Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Restauration du Grand Voyage : effet d’annonce pour les naïfs !

    Grand Voyage - station Vgrand voyage,patrimoine romanais-péageois

      

       La restauration des chapelles du Grand Voyage (sans parler de leur valorisation dans le cadre d’un grand projet culturel et touristique) est un des feuilletons romanais que la ville se doit d’alimenter de temps à autre par des informations médiatiques afin de faire patienter les lecteurs incrédules

       Rappelons que « Le Grand Voyage » est un grand chemin de croix et désigne un ensemble de stations et de chapelles dispersées dans le centre historique ou regroupées dans le Calvaire des Récollets. L’origine de cet ensemble monumental remonte au XVIè siècle, les stations et chapelles aujourd’hui visibles datent de la première moitié du XIXe siècle. Cet ensemble unique en France est classé à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

       Des travaux de restauration avaient été réalisés dans les années 1990 mais depuis dix ans, ces travaux sont interrompus. La seule restauration, lancée en 2006 et menée à son terme (pour un montant de 198 000 €), fut celle de la chapelle XXI, avenue Berthelot, inaugurée en novembre 2008 qui, malheureusement, n’est toujours pas valorisée et se trouve déjà fragilisée par des infiltrations d’eau.

       La municipalité actuelle, consciente de l’image négative que donne l’abandon de ce monument historique, tente de donner le change par des effets d’annonce qui masquent l’absence de projet global de valorisation du patrimoine architectural de Romans. Faisant le point sur les trois dernières années en reprenant simplement les délibérations municipales sur ce sujet, délibérations que chacun peut consulter sur le site de la ville.

    • 28 avril 2008, demande de subvention de 37 000 € pour la restauration du Grand Voyage.
    • 2 février 2009, demande de subventions à la DRAC pour des travaux d'urgence et de mise en sécurité au calvaire des Récollets et pour la réalisation d'une nouvelle étude préalable pour la restauration générale du Grand Voyage,
    • février 2009 : dans le cadre du plan de relance gouvernemental, la ville bénéficie d’une subvention de 40 000 € pour la restauration  des chapelles du Grand Voyage.
    • 24 mai 2009, demande de subvention à la DRAC pour la réalisation d'une étude générale de restauration du Grand Voyage
    • 25 mars 2010, demande de subventions à la DRAC et au département pour la restauration du chemin de croix (stations IV, V - en photo-, VIII, XV et XX)
    • 31 mai 2010, demande de subvention au syndicat mixte de la Drôme des collines pour la restauration des IV, V, VIII, XV et XX du Grand Voyage.
    • janvier 2011, la ville reçoit de Patrimoine rhônalpin le prix « coup de cœur » pour son projet de restaurations des cinq chapelles accompagné d’un chèque de 1000 €.
    • 28 mars, demande de subventions à la DRAC pour la restauration de la station XIX du Grand Voyage.

       En avril dernier  Romans Magazine notait que l’opération d’un montant de 75 000 € (financé à hauteur de 50 000 € par des subventions de la DRAC, de la région et du département), portant sur les stations IV, V, VIII, XV et XX serait entreprise "vraisemblablement" à la fin de l’été.

     Nous sommes maintenant au cœur de l’automne et après trois ans de demi d’annonces médiatiques, personne n’a encore remarqué la moindre ombre de début de travaux sur l’une des chapelles du Grand Voyage !

  • Agir ensemble pour le patrimoine de Romans et Bourg-de-Péage

     société d'études historiques de Romans - Bourg de Péage, patrimoine romanais-péageois   La « Société d’Etudes Historiques de Romans-Bourg de Péage – Patrimoine et Humanisme »  a pour objet de fédérer les initiatives collectives et individuelles visant à étudier l’histoire de Romans - Bourg-de-Péage (Drôme), à sauvegarder le patrimoine architectural et l’héritage culturel de ces deux communes, et à valoriser le centre historique de Romans.

