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  • Patrimoine protégé, patrimoine défiguré, l'hôtel Thomé

    Hôtel Thomé.JPG  La dégradation du patrimoine architectural se fait souvent par petite touche insidieuse résultant du laxisme des autorités. C’est le cas de la façade de l’hôtel Thomé, 70 rue Saint-Nicolas, dont le rez-de-chaussée est défiguré depuis des années par des enseignes publicitaires. Les responsables municipaux en sont informés mais n’agissent pas alors qu’ils en ont les moyens.

      L’hôtel Thomé est un bâtiment de style gothique flamboyant du début du XVIè siècle, inscrit en partie à l’ISMH depuis le 6 février 1981 notamment sa façade qui, à ce titre, bénéficie de mesures de protection. Pour en savoir davantage, chacun peut consulter les informations données par le site de la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) Rhône-Alpes. Une mesure de protection assure le monument de dispositifs juridiques et de compétences techniques qui concourent à assurer sa conservation. L'immeuble classé n'est pas soumis aux servitudes légales pouvant lui causer des dégradations. Le Code du patrimoine article L621-9 précise : « L'immeuble classé au titre des monuments historiques ne peut être détruit ou déplacé, même en partie, ni être l'objet d'un travail de restauration, de réparation ou de modification quelconque (ce qui a été fait sur la façade de l’hôtel Thomé), sans autorisation de l'autorité administrative (c’est à dire de la mairie).Les travaux autorisés en application du premier alinéa s'exécutent sous le contrôle scientifique et technique des services de l'Etat chargés des monuments historiques ».

       Trois questions s’imposent : la pose de ces enseignes a-t-elle fait l’objet d’une demande d’autorisation à la mairie ? Dans l’affirmative, qui a signé cette autorisation ? Finalement le code de l’urbanisme a-t-il été appliqué ? Nous attendons avec intérêt les réponses.

  • D'hier à demain

    Plaque 1 mod.JPGS’il fallait résumer la finalité de la démarche de notre association, nos pourrions simplement dire qu’il s’agit de transmettre aux générations futures les valeurs qui fondent notre civilisation. Des valeurs qui sont culturelles avec la sauvegarde du patrimoine architectural mais aussi humanistes avec la reconnaissance de la place unique que chacun tient dans l’histoire. Ce respect de l’autre, de sa vie et de sa mort, est une  de ces valeurs ; c’est aussi une des fonctions de l’éducation, et c’est une grande satisfaction de constater que des élèves, comme ceux du lycée du Dauphiné, se sont impliqués dans un travail sur la mémoire et sur l'histoire, pour sortir de l’oubli des jeunes de leur âge, morts pendant les combats de la Première Guerre mondiale. Romansmag.fr/articles et L’Impartial n’ont pas manqué de souligner l’importance d’entretenir et de renforcer les liens que les générations doivent tisser entre elles.

  • A la recherche de ...

    550313860.jpgLa valorisation du patrimoine architectural et du centre historique de Romans passe notamment par le développement des recherches  sur l'histoire de notre ville. Nous commençons à établir des contacts avec des professeurs d'université afin que des étudiants plus nombreux viennent notamment travailler sur les fonds des archives communales. L'un d'eux, étudiant en deuxième année à l'école du Louvre, vient de  nous communiquer une demande très particulière car il doit s'atteler à l'analyse d'une plaque de cheminée portant des armoiries (à l'exception des fleurs de lys). Nous faisons appel à nos lecteurs pour l'aider : si vous avez chez vous ce type de plaque ou savez où l'une d'elle se trouve, faites-le nous savoir ; nous vous mettrons en relation avec cet étudiant.

  • La folie et les valeurs

    2010  nov  13  .JPGJeudi, vendredi et samedi derniers, respectivement 11, 12 et 13 novembre, les associations de commerçants des rue Jacquemart, côte Jacquemart, Fanal et du centre historique  organisaient "3 jours de commerce en folie". Cette manifestation commerciale a reçu le soutien de la ville de Romans et de Romans- Bourg de Péage - Expansion".

    Deux remarques s'imposent.

    La première concerne les dates retenues et notamment la première, "11 novembre". Trois jours de folie ! fort bien ! mais pourquoi ce troisième jour ne fut-il pas dimanche 14 novembre plutôt que jeudi 11 novembre ! Est-il nécessaire de rappeler que le 11 novembre est un jour férié car il doit permettre aux Français de commémorer les soldats morts pendant la guerre de 1914-1918. Organiser un vide-greniers ce jour-là, et souhaiter, comme l'a fait le vice-président de RBE, que "tous les commerces restent ouverts au public le 11 novembre" (dixit Dauphiné Libéré du 9 novembre), est quelque peu en contradiction avec le "devoir de mémoire" auquel tous les Français doivent s'associer que rappelait le maire de Romans dans le discours qu'il prononça devant le monument aux morts ! Une commémoration réunit une nation autour de valeurs communes, celles défendues, au prix de leur vie, par des hommes ! Lui substituer la société de consommation, c'est renoncer à ces valeurs au profit de l'individualisme !

