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  • Cette semaine dans "L'Impartial" / Romans, 1947 : "le drame du logement est sans issue ..."

    centre historique de Romans, patrimoine romanais    Voici 66 ans, la fin de la Seconde Guerre mondiale laissait l’espoir aux Romanais du retour à une vie meilleure, loin des restrictions endurées pendant près de cinq ans. La réalité fut bien différente, la paix retrouvée en 1945 révéla, à Romans, un dramatique problème de logement.   .... (à suivre dans le numéro de L'Impartial daté du 28 avril 2011).

  • On ne verra jamais la fin ... du Grand Voyage

    calvaire des Récollets, Grand VoyageRomans-sur-Isère

       Le Grand Voyage, ce grand chemin de croix constitué de 20 stations -chapelles en ville et de 20 stations-chapelles au calvaire des Récollets est un des fleurons du patrimoine architectural et culturel de Romans. Propriété de la ville depuis 25 ans, cette ensemble est inscrit, en grande partie ,à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

        La construction des premières stations a débuté en 1516 : les Romanais commémoreront donc en 2016 le 500ème anniversaire du Grand Voyage. Cet anniversaire, beaucoup l’imaginait ambitieux, marqué par l’organisation d’exposition et de conférences et surtout l’aboutissement de la restauration des chapelles et des stations et l’ouverture régulière au public du calvaire des Récollets. Malheureusement, ce n’est pas la voie retenue par la mairie : dans les années 1990, des travaux importants avaient été programmés, et certains réalisés, mais depuis une dizaine d’années, des leurres médiatiques remplacent une véritable volonté de valoriser cet ensemble monumentale unique en France !

       En 2008, la restauration de la chapelle XXI, avenue Berthelot, avait été l’occasion d’une belle parade médiatique mais n’a été suivie d’aucune valorisation tant auprès du public, avec des visites, qu’auprès des spécialistes de l’architecture néoclassique ou de  la piété populaire au XIXè siècle ! En 2009 et 2010, aucune restauration n’a été réalisée ; seuls des travaux de consolidations ont été effectués sur quelques chapelles du calvaire suite à des intempéries. Certes au printemps 2010, plus de 56 000 euros de subventions ont été demandées par la ville à la DRAC ou au département, pour les restauration des stations IV, V, VIII, XV et XX mais, en ce mois d’avril 2011, les travaux n’ont toujours pas commencé. Pour 2012, le  conseil municipal du 28 mars dernier n’a demandé que 24 000 euros de subventions pour restaurer une seule chapelle, la XIX, avenue Berthelot (16 000 euros restant à sa charge sur le montant HT). : vous avez bien lu « une seule chapelle » !. Les travaux sur les chapelles du calvaire ne sont toujours pas programmés ; il faut attendre les résultats de nouvelles études  : bienheureux soient les cabinets d’études !

       Nos lecteurs verront-ils de leur vivant le calvaire restauré ? Rien n’est moins sûr car la municipalité ne cache pas qu’elle a d’autres priorités : préférant la culture du divertissement et de la futilité à la valorisation de l’héritage culturel, fondement d’une société humaniste !

  • Visite du centre historique de Romans (Drôme)

    Viiste Josaphat.JPGRomans-sur-Isère 

    Visite commentée du centre historique, mardi 26 avril. Rendez-vous au pied de la tour Jacquemart, à 15 h, durée 1 h 30. Pour découvrir le riche patrimoine architectural de la ville mais aussi le patrimoine méconnu, menacé ou abandonné - Visite gratuite proposée par l'association

  • Romans, vendredi 22 avril, vendredi saint : la procession du Grand Voyage

     

    calvaire des Récollets, Grand VoyageRomans-sur-Isère

        Le Grand Voyage désigne, à Romans, un chemin de croix qui permet aux fidèles de suivre les pas du Christ lors de la Passion, le vendredi saint. Une chemin de croix dont les origines remontent à 1516, constitué par vingt stations-oratoires ou chapelles disséminées dans le centre historique, et qui se termine au calvaire des Récollets, sur le Golgotha où, à Jérusalem, le Christ fut crucifié. Le Grand voyage débute à cinq heures du matin et réunit près de 700 fidèles qui, pendant près de deux heures, vivent, avec intensité leur foi, alors que la ville s'éveille dans l’aube naissante.

    Pour suivre le Grand Voyage, rendez-vous à 5 h du matin, le vendredi 22 avril, devant la première station, côte Poids-des-Farines.

  • Danse macabre pour la cité de la musique !

     

       cité de la musique, recours, patrimoine romanais-péageoisRomans-sur-Isère (Drôme) - En choisissant de déposer un recours contre le projet de cité de la musique, notre association a voulu souligné que ce projet allait à l'encontre d'une valorisation du patrimoine historique du quartier de la Presle.    

