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  • Romans : démocratie participative ou démocratie sélective ?

    patrimoine romanais, démocratie participative   Le dernier numéro de Romans-Mag, daté de janvier 2012, est consacré à la « démocratie participative » et liste quelques instances consultatives auxquelles les Romanais peuvent participer, des instances mises en place par la municipalité et animées par des élus.

       Une jolie liste : « conseil des sages », « comité consultatif des jeunes », « conseil économique et social local », « commission extra-municipale Agenda 21 ». Bizarrement, à cette liste est ajoutée une association « Romans cœur de ville » (qui normalement est indépendante de la municipalité ! sa directrice, il est vrai, est un agent de RBE, Romans-Bourg de Péage Expansion !).

       Comme d’habitude, les articles de Romans-Mag sont surtout intéressants par ce qu’ils ne disent pas. Concernant cet article sur la démocratie participative : une remarque ! Les lecteurs seront bien en peine de trouver un exemple de proposition concrète émanant de ces instances consultatives !

        Une autre remarque, c’est l’absence, dans cette liste, d’une commission qui semble définitivement enterrée : la commission extra-municipale « urbanisme et patrimoine » qui n’a pas été réunie depuis octobre 2010. Il est vrai que cette commission avait été marquée par des échanges assez vifs entre les participants, voici trois ans lors de la présentation du projet de « cité de la musique ».

       La démocratie participative doit s’appliquer là où elle serait utile, notamment sur le centre historique : une commission « centre historique et patrimoine historique » est indispensable ! En effet, les informations concernant les projets de la municipalité sur les quartiers autour de la collégiale Saint-Barnard sont à la fois partiels, partiales ou inexistantes ! Des questions méritent des réponses ; par exemple : en quoi consiste la restauration des chapelles du Grand Voyage prévue en 2012 ? à quoi va ressembler la future place Perrot-de-Verdun ?. Une commission « centre historique et patrimoine historique » qui pourrait également réfléchir sur le futur aménagement des quais ou l’avenir de l’ancienne gendarmerie, place du Chapitre, afin d’éviter les erreurs commises sur l’implantation de la « cité de la musique », la vente de la « banque de France » ou de l’usine Jourdan.

  • Cette semaine dans "L'Impartial" : " Il y a 60 ans, la reparution de L’Impartial" "

     L'Impartial, patrimoine romanais-péageois   Le samedi 29 décembre 1951, L’Impartial était de nouveau disponible chez les buralistes romanais et péageois après une absence de quatorze ans. Cet hebdomadaire, fondé en 1883, avait eu, à partir de 1908, comme directeur-adjoint, Henri Deval qui en était devenu propriétaire par la suite. Ce dernier donna à l’hebdomadaire son indépendance tout en lui conservant sa ligne catholique. En 1932, l’imprimerie et la rédaction quittent la rue Giraud pour s’installer, 43 place Jean-Jaurès... (à suivre dans L'Impartial du 29 décembre 2011)

  • Romans : le centre historique comme le quartier de la Monnaie

       Une information importante a suscité un intérêt certain chez les Romanais, elle concerne le futur projet d’aménagement du quartier de la Monnaie, un projet global qui vise, à moyen terme, à améliorer la vie des Romanais habitant dans cet espace urbain. Les photos publiées dans les media qui présentent le futur quartier de la Monnaie sont des plus séduisantes : ce sera bientôt un espace des plus bucoliques avec de vastes espaces verts  ! patrimoine romanais, la Monnaie

       Les sources officielles nous précisent que, depuis 2004, les investissements sur le quartier de la Monnaie se sont élevés à 59,8 millions € dont 28,9 millions à la charge des acteurs locaux (ville de Romans, communauté d’agglomération du pays de Romans, Habitat du pays de Romans). L’avenant qui vient d’être signé engage pour 19,3 millions ces mêmes acteurs. On ne peut que féliciter nos élus et les opérateurs institutionnels d’être capables de mobiliser de telles sommes, et de faire preuve d’un esprit aussi volontaire pour faire aboutir un grand projet d’urbanisme !

    patrimoine romanais, centre historique   Leur généreuse sollicitude doit maintenant se porter sur un autre quartier en difficulté de Romans, le centre historique. 19,3 millions € d’investissements sur la voirie et le bâti autour de la collégiale changeraient la vie des habitants de ce quartier, et permettrait à cet espace, témoin d’un millénaire d’histoire, et abritant un patrimoine architectural reconnu, de devenir un pôle régional de tourisme culturel.