    Seconde remarque. Cette animation dans le centre historique a été, une fois de plus, une occasion manquée, celle d'une valorisation globale et cohérente du centre historique. Il aurait très simple de compléter l'animation commerciale avec des animations à caractères culturels, comme des visites du centre historiques ou des expositions (comme celles présentées lors des Journées du Patrimoine), samedi et dimanche. De plus, pourquoi ne pas avoir organisé le vide-greniers sur la place Maurice-Faure, samedi ? Une animation populaire qui n'aurait pas fait de mal aux commerces de cette place !

  • Cité de la musique - La vanité du prince

    Cité Musique NON.jpg   Le projet de cité de la musique est l’objet d’une campagne de propagande fort maladroite sur le nouveau site de CCPR. En effet, l’acharnement à défendre ce projet irréfléchi en révèle davantage les faiblesses. La cité de la musique est encore présentée, comme à la foire, comme une œuvre d’architecte et non d’urbaniste.

          Nous connaissons, jusqu’à satiété, maintenant toutes des qualités techniques et acoustiques de ce bâtiment mais l’article de la CCPR est muet sur l’inscription de ce bâtiment dans son environnement. Un bâtiment qui défigure la chapelle dite du « repos de Marie » (anciennement « pavillon des fous ») dont le classement à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques est en cours. Finalement la cité de la musique est une sorte d’OVNI posé accidentellement quartier de la Presle (il eût été préférable qu’il s'échouât en bordure du CNOR, quartier de Meilleux). Quartier de la Presle, c’est une espèce de gros escargot difforme destiné à accueillir des centaines d’enfants qui mettront en danger leur vie lorsqu'ils traverseront le quai Sainte-Claire ou l’avenue chanoine Jules-Chevalier, axe de circulation intense entre Romans et Bourg-de-Péage.

         Pauvres riverains de la rue du Faubourg-Clérieux ou de la place de la Presle dont la tranquillité et la patiente seront mises à l’épreuve par le ballet incessant de centaines d’automobiles cherchant à se garer car aucun parking supplémentaire n’est prévu.

        Il est encore temps de se mobiliser : rejoignez-nous pour convaincre les élus de la CCPR de renoncer à ce projet, caricature de démocratie participative et caricature de valorisation d’un quartier qui, sous couvert de proposer une culture musicale aux enfants du bon peuple, ne flatte que la vanité du prince : dans l’antiquité Pharaon se faisait inhumer dans la cité des morts aux côtés de ses ancêtres ; aujourd’hui, Pharaon se fait édifier une cité de la musique, là où bon lui semble !

  • Cette semaine dans "L'Impartial" : "Le monument aux morts de Bourg-de-Péage"

    L'Impartial.jpgLe monument aux morts de Bourg-de-Péage se trouve dans le cimetière, au fond de l’allée principale. Il est l’œuvre de la municipalité du socialiste Charles Ducros, marchand de vin, maire de 1919 à 1929. (à suivre dans le numéro de "L'Impartial" daté du jeudi 11 novembre 2010).

  • Quand la ville de Romans nous écrit …..

     

    Jacquemart carillon.jpgNous venons de recevoir un courriel d’Emmanuel Dubreucq, directeur de la communication de la ville de Romans nous demandant de relayer une information publiée dans « romansmag.com ». En voici les points essentiels.

    « De nouvelles mélodies au Jacquemart. Ce mardi 9 novembre, la Ville de Romans faisait appel à Jean-Bernard Lemoine, carilloniste, pour procéder à l'enregistrement de deux nouvelles mélodies au carillon du Jacquemart. […] Outre qu'elles sonnent bien, les cloches du carillon de Jacquemart sont au nombre de 18 […], c'est l'unique carillon de la sorte en Drôme ! Autre spécificité : Romans est la seule ville en Rhône-Alpes à posséder deux carillons […]. Grâce aux travaux de modernisation, il est désormais possible d'enregistrer et de programmer sur le clavier électronique plus de 200 mélodies. Pour l'heure, la Ville a fait le choix d'enregistrer des mélodies composées à partir de deux chants romanais (un en occitan, l'autre sur l'air de Se canto) pour l'indicatif de 12h05 et celui de 18h05, précise Eric Olivier-Drure, directeur adjoint des affaires culturelles en charge du patrimoine. La Ville envisage également d'enregistrer des mélodies spécifiques à l'occasion d'événements locaux (St-Crépin, Carnaval...) ou nationaux (14 juillet...). Celles de Noël viennent d'être enregistrées ce jour. Elles seront diffusées du 18 décembre au 1er  janvier […] ».

