drôme) / Première visite commentée de la saison : le ruisseau de la Martinette

     Romans (Drôme) .

     martinette, dauphiné libéré, laurent jacquot, romans patrimoine, romans historique, été du patrimoineAvec la prochaine arrivée du printemps, la Société d’études historiques de Romans reprend ses visites commentées du patrimoine de Romans et de Bourg-de-Péage.

    En partenariat avec l'association " ACC26 (Agir contre le cancer 26) " et dans le cadre de "Mars bleu", la SEHR propose  dimanche 16 mars, « La Martinette, un ruisseau domestiqué par les Hommes ».

    Ce ruisseau, aujourd'hui destination privilégiée pour d'agréables promenades, témoigne du travail des hommes du Moyen Âge pour domestiquer l’eau. Rendez-vous à 14 h 30, au pont sur la Savasse, rue Louis-Le-Cardonnel (circuit de 2 h environ).

     Pour toute information : 04.75.02.92.82.

  • Cette semaine dans " L'Impartial " / Il était une fois : le « Grand Café Glacier »

      bruno larat,résistance,guerre mondiale,jean moulinRomans (Drôme)

     A l’angle de la petite rue Jacquemart et du cours Pierre-Didier, se dresse une façade singulière agrémentée d’une marquise surannée. Depuis 2006, le bâtiment abrite une agence immobilière mais ses origines s’inscrivent dans les bouleversements économiques du XIXè qui changèrent la physionomie du quartier. Son histoire nous renvoie à l’époque où s’élevait en ce lieu, du XIVè au début du XIXè, la porte Jacquemart et le second rempart (à l’origine du nom de la rue des Remparts-Jacquemart). Le bâtiment en question se trouve à l’emplacement d’un fossé sec, jouxtant la porte fortifiée qui ferme la petite rue Jacquemart. A la fin de 1840, le conseil municipal décide de démolir les remparts ...(à suivre dans l'édition de L'Impartial datée du jeudi 20 février 2014)

     

  • Cette semaine dans " L'Impartial " : " Un fait divers sous l'Ancien Régime : le duel de 1769 "

     

      bruno larat,résistance,guerre mondiale,jean moulinRomans (Drôme)

     Le sémiologue Roland Barthes a analysé le fait divers comme « une information totale, ou plus exactement, immanente; il contient en soi tout son savoir : point besoin de connaître rien du monde pour consommer un fait divers; il ne renvoie formellement à rien d'autre qu'à lui-même ». Cette analyse peut s’appliquer à une singulière histoire romanaise : tout commence le 18 juillet 1769. Ce jour-là, à l’aurore, dans les fossés du rempart près de la porte Bistour, deux hommes s’affrontent en duel, à l’épée, l’un se nomme Jacques-Thomas-Lambert Suel-Béguin, et l’autre François Reymond-Merlin du Cheylas. Le premier est tué par le second et gît bientôt sur le sol ...(à suivre dans l'édition de L'Impartial datée du jeudi 6 février 2014)

     

  • Romans (Drôme) / Un témoignage sur la Seconde Guerre mondiale à Romans

    Romans (Drôme)

     gabriel garran, juif, déportation  L’ouvrage que nous présentons aujourd’hui est un témoignage sur les heures tragiques vécues pendant la Seconde Guerre mondiale par un jeune garçon de confession juive, Gabriel Garran, qui, pendant une année, est hébergé et protégé de la déportation par des Romanais dont Madeleine Giraudier. Cet ouvrage chargé d’émotion dresse également un tableau rare de la vie dans notre ville et à St-Michel-sur-Savasse, en 1943 et 1944.

     Metteur en scène, poète, Gabriel Garran a fondé le Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, le Théâtre international de langue française, puis le Parloir contemporain.