       Quels sont les fondements de notre action et de nos objectifs ?

      Notre temps est celui de l’affaiblissement des valeurs qui faisaient la cohésion d’une nation, et de mutations inquiétantes qui dessinent un avenir incertain. Sur ce chemin dorénavant pavé de questions sans réponses, chacun de nous recherche des repères rassurants étrangers à la futilité du présent. Ces repères sont sous nous yeux, dans le patrimoine architectural que nous côtoyons à chaque instant en parcourant les centres historiques notamment celui de Romans. 

       Le centre historique de Romans est un espace de mémoire qui témoigne de l’intelligence des hommes à produire des œuvres de culture et de civilisation notamment avec les hôtels particuliers, les stations et les chapelles du Grand Voyage et du calvaire des Récollets ou la collégiale Saint-Barnard dont Prosper Mérimée soulignait en 1841 qu’elle était « l’une des plus remarquable du midi de la France ». Le centre historique doit redevenir le cœur de la cité, c’est une priorité pour conserver à Romans une « âme » et ne pas transformer notre vieille cité en une banale cité dortoir.

      Ce projet doit être conçu dans sa globalité : valorisation du patrimoine architectural et historique, développement des animations susceptibles d’attirer touristes et flâneurs et de favoriser le commerces de proximité, soucis constant pour améliorer le cadre de vie par le renforcement de la sécurité, l’aménagement de parkings et la réhabilitation du bâti. Un projet qui ne peut réussir sans l’implication des acteurs du quartiers, habitants et commerçants

       Avoir cette ambition pour le centre historique de Romans, ce n’est pas se réfugier dans la nostalgie d’un passé idéalisé, c’est croire dans les valeurs intemporelles et humanistes de la culture, seules capables de renouer ce lien social dont notre ville a besoin !  La « Société d’Etudes Historiques de Romans-Bourg de Péage – Patrimoine et Humanisme »  porte cette ambition. Ses projets : agir efficacement pour sauvegarder le patrimoine de Romans et de Bourg-de-Péage et favoriser les études historiques sur nos deux villes afin de valoriser le patrimoine architectural et le centre historique. Son but est également d’ouvrir l’accès à cette culture patrimoniale au plus grand nombre notamment à ceux qui en sont exclus : c’est le volet « Humanisme » du projet. Une association qui est aussi un espace de réflexion et une force de propositions sur l’avenir du centre historique.

  • Carillon du Jacquemart : effet d'annonce !

    patrimoine romanais-péageois, Jacquemart, carrilon  Romans-sur-Isère (Drôme)

    Le 11 novembre dernier 2010, voici bientôt un an, nous avons relayé sur ce blog une information publiée dans RomansMag.com : « De nouvelles mélodies au Jacquemart. Grâce aux travaux de modernisation, il est désormais possible d'enregistrer et de programmer sur le clavier électronique plus de 200 mélodies. Pour l'heure, la Ville a fait le choix d'enregistrer des mélodies composées à partir de deux chants romanais pour l'indicatif de 12h05 et celui de 18h05. La Ville envisage également d'enregistrer des mélodies spécifiques à l'occasion d'événements locaux (St-Crépin, Carnaval...) ou nationaux (14 juillet...). Celles de Noël viennent d'être enregistrées ce jour. Elles seront diffusées du 18 décembre au 1er  janvier […] ».  

         En janvier dernier, nous avions fourni à la ville (à sa demande !) une quinzaine de mélodies ou de partitions pour : le jour du printemps (rigaudon dauphinois), la fête du travail (les mariniers du Rhône), les 8 et 9 mai (Ode à la joie), le jour de l’été (Il pleut, il fait soleil), le 14 juillet (la Marseillaise), la libération de Romans (le chant des partisans), la fête de la Raviole (Piar ven gota), les Journées du patrimoine (les Romanais), le 21 septembre (le chant du départ), la Saint-Crépin (le métier de cordonnier), le 11 novembre (La Madelon), Noël (Noël dauphinois).

