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  • Dimanche 19 juin, une date à retenir : la Journée du patrimoine de pays

    patrimoine romanaisRomans-sur-Isère

    Le dimanche 19 juin 2011, notre association participera à la Journée du patrimoine de pays et des moulins qui s'adresse à tous ceux qui veulent faire connaître et aimer le patrimoine, les paysages et les savoir-faire traditionnels.

    Sur le thème national du « Patrimoine caché », notre association proposera une visite commentée gratuite pour découvrir des fontaines dissimulées, des cours intérieures oubliées, des espaces emblématiques de l´histoire de Romans mais aussi le patrimoine architectural défiguré ou menacé de disparaître.

    RDV sur le parking de la Presle, à 14 h 30. Durée : environ 2 h.

    La Journée du patrimoine de pays et des moulins est coordonnée par la fédération Patrimoine-Environnement, Maisons Paysannes de France, Fédération Française des Associations de sauvegarde des Moulins, CAPEB et les Architectes du patrimoine.

    Pour en savoir davantage : http://www.journeedupatrimoinedepays.com/

  • Un "Livre blanc" pour le centre historique

    Romans-sur-Isère

      centre historique, patrimoine romanais L’un des objectifs de notre association est de réfléchir sur un projet global de valorisation du centre historique. D’ici la fin de l’année, nous présenterons aux Romanais, un « Livre Blanc » qui dressera un bilan de l’état des quartiers situés entre la place de la Presle et la côte Garenne et listera des propositions pour transformer le centre historique en un pôle régional de tourisme culturel, moteur d’un développement commercial, et en un espace à vivre pour les habitants.

      Penant deux mois, nos équipes ont parcouru le centre historique pour relever et photographier les éléments architecturaux ou d’urbanisme devant être supprimés, réhabilités, aménagés ou valorisés. La mise en forme de ce corpus commencera dans les semaines à venir. L’étape suivant sera l’élaboration de propositions s’appuyant si nécessaire sur les expériences réussies dans d’autres villes. Nous accueillons bien volontiers tous ceux qui ont des idées ou des suggestions pour redonner vie au centre historique de Romans sur le long terme afin qu’il redevienne le cœur de notre vieille cité.

  • 19 juin 2011, une date à retenir : la Journée du patrimoine de pays

    centre historique, patrimoine romanaisRomans-sur-Isère

       Le dimanche 19 juin 2011, notre association participera à la Journée du patrimoine de pays et des moulins qui s'adresse à tous ceux qui veulent faire connaître et aimer le patrimoine, les paysages et les savoir-faire traditionnels.

       Sur le thème national du « Patrimoine caché », notre association proposera dans l’après-midi, à partir de 14 h 30, une visite qui permettra de découvrir les éléments dissimulés ou les détails insolites du patrimoine architectural de Romans. Le programme complet sera annoncé début juin.  

      La Journée du patrimoine de pays et des moulins est coordonnée par la fédération Patrimoine-Environnement, Maisons Paysannes de France, Fédération Française des Associations de sauvegarde des Moulins, CAPEB et les Architectes du patrimoine.

  • Vente de la "Banque de France" : la dilapidation du patrimoine historique continue

     Romans-sur-Isère (Drôme)

    banque de France, romans   Les Romanais viennent d’être officiellement informés de la vente par les leur élus de l’ancienne Banque de France à un promoteur privé.

       Ce bâtiment, construit en grande partie en 1901, est un témoin unique dans notre ville de l’architecture et des aménagements intérieurs tels qu’on les concevait à la Belle Epoque pour les bâtiments publics d’importance. Les élus, au lieu d’ouvrir ce bâtiment emblématique aux Romanais, de l’inscrire dans des visites touristiques et de le proposer comme sujet d’études pour les étudiants en art et en histoire, ont fait le choix de le privatiser et de le réserver à quelques privilégiés !  Un bâtiment qui aurait été idéal pour abriter l’office de tourisme, le musée de la Résistance et de la Déportation ou une maison du patrimoine romanais !

       Cette vente concerne également le petit parc attenant qui restera fermé au public mais les murets seront abaissés : de l’extérieur, les Romanais pourront donc observer, derrière des grilles, les invités du moment converser sous les ombrages rafraîchissants d’arbres centenaires (cela ressemble à une forme de ségrégation que l’on croyait révolue) !  (un point de vue partagé par d’autres Romanais  voir http://lefilrougeromanais.over-blog.com/ ) Privatiser le parc est peut-être aussi un bon choix : pourquoi un parc de plus dans le centre historique alors que la ville est incapable d’entretenir ceux qui existent déjà, comme le square Marcel-Carné, ou dresse déjà des grilles pour fermer le jardin René-Char !