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     Géographie française

    « Le destin commande de vivre, parfois impérieusement. Alors que son père est arrêté puis déporté à Auschwitz et que sa mère échappe de peu à la rafle du Vél' d'Hiv, Gabriel, treize ans, entre malgré lui dans la clandestinité. Ce petit Parisien, fils d'immigrés polonais, qui a grandi entre Belleville et Ménilmontant, entame une vie d'exil dont les étapes s'inscrivent dans la «géographie française» pour échapper à la persécution. Commence alors pour lui le temps de la survie. Passant la ligne de démarcation le jour où les Allemands envahissent la zone libre, il change de nom, se retrouve au rythme de ses déracinements bûcheron, trieur de clous, livreur en triporteur et finit la guerre gardien de chèvres au pied du Vercors. Ce roman de formation dans lequel Gabriel Garran évoque une initiation à la fois affective, littéraire et politique est un magnifique témoignage que nous livre ce grand homme de théâtre ».

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  • Cette semaine dans " L'Impartial " : " L'école primaire, rue Jacquemart "

      bruno larat,résistance,guerre mondiale,jean moulinRomans (Drôme)

     Au 31 rue Jacquemart, se dresse un majestueux portail en fer forgé. Chacun de ses deux battants porte un médaillon rehaussé par des allégories (un cahier ouvert, une plume compas), sur lequel sont gravés des noms (Cheynel architecte, Mermet constructeur), une date (1885), des inscriptions (l’article 7, enseignement gratuit laïque obligatoire). Ce portail témoigne d’une époque, celle de la construction, à Romans, de la première école primaire et laïque, de filles en la circonstance. Tout commence à l'avènement de la IIIème  République, en 1871, avec la nomination comme maire, du radical Joseph Savoye...(à suivre dans l'édition de L'Impartial datée du jeudi 23 janvier 2014)

     

  • Cette semaine dans " L'Impartial " : " Le monument aux morts de Bourg-de-Péage "

      bruno larat,résistance,guerre mondiale,jean moulinRomans (Drôme)

     Le monument aux morts de Bourg-de-Péage se trouve dans le cimetière, au fond de l’allée principale. Il est l’œuvre de la municipalité du socialiste Charles Ducros, marchand de vin, maire de 1919 à 1929. Cinq des enfants de Bourg-de-Péage tombèrent durant la guerre de 1870, mais faute de moyens, aucun monument ne leur sera dédié. La mort de 210 combattants péageois pendant la guerre de 1914-1918 fut à l’origine de la décision de bâtir un monument à leur mémoire. Les cérémonies du 11 novembre 1919 se déroulent au cimetière devant les tombes du carré militaire. L’année suivante, lors des commémorations du 11 novembre 1920, le maire, Charles Ducros annonce la constitution d’un comité qui a pour objet de s’occuper de la construction « d’un monument aux morts ».... (à suivre dans l'édition de L'Impartial datée du jeudi 9 janvier 2014).

  • Il y a 100 ans : la loi sur les monuments historiques

    Bon anniversaire ! La loi relative aux monuments historiques est aujourd'hui en vigueur depuis 100 ans. Promulguée le 31 décembre 1913, synthèse de lois antérieures, elle constitue à ce jour le fondement du dispositif de la protection et de la conservation du patrimoine monumental et mobilier français.
    La Direction régionale des affaires culturelles de Rhône-Alpes est chargée de son application dans notre région.

    Site internet officiel :

    Pour en savoir plus sur la loi de 1913 :

    Bon anniversaire ! La loi relative aux monuments historiques est aujourd'hui en vigueur depuis 100 ans. Promulguée le 31 décembre 1913, synthèse de lois antérieures, elle constitue à ce jour le fondement du dispositif de la protection et de la conservation du patrimoine monumental et mobilier français.
La Direction régionale des affaires culturelles de Rhône-Alpes est chargée de son application dans notre région.
Site internet officiel : www.culturecommunication.gouv.fr/Regions/Drac-Rhone-Alpes
Pour en savoir plus sur la loi de 1913 :www.culturecommunication.gouv.fr/Disciplines-et-secteurs/Monuments-historiques/Centenaire-de-la-loi-de-1913