        Le bilan ? A notre connaissance, en cette année 2011, le carillon de Jacquemart a très peu joué « des mélodies spécifiques à l’occasion d’événements locaux » (mais nous n’avons peut-être pas été assez attentif !) : encore un effet d’annonce pour un projet patrimonial qui n’a pas été mené à son terme !

     

  • Place Perrot-de-Verdun : l'automobile indésirable

    perrot-de-verdun, patrimoine romanais-péageois Romans-sur-Isère (Drôme) 

      Une information vient de nous parvenir concernant la future « requalification » de la place Perrot-de-Verdun qui deviendrait en partie une zone piétonne. En effet, le projet municipal prévoit la quasi-disparition des places de parking (seules 4 places seraient conservées) et la circulation des automobiles  à vitesse très réduite sur une seule allée, entre la rue de l’Armillerie et la place Maurice-Faure. Un projet qui soulève quelques questions.

    Tout d’abord la suppression d’une douzaine de places de parking : s’il est si facile de les supprimer dans le centre historique pourquoi ne pas l’avoir fait sur la place Maurice-Faure  pour favoriser les terrasses des cafés  ? Une décision quelque peu en contradiction avec le constat rappelé à chaque réunion publique par la municipalité : le stationnement dans le centre historique est un problème, centre historique dans lequel « il est impossible de créer de nouvelles places de parking » (voir à ce sujet la note consacrée au site de "l'ancienne gendarmerie, place du chapitre") ; malgré cela , une douzaine de places de parking seront supprimées place Perrot-de-Verdun !

       Une autre question concerne l’objectif de cet aménagement : dans quel projet global s’inscrit-il ? Notre association estime en effet que tout aménagement d’un espace dans le centre historique doit s’inscrire dans un projet de valorisation de cet espace sur le moyen ou le long termes : réhabilitation des immeubles, ravalement des façades, inscription dans des circuits de visites, réalisation d’études historiques sur cet espace, dynamisation du commerce, animations. A notre connaissance, aucune valorisation de la place Perrot-de-Verdun, et plus généralement de la côte Jacquemart et de la place Fontaine-Couverte, n’est prévue !

       La place Perrot-de-Verdun sera peut être requalifiée mais pour s’y rendre les flâneurs devront passer devant la porte calcinée au n° 19 rue l’Armillerie (qu’HPR n’a toujours pas remplacée !) : sympathique pour accueillir les touristes venat de la côte Jacquemart, n’est-ce-pas ?

  • A lire dans "L'Almanach de la Drôme 2012"

    L'Almanach de la Drôme, patrimoine romanais-péageois   L'Almanach de la Drôme 2012 (éditions Arthéma) vient de sortir, vous y trouverez trois articles sur l'histoire et le patrimoine de Romans : Le Pont Vieux, les maisons des tanneurs, le carnaval sanglant de 1580.

  • Pas de doute : c'est le monde du silence !

    patrimoine romanais-péageois   Le premier octobre, sur ce blog, nous interpellions le service urbanisme au sujet  de la date de la première commission chargé de réfléchir sur l’AVAP (Aire de mise en valeur de l’Architecture et du Patrimoine) de Romans (qui doit remplacer la ZPPAUP).

       A ce jour, nous n’avons toujours pas reçu de réponse et la rubrique sur le site de la  ville de Romans consacrée à la « révision du PLU », chargée de promouvoir la « démocratie participative », reste ostensiblement bloqué à la date du …. 26 juillet !!! 

       La révision du PLU ne semble guère intéresser les Romanais qui n'auraient rien à dire sur un sujet susceptible de perturber leur bien-être : sauf à penser (mais ce serait du mauvais esprit !) que les questions embarrassantes subissent la censure municipale.