       Le sort de la Banque de France s’ajoute à la litanie du renoncement à valoriser le patrimoine de notre ville, notamment le patrimoine industriel avec la démolition (pardon ! l’aménagement) de l’usine Jourdan, qui verra à jamais disparaître des espaces et des outils de productions qui témoignaient du travail des ouvriers romanais.Ce renoncement, c’est aussi l’absence de programme patrimonial ambitieux pour restaurer et valoriser le Grand Voyage et du Calvaire des Récollets, notamment en vue du 500è anniversaire, en 2016. Ce renoncement, c’est aussi le silence municipal sur la collégiale St-Barnard ! Quant au centre historique, chacun constatera que la ville a de grandes ambitions : c’est remplacer le pavement de la côte Jacquemart  par « du béton désactivé » !

       Un renoncement que la ville tente de couvrir par des effets d’annonce, repris par la presse, comme la restauration « du châssis d’un tableau », « d’une statue de saint François » (au fait ! où les Romanais pourront-ils les voir ?) ou de quelques stations du Grand Voyage (pour lesquelles les travaux n’ont toujours pas commencé). 

       Leurres médiatiques bien naïfs qui ne peuvent masquer la réalité et qui renvoient toujours à la conception même du patrimoine énoncée voici plus de deux siècles par l’abbé Grégoire dans un rapport à la Convention en 1794 : « les monuments doivent être protégés en vertu de l'idée que les hommes ne sont que les dépositaires d'un bien dont la grande famille a le droit de vous demander des comptes ».

  • Samedi 14 mai : venez écouter le carillon de Jacquemart

     tour jacquemart, romans-sur-isère   Romans-sur-IsèreUne sympathique initiative pour valoriser le centre historique et son patrimoine (trop peu médiatisée malheureusement), la première fête des claviers, samedi 14 mai, à partir de 10 h proposée par Les Amis de l'orgue de Saint-Barnard en partenariat avec le conservatoire du pays de Romans et le soutien de la ville de Romans.

        Cette "Folle journée" consacrée aux instruments à claviers, offre 5 moments musicaux, dans 5 lieux différents du centre ancien de Romans. Le public est invité à une promenade musicale, d'un lieu à l'autre, au son des vielles à roue tenues par Jean-Paul Bouilloux et Marc Bernad. Ces concerts sont gratuits : leur accès est libre, dans la limite des places disponibles.

     

    PROGRAMME

    10 heures, sur le carillon de Jacquemart, place Ernest Gailly : Clément Perrier. Ce carillonneur, âgé de 15 ans, a déjà obtenu plusieurs récompenses de la Guilde des carillonneurs de France. Il réveillera Romans avec un programme très éclectique : Yves Montand, Michel Fugain, Brahms, Les Beatles,….

    11 heures, salon Audra de la salle des Cordeliers, place Jules Nadi : Ensemble de percussions du conservatoire du pays de Romans. Les élèves se produiront ensemble et mèneront le ballet des mailloches sur les instruments à clavier en bois et en métal. Le contraste sera intéressant avec le cadre suranné de ce petit salon hérité du passé militaire de la ville !

    12 heures, salle Mayeux du Conservatoire, place Zamenhof, piano : Martin Surot Ce jeune musicien, premier prix de piano au CNSM de Paris, possède un jeu qui allie force et délicatesse. Son talent déjà reconnu lui a permis de se produire dans de nombreux pays. Il interprétera Rachmaninov, Liszt auteur et transcripteur de Schubert (bicentenaire oblige).

    14h30, chapelle du Saint-Sacrement, collégiale Saint-Barnard : conférence de Marie-Hortense Lacroix, directrice du conservatoire du pays de Romans. Au cours de ce petit moment didactique, vous pourrez approfondir votre connaissance de la facture et du répertoire des instruments à claviers.

    15 heures, chapelle du Saint-Sacrement, collégiale Saint-Barnard, clavecin : Sylvie Pagano, Dans ce même écrin somptueux, paré d'une tenture brodée du XVIème siècle, l'instrument à sautereaux fera entendre des œuvres de Bach, Couperin, Daquin,

    16 heures, collégiale Saint-Barnard, orgue : François Santon, organiste de l'abbaye Saint-Victor de Marseille. Le grand orgue Chambry/Gonzalez de la collégiale conclura la journée. Il déploiera ses timbres et résonnera dans la nef dans des œuvres de Franck, Dubois, Jullien. Ces œuvres seront mises en valeur par cet instrument polyvalent, typique de la facture néoclassique française.

  • Cette semaine dans "L'Impartial" : "A la Parisière, le clos Pansu et ses illustres propriétaires"

    centre historique de Romans, patrimoine romanais Romans-sur-Isère.

    Le clos Pansu était une vaste propriété de sept hectares, à Bourg-de-Péage, sur la route de Pizançon. C’est à cet emplacement que la congrégation des Filles du Sacré-Cœur de Marie fait élever, à partir de 1894, un vaste pensionnat qui deviendra ensuite le collège communal. L’histoire de ce tènement permet de mieux comprendre les enjeux liés à la création d’une telle infrastructure à Bourg-de-Péage.  .... (à suivre dans le numéro de L'Impartial daté du 5 mai 2011).