  • La maison du Mouton : des propositions pour éviter l'inacceptable !

    Romans-sur-Isère (Drôme)

    maison du mouton,patrimoine romanais-péageois   maison du mouton,patrimoine romanais-péageois  La dégradation de la maison du Mouton se poursuit. Les lézardes sur la façade minée par l’humidité ne suscite aucune réaction de la part du propriétaire ou des élus romanais : l’impasse semble totale ! L’inacceptable pour les amateurs d’art et tous les humanistes est de voir tomber en ruine ce témoignage de la vie et du travail des hommes.

      Rappelons la problématique. La maison du mouton n’est qu’un éléments d’une vaste parcelle comportant aussi l’hôtel de Loulle, parcelle qui s’ouvre à la fois sur du Mouton et rue de l’Écosserie. Cet ensemble immobilier, unique à Romans, est emblématique de l’urbanisme médiéval, renaissance et classique avec ses cours intérieures, ses loggias et ses escaliers ; à ce titre il appartient au patrimoine de notre ville. Faute d’acquéreur privé, c’est à la collectivité d’en devenir propriétaire ; une occasion se présente : pourquoi ne pas utiliser la vente de la banque de France pour réaliser cette opération ?

       Mais le second verset (essentiel !) de cette problématique est de définir l’objet d’une réhabilitation et de valorisation de ce bâtiment. Par son emplacement stratégique à proximité de la collégiale et de la place Jacquemart, l’espace Mouton-De Loulle pourrait devenir la « maison du patrimoine et de l’histoire de Romans ».

       Un espace de culture, d’abord espace de visites pour ses qualités architecturales, qui abriterait un musée de l’histoire romanaise en complément avec la collégiale Saint-Barnard (espace qui pourrait accueillir le trésor de la collégiale) et les archives communales. Les surfaces disponibles permettraient également d’accueillir une antenne de l’office du tourisme, des salles d’expositions temporaires, des salles de conférences, les bureaux des associations et les services municipaux liés au patrimoine, ainsi que des espaces de ventes de produits du terroir.

        Cette maison du patrimoine répondrait aussi à un nouveau besoin. En effet, lors du dernier conseil municipal, le 19 décembre dernier, le maire de Romans a émis le souhait que le musée de la Résistance et de la Déportation, abrité aujourd’hui par le musée de la chaussure, soit déplacé pour permettre l’aménagement de nouvelles salles consacrées à la chaussure. La maison du patrimoine serait à même de recevoir le musée de la Résistance et de la Déportation et sa salle de projection. Enfin, par sa configuration, l’espace Mouton-De Loulle peut être ouvert sur les rues de l’Écosserie et du Mouton, et ainsi faciliter la circulation des riverains et habitants du quartier.

        Une maison du patrimoine créerait de nouveaux flux de visiteurs et permettrait d’animer le quartier, entre les rues de l’Armillerie, la place Maurice-Faure et la rue Pêcherie : un objectif qui ferait de cet aménagement un pièce maîtresse dans un projet global de valorisation du centre historique.