       Un constat du même acabit concerne pour la « commission extra-municipale urbanisme et patrimoine » qui n’a pas été réunie depuis octobre 2010, voici maintenant un an ! Il est vrai que les sujets qu’elle aurait à aborder sont délicats pour les élus : cité de la musique, immeuble du Pont Neuf, projet de ring, parkings dans le centre historique, aménagement de la place Perrot-de-Verdun, dégradation du centre historique et du calvaire des Récollets, projet sur le tènement Jourdan, etc … et l’AVAP ! 

       L’agitation médiatique entretenue par la municipalité sur les sujets d’urbanisme et de patrimoine n’est qu’un leurre : les Romanais vivent en réalité dans le monde du silence !

  • Romans, un patrimoine méconnu : le canal de la Martinette

    canal de la Martinette, patrimoine romanais-péageoisLa préservation et la valorisation du patrimoine ne concernent pas seulement les bâtiments remarquables pour leur architecture mais aussi des espaces qui témoignent  des activités des hommes dans le passé et de leur intelligence et de leurs souffrances pour simplement survivre. C’est la cas à Romans du canal de la Martinette.

       Les origines de ce canal sont à rechercher dans les décennies qui suivent la fondation du monastère bénédiction par Barnard vers 837. Vers 940, les moines puis les chanoines commencent à faire creuser des canaux pour amener, de Peyrins à leur monastère, les eaux de la grande et de la petite « Chorache » et une dérivation de la Savasse, lesquelles sont réunies en un seul cours d'eau dénommé, à partir du XVe, « Martinette ». En effet, sur les bords de ce ruisseau est installé, à partir de 1456, un « martinet à papier », sur le site de l’actuelle tannerie Roux. Les chanoines font également construire sur le ruisseau moulins à blés, à huile de noix, des teintureries puis, à partir du XVe, des tanneries, des mégisseries et enfin des  « usines à soie ».

       Aujourd'hui, dans sa partie urbaine, le ruisseau est recouvert par la chaussée mais reste encore visible au pied des maisons de la tanneurs, dans le quartier de la Presle. Voici une dizaine d’année, l’adjoint à l’environnement de la ville de Romans avait lancé une heureuse initiative, celle d’organiser la découverte du canal de la Martinette et d’un millénaire d’histoire romanaise, en installant une dizaine de points d’informations sur les bords du ruisseau. Panneaux qui auraient présenté l’histoire du canal, de ses riverains et utilisateurs mais aussi de courtes descriptions de sa flore et de sa faune. Ce premier projet est tombé à l’eau ( ! ).

      L’intérêt pour le canal de la Martinette a « refait surface » dans le cadre de l’Agenda 21 lors du forum du 12 mai dernier avec la proposition de « créer des collectifs autour des canaux et canal de la Martinette ». Une proposition qui sera présentée en décembre lors de la réunion devant établir le programme romanais d’action pour le « développement durable » qui couvrira les années 2011-2015.

       Pour l’instant, le canal de la Martinette est abandonné à son sort  : chemin de la Martinette (voir la photo), le lit du ruisseau est progressivement obstrué par la végétation et mériterait d’être nettoyé !

  • De la place Maurice-Faure à l'ancienne gendarmerie !

     

    gendarmerie, place du chapitre    Les débats sur la valorisation du centre historique reviennent souvent sur la question du stationnement. Une valorisation paradoxale qui nécessite d’accueillir  et de retenir davantage de piétons dans un environnement sécurisé et calme tout en facilitant le stationnement automobile à proximité. La piétonisation de la place Maurice-Faure est au cœur de cette problématique.

        Le projet d’une place piétonne, animée, parcourue par des touristes pouvant se rafraîchir aux terrasses des bars après avoir visité la collégiale, ne peut être finalisé sans une réflexion sur le transfert des places de stationnement.