          L’actualité nous donne raison avec la découverte fortuite d’ossements, lundi 11 avril, sur le chantier. Pour l’instant, loin de valoriser le centre historique, la cité de la musique est en train de détruire des témoignages de son patrimoine !  Jeudi 14, la CAPR s’est fendue d’un communiqué de presse (1) qui peut faire sourire (ou pleurer) les historiens. Arrêtons-nous sur la phrase essentielle : « l’assemblage d’ossements humains dégagé par les travaux est moderne (dernières constructions).Il peut résulter d’un remaniement de niveaux de cimetières de plusieurs périodes intervenus lors de travaux modernes ». Pour ceux qui n’auraient pas compris (ils doivent être nombreux !), en voici une interprétation. « Moderne » pour les historiens signifie des « XVIè-XVIIè et XVIIIè siècles ». Une question se pose alors : pourquoi avoir confié l’analyse des ossements à des archéologues et non à des historiens anthropologues spécialistes de cette période ? Quant à l’allusion aux « dernières constructions », de quoi s’agit-il ? mystère ? de constructions du XXè siècle ? cela ne résout pas la question de l’origine des ossements ! Enfin, conclure que « cet ensemble remanié ne peut servir à l’archéologie » : bien évidement puisque nous ne sommes pas sur une site « archéologique », c’est à dire antique ou médiéval, mais « historique », de la période moderne.

         L’hypothèse « cimetières de plusieurs périodes » montre également une précipitation dans les conclusions du rapport car il n’y pas eu autour de l’hôpital plusieurs cimetières à des périodes différentes. Les archives de l’hôpital révèlent en effet qu’au XVIIIè siècle, et jusqu’en mai 1803, les pensionnaires de l’hôpital décédés étaient inhumés dans « le cimetière de l’hôpital », 225 le furent entre 1768 et 1803. Les ossements trouvés sur le chantier sont peut-être ceux de plusieurs d’entre eux. Ils présentent une valeur certaine pour les historiens, ce sont en effet les seuls  de pensionnaires de l’hôpital dont on disposerait ; leur analyse permettrait de mieux connaître ses malades : s’agit-il d’ossements d’enfants ? d’adultes ? de femmes ? d’hommes ? de quelle maladie ou carence sont-ils morts ? quels objets se trouvaient à leur côté (pour permettre la datation de ces ossements et expliquer leur présence contre un mur) ?

        La ville et la CAPR ont préféré « procéder rapidement à l’inhumation de ces ossements en fosse commune ». « Rapidement » ! Cela signifie : « braves Romanais ! circulez, il n’y a rien à voir ! laissez-nous construire notre cité de la musique ». Pauvre époque où l'élite de la nation fait bien peu de cas de la culture historique et scientifique, fondement de toute société humaniste !

    (1) « Pour faire suite à la découverte fortuite d’ossements humains sur le chantier de la Cité de la Musique, lundi 11 avril dernier, le Service Régional de l’Archéologie (qui dépend de la Direction Régionale des Affaires Culturelles) confirme que l’assemblage d’ossements humains dégagé par les travaux est moderne (dernières constructions).Il peut résulter d’un remaniement de niveaux de cimetières de plusieurs périodes intervenus lors de travaux modernes. En l’état, cet ensemble remanié ne peut servir à l’archéologie. Par ailleurs, il est confirmé que cette découverte ne présente pas non plus d’intérêt judiciaire. En conséquence, les dispositions ont été prises par la Communauté d’Agglomération du Pays de Romans, maître d’ouvrage des travaux, et par la Ville de Romans pour procéder rapidement à l’inhumation de ces ossements en fosse commune au cimetière de Romans ».

  • Cette semaine dans "L'Impartial" : "La chartreuse de Romans"

    L'Impartial, chartreuse, calvaire

     

     

     

    Ces deux gravures intitulées « Chartreuse de Romans » ont été de nombreuses fois publiées. Mais où se trouvait cette « chartreuse ? En fait, cette expression a désigné, entre 1791 et 1816, le couvent des récollets.  .... (à suivre dans le numéro de L'Impartial daté du 14 avril 2011).chartreuse, calvaire des récollets

  • Cette semaine dans "Drôme Hebdo" : cité de la musique, un chantier qui fait parler de lui

        cité de la musique,patrimoine romanais-péageoisVendredi 1er avril 2011, la pose de la première pierre de la cité de la musique, quartier de la Presle nous a également permis d'exprimer notre position sur ce projet dans les colonnes de Drôme Hebdo.

       Les notes discordantes de la société d'études historiques.

       La création de la cité de la musique ne fait pas l'unanimité en centre ville. La société d'Etudes Historiques de Romans-Bourg de Péage, composée aujourd'hui de 35 membres, a déposé un recours auprès du tribunal administratif de Grenoble contre le projet .... (à suivre dans le numéro de Drôme Hebdo daté du 7 avril 2011).