  • 2011 : année noire pour le patrimoine historique de Romans

      Romans-sur-Isère (Drôme)patrimoine romanais,cité de la musique,centre historique

      C’est une triste année qui s’achève pour le centre historique de Romans et son patrimoine. La construction de la cité de la musique, quartier de la Presle, prévoit (faut-il le rappeler !) la transformation, en local technique, de la petite chapelle du Repos de Marie (propriété de la ville) qui sera  éventrée pour permettre les systèmes de ventilation (voir la photo). Ce bâtiment historique et son site sont les nouvelles victimes du vandalisme municipal comme le furent, en leur temps, le kiosque ou les halles Jules-Nadi.

       Un autre bâtiment emblématique de l’histoire de notre ville est aussi définitivement défiguré, il s’agit du « château Henry », chemin des Bœufs, demeure de style « Belle Epoque » édifiée en 1902, écrasée aujourd’hui par la construction massive d’un immeuble sans élégance ! A proximité, un autre immeuble, à l’entrée du Pont Neuf, copie conforme « d’un  grand ensemble des années 1960 » sort de terre, il est censé être « une entrée de ville » : ce serait plutôt une « sortie de banlieue » ! Pourquoi tant de mauvais goût dans un centre historique ! Quant au bâtiment et au jardin de l’ancienne Banque de France, témoignage des conceptions architecturales des années 1900, ils ont été vendus par la ville à un promoteur privé alors qu’ils pouvaient s’inscrire dans un parcours culturel et touristique de découverte de l’architecture du XXè siècle et abriter des services et activités liés au patrimoine !

       La vigilance s'impose partout : par exemple sur le projet de réhabilitation de l’immeuble au 35 et 37 côte Jacquemart, à la façade des années 1500, vendu également par la ville à un promoteur privé. Autres exemples sur l’avenir de l’ancienne gendarmerie, place du Chapitre, dont l’arasement permettrait de créer des places de stationnement et d’avancer sur le projet de piétonisation de la place Maurice-Faure.

    patrimoine romanais,maison du mouton   Les travaux en attente témoignent d’un immobilisme dont souffre le patrimoine historique, en premier la maison du Mouton dont la dégradation se poursuit (voir la photo). En cette année 2011, aucune restauration n’a été entreprise dans la collégiale Saint-Banard, aucune sur les chapelle du calvaire des Récollets  ou sur les stations-chapelles du Grand Voyage. La station-oratoire XI, accolée au chevet de St-Barnard, n’a toujours pas retrouvé sa corniche au bout de cinq ans. Les tags sur le kiosque n’ont toujours pas été enlevés au bout d’une année, la petite rue Baudouin est en attente de ses pavés, tout comme la rue Pêcherie pour un minimum d’entretien ! Rue de l’Armillerie, HPR n’a toujours pas remplacé la porte brûlée au n° 19.

       La ville tente de dissimuler ses choix malencontreux et son inaction par des actions ponctuelles dont la médiatisation masque l’improvisation comme le repavage maladroit (et inachevé !) de la rue des Clercs, ou l'aménagement du jardin René-Char dont le surnom pourrait être « le jardin de la tristesse », un jardin qui enferme quelques fleurs orphelines derrière des barreaux !

    Pour le reste la litanie est navrante : vol de deux tableaux (et de la crosse de St-Barnard *) dans la collégiale, incendies d’automobile, braquage de commerce, incivilité à l’encontre des visiteurs (comme des coup de klaxons ou insultes !) .

        Finalement la seule nouvelle encourageante sur cette année est la « requalification » de la côte Jacquemart dont les effets attendus sont de lui redonner un nouveau souffle : attendons de voir ! soyons optimistes pour 2012 !

       Le patrimoine romanais a traversé d’autres périodes tourmentées ! Notre association reste vigilante pour sauvegarder et valoriser le patrimoine de notre ville, être un espace de réflexion  et constituer une force de proposition : n’hésitez pas à nous rejoindre !

    * Nous venons d'apprendre que cette crosse a été mise à l'abri pour la soustraire à un éventuel vol.