         La logorrhée municipale considère qu’il n’y pas de possibilité de créer des places de stationnement dans le centre historique or il existe un espace qui, pour l’instant, n’est l’objet d’aucune réflexion quant à son aménagement futur : le site de l’ancienne gendarmerie, place du chapitre. La démolition de ce bâtiment, et des immeubles de l’îlot Musselon, permettrait de dégager une aire de stationnement susceptible de compenser le stationnement perdu sur la place Maurice-Faure. Qu’en pensez-vous ?

    A noter que la démolition de l’ancienne gendarmerie permettrait aussi de mettre en valeur la façade à colonnade de l’ancien couvent Saint-Just.

  • Un an plus tard ... la même photo !

     

    Calvaire tombe Dedelay.jpg

       Cette note permet de rappeler le douloureux immobilisme dans laquelle la municipalité de Romans se complet concernant la valorisation du patrimoine  de la ville.

       Voici un an, à l'automne 2010, nous avons publié cette photo prise dans le calvaire des Récollets, montrant les débris d'une stèle funéraire sur une pierre tombale *. Lors des Journées du patrimoine, nous avons pu constater que ces débris n'avaient pas été ramassés pour être mis à l'abris.
       Cet constat est emblématique des rapports que la municipalité entretien avec le patrimoine architectural de notre cité. Pour expliquer l'absence de travaux sur les bâtiments patrimoniaux, les élus avancent souvent l'argument du côut, or dans le cas qui nous intéresse, il n'y pas de coût à faire ramasser ces débris, seulement la volonté de confier ce travail à un agent de la ville : une volonté qui manifestement n'existe pas (un an déjà !), état d'esprit qui reflète le peu d'intérêt des élus pour notre héritage culturel.
    --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

    * La stèle en question est celle de Marie-Laurence Dedelay d’Agier, épouse de Pierre Antelme, sur laquelle était gravée l’épitaphe : « Ici repose le corps de Marie-Laurence Dedelay épouse Antelme, née en 1760, décédée en 1834, priez pour elle ». Marie-Laurence était la sœur de Claude-Pierre Dedelay qui fut notamment maire de Romans. Elle avait épousé Pierre Antelme, chirurgien et administrateur des hôpitaux-hospices de Romans. Leur second fils, Claude-Pierre-Louis, fut l’héritier de son oncle, le comte Dedelay d’Agier, et maire de Bourg-de-Péage. D’une piété ostentatoire, les familles Antelme et Dedelay participèrent à la reconstruction du Calvaire des Récollets en 1820 et du Grand Voyage.  Marie-Laurence fut inhumée aux côté de son époux, décédé en 1825. Cette stèle élevée, en 1834, a définitivement disparu, faute d’entretien.

    -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

  • Sondages ... à la sauce romanaise !

    romans-sur-isère    Suite à notre note consacré au sondage sur la « reprise de la construction de la cité de la musique » que certains Romanais ont cru voir sur RomansMag.com, le directeur de la communication de la ville de Romans a tenu à nous informer qu’aucun sondage de ce type n’avait été proposé aux internautes romanais. Nous prenons acte* de cette information et la communiquons aux Romanais qui éventuellement auraient des hallucinations en se rendant trop fréquemment sur le site internet de la ville ! Notons que la ville de Romans a eu la prudence de ne pas solliciter la population sur un sujet qui lui aurait été défavorable. Voilà donc pour un sondage dont on a les résultats mais qui n’a pas existé !

        Cela nous fait penser à un autre sondage, plus précisément « une enquête d’opinions », sur le projet technocratique de super agglomération Valence-Romans, pour laquelle, au dire du maire de Romans, « 70 % des Romanais » seraient favorables ! ** A notre connaissance personne ne s’est posée la question de savoir de quel chapeau de magicien ces résultats avaient été tirés ? de quelle enquête d’opinion s’agissait-il ? combien de Romanais avaient été interrogés ? une statistique dont personne n’a cependant mis en cause la fiabilité ! Peut-être aurons-nous les réponses à ces questions, prochainement, sur RomansMag.com qui doit certainement mener son enquête !