  • Cette semaine dans " L'Impartial " : " Noël au fil des siècles "

      bruno larat,résistance,guerre mondiale,jean moulinRomans (Drôme)

     La mémoire collective et les archives nous ont laissé peu de témoignages sur les coutumes qui se rattachaient à Noël, avant le XIXe s, dans la ville de Romans. Ces fêtes de Noël qui, en patois romanais, s'appelaient « Chalenda ». Cependant nous savons qu’après l'installation du Jacquemart en 1429, « le garde de l'horloge » était rétribué pour faire sonner la cloche lors des événements importants, notamment à Noël. Les chants revêtaient alors une grande importance. Les chants de Noël en patois commençaient le premier dimanche de l'Avent et continuaient pendant les trois dimanches suivants, d'autres commençaient à la messe de minuit et duraient jusqu'à l'Epiphanie. ... (à suivre dans l'édition de L'Impartial datée du jeudi 26 décembre 2013).

  • Romans (Drôme) / Le patrimoine architectural de Romans : … connais pas !

     Romans (Drôme)

       Notre association a reçu dernièrement une publication du conseil régional, Affaire d'Etat ... affaire de tous, la protection du patrimoine en Rhône-Alpes, dressant le bilan de 100 ans de protection du patrimoine dans la région Rhône-Alpes.

    patrimoine romanais, laurent jacquot   Premier et triste constat : pas un mot sur la ville de Romans et son patrimoine architectural ou historique ! Un nouveau camouflet pour notre ville … qui doit nous inciter à être encore plus combatifs pour sauvegarder et valoriser notre héritage culturel et ses valeurs.

       Les intervenants sollicités par les auteurs de cette brochure reprennent l’argumentaire que nous avançons depuis des années sur la place du patrimoine dans l’équilibre et le développement d’une société, un argumentaire qui s’appuie, comme nous le faisons, sur la vision humaniste de Victor Hugo. Le président du conseil régional, Jean-Jack Queyranne, signe la préface dont nous partageons la conclusion : « […] la question du patrimoine, loin de relever du seul domaine de l’histoire ou de l’histoire de l’art, interagit fortement avec d’autres grands enjeux de la politique publique, qu’il s’agisse, par exemple de la cohésion sociale ou du développement local. Aussi-faut-il se réjouir que […] le plus grand nombre de nos concitoyens puissent être sensibilisés à ce qui relève de notre responsabilité commune». Et de citer Hugo : « [disons] au gouvernement, aux communes, aux particuliers, qu’ils sont responsables de tous les monuments  nationaux que le hasard met dans leurs mains. Nous devons compte du passé à l’avenir ».

      Quelques pages après, le texte introductif de la brochure souligne que « désormais la protection du patrimoine fait intervenir aux cotés des experts et de l’autorité administrative, les citoyens eux-mêmes, via les assemblées territoriales qui les représentent ou dans le cadre plus informel du mouvement associatif », une évidence dont la mairie de Romans devrait s’inspirer.

  • Romans (Drôme) / Où est passée la madone de la rue Pêcherie ?

     Romans (Drôme)

    madone, rue pêcherie, laurent jacquot   Les atteintes au patrimoine ne portent pas toujours sur des bâtiments (la chapelle du repos de Marie défigurée en est le dernier et malheureux exemple) mais sont souvent plus sournoises : c’est ce qui est arrivé à l’une des madones placée dans une niche à l’angle des rues Pêcherie et du Fuseau.

      Cette madone témoignait du culte mariale né au début du XVIè siècle et qui fut ravivé dans notre ville sous le règne de Louis XIV, dans la seconde moitié du XVIIè siècle. Cette madone a disparu du jour au lendemain, voici plus de deux ans … mais qui s’en inquiète à la mairie ?

  • Romans (Drôme) / Où est passé le vieux bonhomme Jacquemart ?