  • 25 décembre : les traditions de Noël à Romans

       patrimoine romanais, Noël, neige La mémoire collective et les archives nous ont laissé peu de témoignages sur les coutumes qui se rattachaient à Noël, avant le XIXe s, dans la ville de Romans. Ces fêtes de Noël qui, en patois romanais, s'appelaient « Chalenda ». Cependant nous savons que, dès l'installation du Jacquemart en 1429, « le garde de l'horloge » était rétribué pour faire sonner la cloche lors des événements importants, notamment à Noël.

       Les chants revêtaient alors une grande importance. Les chants de Noël en patois commençaient le premier dimanche de l'Avent et continuaient pendant les trois dimanches suivants, d'autres commençaient à la messe de minuit et duraient jusqu'à l'Epiphanie. Tous ces noëls étaient chantés par des troupes d'hommes, de femmes et d'enfants qui montaient sur les clochers et les tours, et qui, de là, « criaient en cohue » et en faisant le plus de bruit possible.

       L'habitude vint même, pour le grand jour de Noël, et lorsque les canons furent connus de se répondre d'un lieu à un autre par une ou deux pièces d'artillerie placées dans le clocher le plus élevés. C'était l'usage entre les habitants de Romans et ceux de St-Donat avant la chute de l'ancien clocher de cette dernière localité, en 1618. Coutume toute symbolique car il est fort peu probable que l'on puisse entendre tonner, des bords de l'Isère, les canons de St-Donat ! Cette tradition est cependant rappelée dans ce petit poème écrit pour les Donatiens :

    C'était sur cette cime (sur ce clocher)

    Que l'on chantait, en bonne rime,

    Les noëls, depuis les avents

    Jusque à la fin de leurs temps;

    Et puis, de là, l'artillerie

    Saluait Jésus et Marie :

    Nos canonniers, forts braves gens

    Répondaient à ceux de Romans.

        Ce « grand tapage » prenait également d'autres formes. Deux troupes de chanteurs, l'une au clocher de la collégiale Saint-Barnard et l'autre à Jacquemart étaient accompagnées de jeunes gens qui tiraient à l'arquebuse. C'était, pendant trois jours, un « vacarme horrible », toujours accompagné de dommages, et quelquefois d'accidents. L'usage de ces chants de Noël est supprimé en Dauphiné par le Parlement, en 1712, époque où ils sont remplacés par des chants d'église qui subsisteront dans plusieurs localités jusqu'en 1789. Pendant la Révolution, la vague antireligieuse fait disparaître la tradition des chants de Noël qui renaît au XIXe s.

  • Où est passé le cygne de Jacquemart ?

     patrimoine romanais, cygne, jacquemartRomans-sur-Isère (Drôme)

       Voici un mois, la fontaine du cygne, au pied de Jacquemart, était remise en place après la restauration de son socle. Or, depuis quelques jours, les passants ont remarqué, avec inquiétude (inquiétude que nous partageons), que le cygne a de nouveau disparu ! La ville, d’habitude si prompt à communiquer, reste silencieuse ! Comme beaucoup de Romanais, nous attendons donc des réponses à ces simples questions : qu’est-il arrivé au cygne de Jacquemart ? où se trouve-t-il ? pourquoi a-t-il été de nouveau enlevé ?

  • Cette semaine dans "L'Impartial" : " Années 1930, la garderie de l'école Jules-Nadi"

     

     L'Impartial, patrimoine romanais-péageois   Les premières décennies du XXè siècle ont vu se développer un intérêt particulier pour le bien être des enfants, comme l’utilité des jouets dans leur éducation ou la nécessité d’une l’alimentation équilibrée. Voici un autre exemple relevé dans les fonds conservés aux archives communales de Romans. D’abord le contexte, la fin des années 1920. La cité Jules-Nadi vient d’être achevée. L'école ouvre ses portes pour une rentrée à deux classes, le 1er juillet 1930 et pour la troisième classe, le 17 novembre. ... (à suivre dans L'Impartial du 22 décembre 2011)

  • Romans 1914 - 2014 : le centenaire de la Première Guerre mondiale

    monument aux morts, patrimoine romanais Romans-sur-Isère (Drôme)

       L'année 2014 marquera le début des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale.