       Une dernière histoire de sondage à la sauce romanaise avec le sondage téléphonique réalisé au printemps auprès des dizaines ou des centaines de Romanais. Certaines questions portaient sur la « construction de cité de la musique » : comme par hasard, les résultats … n’ont jamais été publiés !

     

     

    * « prendre acte » est une expression à la mode, en ce moment, à Romans !

    **source Dauphiné Libéré, 3 septembre 2011.

  • Cette semaine dans "L'Impartial" : " Des liqueurs, du ratafia et du vin"

    L'Impartilal, patrimoine romanais-péageoisRomans-sur-Isère (Drôme)

    Une maison a-t-elle, comme un homme, un destin ? C’est une question à se poser avec l’histoire de la demeure située à l’angle de la rue de l’Écosserie et de la place Maurice-Faure qui accueille, depuis quelques mois, une « cave à vins ». Cette maison renoue ainsi avec l’activité qu’elle avait voici plus de deux cents ans : elle était alors l’atelier de fabrication de liqueurs renommées, celles des « sœurs Morel » ... (à suivre dans le numéro de L'Impartial daté du 13 octobre 2011)


  • Privatiser ... ou pas privatiser ?

        patrimoine romanais-péageoisLe dernier conseil municipal a voté la vente d’une propriété communale, l’immeuble au 37 –39 côte Jacquemart, « d’un grand intérêt patrimonial » selon le compte rendu donné par L’Impartial du 29 septembre, notamment en raison de sa façade de la fin du XVè siècle et de son organisation intérieure témoignant des aménagements de l'Ancien Régime. Cet immeuble est malheureusement est en triste état, abandonné depuis des années (voir la photo) et n’est pas classé à l’inventaire des monuments historiques. Ce vote appelle quelques réflexions.

        L’actuelle municipalité a fait le choix de ne pas conserver, comme bien commun à tous les Romanais et héritage à transmettre aux générations futures, des bâtiments patrimoniaux, c’est à dire des immeubles présentant un intérêt historique ou architectural, ce fut déjà le cas, voici quelques mois, avec la banque de France. La vente à des investisseurs privés est souvent présentée, dans notre ville, comme la seule solution pour la réhabilitation d’un immeuble ancien trop dégradé.

         Concernant les immeubles de la côte Jacquemart, l’acquéreur a déjà fait ses preuves en réhabilitant un immeuble rue Mathieu-de-la-Drôme, voilà un point positif mais la privatisation de notre héritage culturel a des conséquences négatives : une fois réaménagés, ces bâtiments sont définitivement rendus inaccessibles au public pour des visites de découverte de l’architecture ou de l’urbanisme médiéval, Renaissance ou contemporaine (ex la banque de France). Faut-il rajouter que ces nouvelles « portes fermées » s’ajoutent à d’autres, déjà si nombreuses dans le centre historique (par exemple l’hôtel Nugues) !

        Soulignons aussi que la vente à des investisseurs privés, même avec un cahier des charges contraignant, ne garantit pas la réalisation des travaux, à l’exemple de l’hôtel Delacour. Cet hôtel particulier, situé au n° 14 de la rue du Mouton (en face de la maison du Mouton), édifié au XVè siècle, possède une cour intérieure et loggia, il eut son heure de gloire au XVIIIè siècle, il était alors la propriété des famille Delacour (Jean-Claude, « colonel de bourgeoisie » ou commandant de la milice bourgeoise de Romans) sous le règne de Louis XV puis Berthe (André Berthe, maire de Romans de 1777 à 1780). L’immeuble Delacour, en état d’abandon, a été vendu par la ville en 2008 à un promoteur privé qui a déposé un permis de construire en 2009 : deux ans plus tard, les travaux n’ont toujours pas commencé et la dégradation se poursuit.