    Nous relayons volontiers cette information car elle répond à une proposition que nous formulions, sur ce blog, le 6 septembre dernier (1). Une remarque cependant sur le choix « des mélodies spécifiques » : nous proposons qu’elle soient, le plus souvent possible, issues du patrimoine folklorique romanais ou dauphinois.

    (1) « [Les travaux doivent] assurer une meilleure fiabilité du carillon qui annonce les quarts d’heures par une ritournelle. Celle qui a été retenue ne semble pas correspondre à une mélodie connue : pourquoi ne pas la remplacer par quelques musiques issues du folklore local, par exemple les premières notes du « rigaudon dauphinois » (vous savez « ré fa la si la sol fa mi ré »). De plus, il serait  judicieux de profiter de ces réparations pour remettre à l’honneur une autre tradition. Voici encore quelques années, à midi et à six heures du soir, le carillon égrenait les premières notes de deux chants traditionnels : l’hymne romanais, « Sian lous ména », et l’hymne occitan « Se canto », attraction appréciée, et attendue, par les Romanais et les touristes. De petites doléances qui ne coûteraient pas un centime, seulement une petite programmation informatique, et mettraient en valeur notre patrimoine folklorique et le carillon, trop peu utilisé depuis la disparition des concerts de l’été ».

  • L'action

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     La valorisation du centre historique est un des objectifs de notre association. Cela signifie en faire connaître le patrimoine architectural d'abords aux Romanais et aux Péageois mais aussi aux amateurs d'art et d'histoire. Des contacts ont été pris avec d'autres associations à vocation culturelle et le samedi 6 novembre, nous recevions les représentants des "Amis du musée gallo-romain de Lyon-Fourvière et St-Romain-en-Gal". VISITE GARUM 788 mod.jpgUne journée  riche d'échanges à travers le centre historique et un accueil à la collégiale Saint-Barnard, à l'hôtel de Clérieu et aux Archives communales de Romans. Cette démarche s'inscrit dans une réflexion déjà soulignée dans des articles précédents : notre ville a tous les atouts pour développer un tourisme patrimonial, facteur incontournable de développement économique dans un monde où le modèle industriel de croissance est en crise !

  • Chapelle du Repos de Marie

    2010  nov  2  .JPGVoici l'information du matin concernant la chapelle du Repos de Marie, quartier de la Presle, sur le site de la future Cité de la Musique.

    L'entrée de cette chapelle de la fin du XVIè siècle avait  été murée voici 20 ans pour empêcher les enfants du quartier d'entrer dans la salle voûtée du rez-de-chaussée. Une porte en fer fermée par un cadenas avait été insérée pour permettre régulièrement une surveillance de cette salle. Nous venons de constater que ce cadenas a été cisaillé, cette porte est maintenant ouverte, permettant aux enfants d'entrer dans la salle. Leur sécurité peut être menacée ; de plus, un incendie pourrait être allumé et se répandre à l'étage, entraînant la destruction de la chapelle. Pour ces raisons, nous demandons au service municipal responsable de replacer dans la journée un nouveau cadenas afin de rerfermer cette porte.

  • Romans:une ville et son image

    Mouton grillages.JPG

    La lecture de la presse permet d'appréhender l'image de notre ville sur le monde extérieur et de sortir d'une autosatisfaction trop complaisante. Rappelons aujourd'hui, le commentaire que le Guide Vert Michelin (Lyon-Drôme-Isère, édition 2008) porte sur le centre historique de Romans. Le paragraphe est des plus succincts : " Vieille ville. Attention, la vieille ville est en mauvais état ; certaines maisons sont protégées par des barrières de sécurités et quelques rues barrées à la circulation ". C'est la réalité comme en témoigne la photo de la rue Mouton mais il est inquiétant que les enquéteurs du Guide Vert  n'aient retenu du centre historique que cette image négative  : cela n'encourage guère les touristes à venir nous rendre visite. Les auteurs se sont certainement rendus compte de leur jugement trop abrupte et ont voulu en atténuer l'effet désagréable sur le lecteur avec une conclusion ambigüe et prudente : " Leur restauration progressive devrait rendre à la ville son charme d'antan" . Nous attendons une prochaine édition de cette publication pour vérifier si leur prédiction s'est réalisée !