     Romans (Drôme)

     

    jacquemart, patrimoine romanais, romans historique   En juillet 2012, le bonhomme Jacquemart, ayant perdu sa tête était descendu de sa tour, il est aujourd'hui relégué dans les combes du musée de la chaussure. Une retraite peu glorieuse pour celui qui, de 1949 à 2012, rythma la vie romanaise. Le bonhomme descendu en 1949 est aujourd'hui présenté à l'accueil des archives communales, son successeur mérite mieux : sa place est dans un lieu visible de tous et non dans les combes obscurs et inaccessibles du musée. Un constat qui démontre, une fois de plus, qu’il manque dans notre ville, une « maison du patrimoine et de l’histoire » susceptible d'accueillir les objets, témoins du passé de notre ville.

  • Romans (Drôme) / Le "Bocal" plutôt que "Patrimoine et éducation" !

     

    Romans (Drôme)

     

    patrimoine romanais, place Maurice-Faure, romans patrimoine, romans historique

      L'édition de ce jour du Dauphiné Libéré revient sur le triste destin  de l’association « Patrimoine et éducation » qui s'est donnée comme objectif de sauvegarder et de valoriser l'histoire de l'éducation dans notre département, au XIXé et XXè s.

       Cette association était hébergée par la ville de Romans dans l’ancienne école Chopin jusqu’à la démolition de cette dernière. Cette association est « à la rue », la ville ne lui ayant pas proposé de nouveaux locaux alors que les archives et le matériel scolaire de cette association constituent une facette de la mémoire nationale et des valeurs de la République. Au même moment, la ville est capable de débourser 1500 € de loyer mensuel pour le « bocal », place Maurice-Faure ! Pourquoi la ville n’a-t-elle pas utilisé ces financements pour aménager un local municipal, comme par exemple une partie du couvent Saint-Just ou l'ancien conservatoire, place Zamenhof !

  • Romans (Drôme) / La caserne Bon, une histoire à découvrir dans Etudes drômoises

     Romans (Drôme)

    études drômoises, caserne bon, laurent jacquot  L’histoire de Romans, de ses bâtiments, de ses hommes et de ses femmes qui ont édifié notre ville, et l’ont fait vivre, continue à s’écrire.

      La revue du patrimoine de la Drôme, Etudes drômoises, vous propose, ce trimestre, de découvrir les origines de la caserne Bon, des origines emblématiques des valeurs de la IIIème république, des aspirations d’une nation, à la fin du XIXè siècle, et des attentes d'une ville de province comme Romans.

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  • Romans (Drôme) / Des Romanais à l’honneur

     

    Romans (Drôme)

    académie drômoise, laurent jacquot  L’Académie drômoise des lettres, des sciences et des arts, vient de publier sa revue annuelle, Les cahiers drômois, consacrée aux artistes de notre département.

       Les Romanais retrouveront au long de ses pages, trois de leurs concitoyens qui, chacun à leur manière, ont marqué leur époque : l’architecte Raphaël Dorne, l’architecte et photographe Paul Boyer, et Paul Deval dont les talents de photographe-reporter le mèneront rapidement vers une carrière politique.

  • Cette semaine dans " L'Impartial " : " 1788, un Noël pas comme les autres "

     bruno larat,résistance,guerre mondiale,jean moulinRomans (Drôme)

     Noël 1788, depuis trois semaines, les représentants du Dauphiné sont réunis dans la chapelle des pénitents de l'église  du couvent des cordeliers, une lourde tâche politique leur incombe, celle de désigner les députés de la province qui siégeront aux Etats Généraux et qui seront capables d’imposer à une monarchie endettée une réforme des institutions. Pour les bourgeois et nobles libéraux présents à Romans, leur démarche n'a pas d'autres objectifs. Au delà des portes du couvent, ces débats paraissent bien abstraits et bien éloignés des préoccupations de la majorité des Romanais. ... (à suivre dans l'édition de L'Impartial datée du jeudi 12 décembre 2013).