       Prônons-nous le maintien dans la sphère publique des bâtiments patrimoniaux ? En théorie nous y sommes favorables pour garantir l’accès, de tous, à la notre héritage culturel, mais dans les faits, chacun de nous constatera, qu’à Romans, HPR n’entretient guère ni ne valorise ses biens patrimoniaux dans le centre historique, exemple rue de l’Armillerie. Quant au « pauvre » calvaire des Récollets, propriété de la ville (certaines chapelles sont soutenues par des étais !),  il n’est ouvert au public qu'à l'occasion des Journées du Patrimoine, faute de projet municipal de valorisation sur l'année. Finalement, privatisation ou pas privatisation ? A Romans: ... aucun choix n’est satisfaisant !

  • Cette semaine dans "L'Impartial" : les "chauffeurs de la Drôme", "la fausseté des apparences"

    L'Impartilal, patrimoine romanais-péageoisRomans-sur-Isère (Drôme)

     L’épopée des « chauffeurs de la Drôme » est une des pages les plus sombres de l’histoire de notre ville. C’est l’épopée de quatre hommes, David, Berruyer, Liotard et Lamarque, et de leurs complices, qui, entre septembre 1906 et juillet 1908, commirent, dans la région, « 13 assassinats, 20 vols plus de nombreux autres crimes commis par chacun isolément », des crimes pour la plupart fomentés dans un immeuble de la rue Pêcherie où logeaient Berruyer et Liotard. Fin septembre 1908, ces derniers et David sont arrêtés : les Romanais découvrent alors les vrais visages des hommes qu’ils avaient cotoyés pendant des années en ignorant la noirceur de leur âme. .... (à suivre dans le numéro de L'Impartial daté du 6 octobre 2011)

  • Cité de la musique : un sondage imaginé ... ou disparu ?

    cité de la musique, patrimoine romanais-péageois  Des internautes, assidus du site de la ville de Romans (www.romansmag.com), nous sont communiqué une information pour le moins étrange.

        En effet, voici quinze jours, un sondage en ligne aurait questionné les Romanais de la manière suivante :  « êtes-vous favorable à la reprise des travaux du chantier de la cité de la musque ? ». Nous sommes allés sur le site … mais point de sondage  ! Nos internautes ont peut-être eu des hallucinations … ou peut-être pas car certains nous affirment avoir lu les résultats : « pas favorables : 88 », « favorables : 6 » !!!

        Les chiffres montreraient qu’une large majorité des Romanais (qui se seraient éventuellement exprimés !), est respectueuse d’une décision de justice qui suspend un permis de construire : c’est plutôt rassurant pour la démocratie et l’état de droit ! Notons aussi que les partisans du projet de pharaon ne semblent guère prompts à s’engager ! Mais n’extrapolons pas sur un sondage qui n’a peut-être pas eu lieu !

  • Romans : démocratie participative ou monde du silence ?

     ville de Romans   Le site internet de la ville de Romans ( www.ville-romans.com ) propose aux Romanais de s’exprimer sur une certain nombre de sujets ou de poser des questions. Il suffit pour cela de cliquer sur l’onglet « Je participe ». L’une des rubriques retient depuis plusieurs mois notre attention, elle s’intitule « La révision du PLU », rubrique tenue par le service urbanisme.       

          Le 26 juillet dernier, nous avons laissé un message (que chacun peut lire dans son intégralité), qui commençait ainsi : « Suite à la promulgation de la loi dite Grenelle 2, le 12 juillet 2010, les ZPPAUP (Zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager) doivent, dans un délai de 5 ans, laisser la place aux AVAP (Aires de mise en valeur de l’Architecture et du Patrimoine). La municipalité romanaise a prévu de constituer une commission locale (instance consultative) chargée d’assurer le suivi de la conception et de la mise en œuvre des nouvelles règles applicables à l’AVAP : pourriez-vous indiquer aux Romanais la date de la première réunion de cette commission»