        Dans la perspective de ce grand rendez-vous mémoriel, le gouvernement a demandé à la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives au ministère de la Défense et des anciens combattants, un rapport de préfiguration. Le programme commémoratif officiel du Centenaire pour l'année 2014 serait articulé autour de six grands rendez-vous prenant place entre le 28 juin 2014, ouverture européenne du Centenaire, et le 11 novembre 2014, date à laquelle l'écrivain et ancien combattant de la Grande Guerre, Maurice Genevoix, pourrait entrer au Panthéon. Le programme commémoratif suggère en outre un effort de numérisation et de mise en ligne des archives individuelles des huit millions de combattants de la Première Guerre mondiale, l'inscription au patrimoine mondial de l'Humanité des principaux paysages et sites de mémoire de la Grande Guerre, ainsi que la création d'une commission de réflexion sur la question des fusillés de la Grande Guerre. Une mission interministérielle sera créée, au début de l'année 2012, afin de mettre en œuvre ce programme.

       Les Romanais comme tous les Français, les Européens et même au delà, participeront aux commémorations de ce centenaire. Deux ans et demi nous séparent du 28 juin 2014, jour d’ouverture officielle du « Centenaire », deux ans et demi c’est le temps nécessaire pour préparer à Romans ces commémorations. Notre association se propose donc de réunir autour d’elle tous ceux qui veulent faire de ce centenaire un moment fort de la vie culturelle romanaise, et de constituer un comité chargé de réfléchir et de porter des projets. 2012 devant être une année de réflexion et 2013 l’année de recherche de partenaires et de financements. Les personnes qui souhaitent participer à ce comité peuvent dès à présent nous contacter.

    (en photo, dans l'escalier d'honneur de l'hôtel de ville, la plaque portant les noms des Romanais morts pendant la Grande Guerre)

  • Que Jacquemart sonne le tocsin !

     patrimoine romanais,communautés d'agglomérationRomans-sur-Isère (Drôme)

      Le 6 décembre dernier, les élus drômois ont entériné la nouvelle carte des communautés d’agglomération et de communes du département imposée par le préfet au nom du gouvernement. La ville de Romans se retrouvera donc le 1er janvier 2014 « embarquée » dans une nouvelle agglomération regroupant 208 000 habitants (la moitié des habitants du département de la Drôme !)  et 51 communes dont les communes de Montrigaud et d’Etoile-sur-Rhône qui, c’est évident, à 1 heure de route l’une de l’autre, partagent les mêmes besoins et les mêmes préoccupations !

       La création de ce « super machin » a des implications pour Romans qu’il est nécessaire de rappeler : l’une de ces « compétences obligatoires » sera en effet la promotion touristique de ce nouveau territoire disparate tant par la géographie et que par l’histoire. Cela signifie, qu’à terme, existera un unique « office de tourisme des pays de Valence, Romans, Bourg-de-Péage, Etoile-sur-Rhône et … Ourches » : qu’adviendrait-il alors de la promotion de Romans, de son centre historique et de son patrimoine architectural, par ce « super office de tourisme » ? Pauvre patrimoine romanais … et pauvre ville de Romans ! Il y a péril en la demeure : que Jacquemart sonne le tocsin !