  • Cette semaine dans "L'Impartial" : "Cité de la musique : un recours devant le tribunal administratif"

    L'Impartial, cité de la musique    Vendredi 1er avril 2011, pose de la première pierre de la cité de la musique, quartier de la Presle. A cette occasion notre association a exprimé dans les colonnes de L'Impartial son point de vue et sa décision de déposer un recours auprès du tribunal administratif de Grenoble. "Ce projet n'est pas le meilleur pour le centre historique de Romans et son patrimoine .... (à suivre dans le numéro de L'Impartial daté du 7 avril 2011).

  • En action ! Des visites et des conférences !

    patrimoine romanais-péageois    Depuis sa création au mois d’août dernier, notre association s’est donnée comme objectif d’agir pour que le patrimoine de Romans soit sauvegardé et valorisé.

       Sauvegarder, c’est notamment le fondement du recours contre la cité de la musique.

         Valoriser, c’est l’objet des visites gratuites que nous proposons et qui permettent de faire découvrir aux Romanais (et aux autres) l’histoire et le patrimoine architectural de leur ville. Ces visites ont été particulièrement nombreuses au mois de mars, cinq au total, à la satisfaction de tous ceux qui nous ont suivi dans les ruelles des quartiers Saint-Barnard ou de la Presle, ou au calvaire des Récollets. La plupart ont découvrert « leur ville » et regretté que le centre historique ne soit pas davantage mis en valeur ! (rengaine bien connue).

       La demande existe, ces visites pourraient être le fondement d’un tourisme patrimonial florissant pour Romans si l’office de tourisme et la ville de Romans s’en donnaient la peine ! Notre association a déjà programmé d’autres visites, pour les mois de mai et de juin, à la demande d’associations grenobloise ou drômoise.

       La valorisation, ce n’est pas seulement faire découvrir l’architecture de monuments mais aussi les hommes qui les ont fait vivre, c’est l’objet de mini-conférences que nous allons progressivement mettre en place sous la forme de vidéo-projection, l’une d’elle s’est déroulée en mars sur le thème « Hommes et Femmes de Romans ».

        Pour l’ensemble de nos animations, nous sommes à la disposition des Romanais et de leurs associations : n’hésitez pas à nous contacter !

  • Cette semaine dans "L'Impartial" : "Nos ancêtres les Romains"

    L'Impartial, archéologie, romains    L’article de cette semaine nous a été adressé par Amaury Gilles qui prépare actuellement une thèse de doctorat sur la colonie romaine de Valence, à l'université Lyon 2. C’est un appel à contribution à toute la population visant à organiser et planifier les recherches de terrain en équipe dans la plaine de Romans et de Valence qui seront entreprises à l’automne prochain.

          L’étude des campagnes romaines de Valence à partir du 1er  siècle av JC est un sujet particulièrement riche. La connaissance de l’occupation rurale et des activités agricoles reste largement méconnue, notamment pour la viticulture. La préservation de ce savoir est aussi une responsabilité de tout citoyen amené à constater l’existence d’un site. Le signaler, c’est pouvoir anticiper sur une éventuelle destruction par des travaux d’urbanisme, grâce aux fouilles d’archéologie préventive.

         Ces recherches doivent être effectuées dans plusieurs directions notamment de préciser la nature et la chronologie des sites déjà répertoriés, voire d’en découvrir d’autres ou de localiser des sites vaguement connus.  Un programme de prospection pédestre, autorisé par le ministère de la Culture, permettra également en parcourant les champs en période de labours (fin octobre-février), de définir l’emprise des sites connus, et d’en recenser éventuellement de nouveaux. La signalisation d’une concentration de tuiles à rebord dans un champ ou de la découverte fortuite de céramiques ou monnaie romaine facilite cette démarche de ciblage des parcelles à prospecter. Les sites favorables à des clichés aériens feront l’objet de photos qui permettront de définir le plan des constructions. I

         Il s’agit rien de moins que de sauvegarder la connaissance du passé sans entraver la marche de la modernité (urbanisme), d’écrire son histoire grâce à ces données, et de la transmettre à plus long terme par le biais de conférences, d’articles à divers niveaux et d’exposition. Il s’agit donc d’une entreprise ambitieuse dont la richesse en termes de connaissances produites est aussi dépendante du nombre de collaborateurs qui souhaiteront apporter leur pierre à l’édifice. Ce programme s’adressera aussi bien à des étudiants de l’université qu’à des bénévoles souhaitant apporter leur aide.

       Pour toute information ou contact   Amaury  GILLES 06.08.75.21.67 amaury.gilles@univ-lyon2.fr