           Voici la réponse du service urbanisme : « Par délibération du 28 mars 2011, la ville de Romans a prescrit la transformation de la ZPPAUP (Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager) en AVAP. Cette modification du dispositif de protection du centre ancien est rendue obligatoire par la loi 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l'environnement (Grenelle II) qui impose aux ZPPAUP existantes un délai de 5 ans, à partir du 12 juillet 2010, pour être transformées en AVAP ….bla-bla, bla bla, bla-bla ….. L'instance consultative, conformément à l'article L.642-5 du code du patrimoine, est composée des représentants des…. bla-bla, bla-bla, bla-bla…. Elle se réunira pour la première fois à l'automne 2011. Le projet d'AVAP étant réalisé conjointement à la révision du PLU, il fera l'objet des mêmes modalités de concertation avec l'ensemble des romanais (enquête publique, réunions publiques, information dans la presse et sur le site internet) ». Point final ! vous constaterez que de réponse à la demande de « date de la première réunion de cette commission », il n’y en pas !

           Voici 15 jours, nous reformulions notre demande ! A la date du 1er octobre, notre question n’apparaît pas sur le site de la ville … et toujours pas de réponse pour « la date de cette première réunion » ! Cela rappelle quelque peu la destinée de « la commission extra-municipale patrimoine et urbanisme » …. qui n’a pas été réunie depuis un an et qui est muette sur les grands projets urbains de ces deniers mois ! …. Finalement, notre ville serait-elle devenue « le monde du silence » ?

  • Journées Européennes du Patrimoine : toujours le même succès !

         bourg-de-péage, patrimoine péageoisD’une année sur l’autre, les Journées du Patrimoine remportent auprès des Romanais le même succès.

        Notre association avait proposé, samedi 17 et dimanche 18 septembre, quatre visites qui ont réuni, au total, près de 120 personnes, le maximum pour une écoute confortable lors de déambulations dans les centres historiques de Romans et de Bourg-de-Péage (illustrées par la photo ci-jointe). Par ailleurs,  plusieurs centaines de visiteurs ont  admiré les voûtes de la collégiale Saint-Barnard, apprécié les expositions temporaires ou les ouvertures exceptionnelles de l’église Saint-Nicolas ou de la grande chapelle de l’hôpital.

        Quel commentaire ? Le même que celui que nous faisions l’année dernière, à la même époque. Ce bilan est bien la démonstration qu’il existe dans notre ville un potentiel pour développer un tourisme culturel patrimonial. Les causes de ce succès ? D’abord la qualité et la diversité du patrimoine architectural du centre historique et plus globalement, culturel de notre ville. Ensuite, un public sensible au patrimoine et à l’histoire locale, prêt à passer du temps dans le centre historique ; sachant qu’une grande partie de ce public a été capté par les manifestations en dehors de Romans. Enfin, une promotion de ce patrimoine dans le cadre d’une manifestation nationale mais efficacement répercutée à Romans par la presse locale, les radios, les sites internet, les brochures et dépliants gratuits distribués. Une promotion dont les effets les plus manifestes concernent le calvaire des Récollets dont les allées, bordées de chapelles du XIXème siècle, ont été parcourues, en deux après-midi, par plus de 400 flâneurs.

       Ce bilan souligne de nouveau un paradoxe. Depuis des années, la même question se pose : pourquoi la ville de Romans refuse-t-elle de valoriser le calvaire des Récollets en engageant une campagne de restauration et en l’ouvrant tout au long de l’année alors qu’un public nombreux est en attente de visites ?

  • Cette semaine dans "L'Impartial" : "Condamnée au bûcher"

    patrimoine romanais,centre historique de romans

    Romans-sur-Isère (Drôme)

     

    Singulière histoire que cette affaire judiciaire dont le dénouement fut la condamnation de l’accusée au bûcher, le seul qui fut élevé à Romans.Le contexte de cette histoire : l’époque du dauphin Humbert II qui, en septembre 1345, commande la croisade .... (à suivre dans le numéro de L'Impartial daté du 29 septembre 2011)