  • Romans (Drôme) - Jacquemart fête Noël

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      Ce sera bientôt le temps des voeux. Chacun d'entre vous est à la recherche d'originalité .... pourquoi ne pas agrémenter les courriers que vous adresserez à vos proches et à vos amis avec l'emblématique figure du bonhomme Jacquemart (davantage Père Fouettard avec son marteau que Père Noël, nous le reconnaissons !).

    Le brave automate s'offre à vous sous la forme d'un timbre permettant l'affranchissement de vos lettres, vous pouvez l'acquérir auprès de notre association lors des permanences du mercredi (entre 17 h et 18 h 30, à notre siège, 2 quai Ulysse-Chevalier).

    Pour tout renseignement, nous contacter au 04.75.02.92.82 ou par courriel " sehr26@orange.fr ".

  • La SEHR vous donne rendez-vous à la médiathèque de Romans

     

     médiathèque de Romans, notices Romans (Drôme)

         Pour tous ceux qui souhaiteraient retrouver nos articles et notices sur l'histoire et le patrimoine de Romans et de Bourg-de-Péage, la médiathèque Simone-de-Beauvoir propose la consultation en ligne de ces articles et notices en vous rendant sur le site http://www.mediatheques.pays-romans.org. et en entrant "société d'études historiques de Romans" dans la fenêtre de recherche. A ce jour, plus de 80 articles sur l'histoire et le patrimoine de Romans ont été numérisés et sont accessibles. Après consultation, vous pouvez les éditer.

  • Cette semaine dans " L'Impartial " : " Il y a 40 ans, la fermeture des halles Jules-Nadi " (fin)

     bruno larat,résistance,guerre mondiale,jean moulinRomans (Drôme)

     Le bilan économique et démographique du centre historique de Romans est alors inquiétant : entre 1968 et 1975 sa population a baissé de 32 % ; certains annoncent que si rien n'est fait « d'ici quinze ans, ce serait une deuxième Pavigne ». En janvier 1970, la municipalité Pierre Didier reçoit un premier projet d'un groupe de commerçants réunis dans la SCID (Société des Commerçants Indépendants de la Drôme). Il s'agit de « raser les anciennes halles pour édifier à leur place un ensemble immobilier comprenant, outre de nouvelles halles, des appartements et des commerces » ... (à suivre dans l'édition de L'Impartial datée du jeudi 28 novembre 2013).

  • Cette semaine dans " L'Impartial " : " Il y a 40 ans, la fermeture des halles Jules-Nadi "

     bruno larat,résistance,guerre mondiale,jean moulinRomans (Drôme)

     

    Voici quarante ans étaient détruites les halles Jules-Nadi, sur les ruines desquelles fut ensuite élevé l’inesthétique bâtiment appelé Fanal, à l’angle de la rue Sabaton et du quai Chopin. L’histoire de ces halles commence au lendemain de la Première Guerre mondiale. La construction d'un marché couvert est une des premières décisions importantes de Jules Nadi après son élection comme maire, en décembre 1919. Dès le 29 février 1920, il lance ce grand projet et le défend auprès du conseil municipal ... (à suivre dans l'édition de L'Impartial datée du jeudi 14 novembre 2013).

  • Romans (Drôme) / Le 11 novembre 1918 à Romans et à Bourg-de-Péage

     Romans (Drôme)

     11 novembre 1918, première guerre mondiale, armistice   En cette année 2013, les Français commémorent le 95è anniversaire la signature de l'Armistice du 11 novembre 1918 qui mit un terme à la Première Guerre mondiale.

       A Romans, comme partout dans le pays, la fin de la guerre c'est d'abord la fin des combats, la fin de cette insupportable attente qui précède l'annonce de la mort d'un père, d'un frère, d'un fils. Déjà, 758 avis officiels de décès endeuillent les familles des deux cités ; sans oublier d'innombrables jeunes hommes blessés ou gazés ! A ces douleurs morales s'ajoutent les difficultés quotidiennes.