  • Romans : le conseil municipal inquiet pour le patrimoine historique de … Bethléem !

    centre historique de Romans, patrimoine romanaisRomans-sur-Isère.

       Lors du conseil municipal du 28 mars, la Ville de Romans a marqué son soutien à la campagne lancée par Bethléem pour son inscription sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco. « Le site concerné comprend l'ensemble architectural de l'église de la Nativité et les trois couvents (grecs orthodoxes, franciscains et arméniens) ainsi qu'une petite surface de terre à l'est et à l'ouest et la route du pèlerinage » pouvons nous lire sur RomansMag.com. Tout historien et humaniste ne peut que souscrire à cette initiative qui vise à protéger l’un des berceaux de la civilisation européenne. 

       Une petite phrase a cependant retenu notre attention, celle prononcée par l’adjointe « déléguée aux relations internationales » qui souligne que suite à cette inscription « les retombées en terme touristique et économique ne seront pas négligeables ». Nous sommes rassurés de constater qu’une élue romanaise estime que la valorisation du patrimoine historique peut être un facteur de développement touristique et économique ; c’est le point de vue que nous défendons … pour le centre historique de Romans malheureusement, pour la majorité des élus, ce qui est semble évident pour Bethléem ne l’est pas pour Romans !

  • La cité de la musique, les ossements et la science

    cité de la musique, ossements

    Romans-sur-Isère

       Dans une note précédente, nous nous sommes étonnés de l’empressement avec lequel les élus romanais ont fait transférer dans la fosse commune les ossements découverts fortuitement sur le chantier de la cité de la musique, site de l’ancien hôpital de Romans depuis le milieu du XVIIè siècle et de son cimetière.(Au fait, des photos de ces ossements ont-elles été réalisées ?)

       Nous avons également signalé que l’étude de ces ossements aurait pu nous permettre de mieux connaître les patients accueillis dans cet hôpital et les causes de leurs décès, en complément des registres mortuaires dont nous disposons. Cette nouvelle approche de l’étude des ossements humains a donné naissance à une nouvelle discipline, « l’archéothanatologie » dont le spécialiste est Henri Duday, directeur de recherche au CNRS (Bordeaux I).

        Une discipline à laquelle la presse scientifique s’intéresse particulièrement ce mois-ci, en effet, le numéro 363 de la revue L’Histoire, qui vient de sortir, a interrogé Henri Duday sur l’archeothanatologie. En voici quelques passages qui appuient notre réflexion.

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       « Que nous apprennent les morts ? » c’est à cette question que les archéologues comme Henri Duday, pionnier de la discipline, tentent de répondre. « Le squelette est une fantastique machine à enregistrer les événements de la vie d’un individu : il nous livre toute une série d’informations sur les pathologies dont il a souffert, sa robustesse, son âge, etc...  L’étude des sépultures récentes, médiévales ou modernes permet d’établir des référentiels utiles à l’analyse des périodes plus anciennes. Nous pouvons repérer à l‘œil nu sur un squelette les anomalies évidentes ou banales, les traumatismes ou les handicaps.

        Mais l’archéologue cherche surtout à comprendre à travers les caractéristiques d’un dépôt funéraire les intentions de ceux qui ont pratiqué l’inhumation. Lorsqu’on se trouve en présence d’un ensemble funéraire contenant les restes de plusieurs individus, la question se pose de savoir si tous ces corps ont été enterrés simultanément ou s’ils l’ont été sur la durée. Si vous montrez qu’ils l’ont été tous dans un bref laps de temps, c’est sans doute à la suite d’une crise brutale de mortalité : épidémie, famille. Il s’agit alors de savoir de quoi ces personnes sont mortes et de déterminer la réaction de ceux qui les ont inhumées. Ont-il essayé de garantir un traitement funéraire conforme à leurs tradition ou ont-ils agi dans la précipitation ?

         La localisation des tombes est aussi essentielle : il est exceptionnel que les individus soient enterrés au hasard. C’est ce que révèlent les analyses biologiques qui attestent du niveau social et du niveau sanitaire des défunts : lorsqu’on analyse les squelettes, on peu apprendre beaucoup sur l’alimentation d’un individu, son état sanitaire, ses éventuelles carences, etc .. Les progrès de la science notamment de la biochimie moléculaire permette d’identifier l’ADN du germe en cause dans la mort d‘un groupe humain. C’est grâce à eux que l’on a su identifier pour la première fois le bacille de la peste dans un chantier sur un site du début du XVIIIè siècle. A été étudiée une tombe collective constituée près d’une infirmerie en mai 1590 suite à une épidémie de peste à Lambesc. L’analyse d’un échantillon ostéologique de 133 individus a offert une occasion unique d’appréhender les adaptations des traitements funéraires habituels sous la contrainte, l’organisation et la gestion des morts dans ce contexte culturel d’urgence. En pleine épidémie de peste, on prend encore le temps de s’occuper un peu des morts […] ».

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