      Les contraintes et les priorités de la guerre ont progressivement désorganisé la vie économique civile. En cet automne 1918, les Romanais et les Péageois souffrent de restrictions multiples : charbon (pour le chauffage et la cuisine), pétrole ( pour l'éclairage), le gaz est souvent coupé, auxquelles s'ajoutent la suppression des pâtisseries fraîches, l'interdiction de consommer de la viande le jeudi et le vendredi. La ration journalière de pain, qui est l'aliment essentiel, est de 400 g, une carte de rationnement est distribuée car on craint une certaine pénurie de blé.

       Ces conditions de vie favorisent la diffusion de la grippe espagnole qui n'épargne pas nos villes. Combien de décès  résultent de cette épidémie ? Nul ne le sait exactement, le corbillard ne suffit plus à conduire les morts au cimetière ! Chaque matin, des commerçants arrosent la chaussée avec de grands seaux d'eau de Javel !

        La rentrée scolaire de septembre est reportée à la fin décembre. Ces difficultés concernent essentiellement les ouvriers. Leur départ pour le front est aussi une perte de salaire pour leur famille, l'augmentation des prix rogne leur pouvoir d'achat. A Romans, 6000 travailleurs dont 3400 femmes et enfants peinent 60 h par semaine dans les tanneries, les usines de chaussures et de galoches alors que l'enrichissement de certains patrons est manifeste, fournisseurs de l'état et de l'armée pour beaucoup, certains sont devenus profiteurs de guerre : 1917 est une année de grèves.

        La révolution bolchevique d'Octobre, en Russie, stimule les espoirs des mouvements révolutionnaires. La crise sociale se poursuit en 1918. A Romans, éclate, à la fin du printemps, la grève générale des ouvriers et ouvrières des cuirs et peaux, dirigée par le syndicat reconstitué. A son origine, se trouve la revendication d'une indemnité de vie chère. Des pourparlers engagés avec le « consortium des patrons » n'avancent pas  :  5000 ouvriers quittent leur travail. Des mots d'ordre politiques s'ajoutent aux revendications : le capitalisme et la poursuite de la guerre sont mis en cause ; l'exemple de la Révolution bolchévique est exalté. « A bas les profiteurs de la Guerre ! La cupidité de ces messieurs égale celle des affameurs de la Chaussure ! Il y a assez longtemps qu'ils tirent dans le dos du peuple car ils savent qu'ils ne sont pas en Russie car, en Russie, les usines appartiennent aux ouvriers ! » peut-on lire sur une affiche. La réaction du maire et de l'autorité militaire est énergique, mais le 15 juillet les ouvriers obtiennent néanmoins satisfaction.

        Un tel contexte, empreint d'inquiétude, de tensions et d'impatience, favorise les rumeurs. Romans n'y échappe pas. Le 7 novembre 1918, sur le front, les hostilités sont arrêtées quelques heures pour laisser passer les plénipotentiaires allemands qui se rendent à Rethondes. A Romans, l'information est mal interprétée, Jules Vernissat, premier adjoint ( le maire Ernest Gailly est mobilisé ! ) annonce la fin des hostilités; le tambour municipal annonce la nouvelle. Les fenêtres s'ouvrent, les drapeaux sont déployés. Côte des Cordeliers, une foule compacte avance lentement. Les Romanais doivent rapidement déchanter : leur euphorie est un peu prématurée !

        Le 11 novembre, à 11 h 30, la mairie reçoit enfin un télégramme de la préfecture avec ses simples mots : « Armistice signé avec l'Allemagne ». Ce document officiel est aussitôt publié au son du tambour, puis Jacquemart carillonne « en l'honneur de nos vaillants soldats, de leur chef, du maréchal Foch et de Georges Clémenceau, le Père de la Victoire » . C'est ainsi que la victoire est présentée par l'hebdomadaire Le Bonhomme Jacquemart. 

       Chaque année, nous devons associer à notre souvenir la mémoire de toutes ces familles, de tous ces Français de l'arrière, dont les sacrifices, et les efforts quotidiens, contribuèrent aussi à la victoire finale.

    Laurent Jacquot, professeur d’histoire (lycée du Dauphiné)