  • Cette semaine dans "L'Impartial" : " Romans et le coup d’état du 2 décembre 1851" (fin)

     L'Impartial, patrimoine romanais-péageois   Le 6 décembre 1851, en prévision des incarcérations qu’il espère, le préfet Ferlay fait savoir au maire Bouzon qui a sa confiance : «  je fais transférer dans la prison de Romans, 11 condamnés détenus actuellement dans celles de Valence ». Le lendemain, en début d'après-midi, ce sont trois à quatre mille insurgés qui arrivent sur Crest. La troupe utilise ses armes. Ferlay arrête que « tout individu qui sera saisi les armes à la main sera fusillé. Tout individu qui aura sonné le tocsin sera traité comme les insurgés pris les armes à la main ». Au même moment, ce 7 décembre, Ferlay adresse une nouvelle dépêche à Bouzon afin de le rassurer, mais ne l’informe pas de la situation à Crest : « Valence est très tranquille. On a arrêté diverses personnes. Je dirai aussi que je suis sans inquiétude (pour Romans) puisque vous êtes à la tête de l’administration et que vous êtes entouré d’un conseil municipal qui nous inspire toute confiance ». ... (à suivre dans L'Impartial du 15 décembre 2011)

  • Patrimoine historique de Romans : parent pauvre du budget 2012 de la ville

    Romans-sur-Isère (Drôme)

    romans-sur-isère, ville de romans  Les Romanais viennent de recevoir le numéro de décembre de Romans-Mag. Ils ont pu découvrir les orientations du budget de la ville pour 2012, notamment la part concernant « l’entretien du patrimoine historique » de notre ville : 167 000 €. Le 13 novembre dernier nous annoncions déjà cette information et soulevions des questions sur  les affections de cette somme.

        En réponse à notre questionnement pressent, RomansMag a placé « l’entretien du patrimoine historique » comme un « des investissements majeurs de la municipalité » en 2012 ( diantre !) : 167 000 €, c’est une belle somme, mais  sur  8 000 000 € d’investissement, c’est beaucoup moins : cela ne représente que 2 % de l’ensemble des investissements de la ville ! Les Romanais ne peuvent être dupes de ce tour de passe-passe lexical qui cache une triste réalité !

       Tout d’abord, le terme « entretien » s’il a été choisi à bon escient est inquiétant car il sous-entend que la ville n’envisage ni « restauration », ni « valorisation » de son patrimoine historique mais simplement le maintien en état ! C'est le minimum attendue d'une municipalité !

        Supposons plutôt que ce terme « d’entretien » soit maladroit et posons, de nouveau, comme le 13 novembre dernier, de simples questions sur l’affectation de ces 167 000 €. Les 75 000 € consacrés à la restauration des stations-chapelles du Grand Voyage (IV, V, VIII, XV et XX) prévue en 2012 sont-ils inclus dans cette somme ? de même que les 63 000 € pour la chapelle XIX ? Soit un total de 138 000 € ! Il ne resterait finalement qu’à peine 29 000 € pour le reste du « patrimoine historique » dont la ville est propriétaire : la collégiale Saint-Barnard qui a besoin d’importants travaux d’entretien (et de sécurité !),  le « kiosque » de la place Jules-Nadi (taggé depuis des mois), Jacquemart, les remparts, le calvaire des Récollets, fontaines, entretien des ruelles du centre historique, (le musée ayant son propre budget). Nous espérons que les émoluments pour le cabinet chargé d’une nouvelle étude en vue de la restauration du Calvaire des Récollets (annoncé) ne seront pas prélevés sur ces 29 000 € ! Car alors, il ne resterait pas grand chose pour la valorisation et la restauration du « patrimoine historique » de Romans ! 

        Il s’agit, bien évidemment, d’une répartition hypothétique de ce budget « entretien du patrimoine historique » : nous attendons que RomansMag apporte des précisions aux Romanais. Afin de placer le budget « entretien du patrimoine historique » et ses 167 000 € sur une échelle de valeur, rappelons que le budget d’une seule journée de Carnaval s’élève à 100 000 € !

  • Cette semaine dans "L'Impartial" : " Romans et le coup d’état du 2 décembre 1851"

    L'Impartial, patrimoine romanais-péageois   Février 1848, Paris : la révolution balaie la monarchie du roi Louis-Philippe et donne à la France un nouveau régime : la deuxième République. En décembre a lieu, pour la première fois de l’histoire de France, l’élection d’un « président de la République ». Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de l’empereur Napoléon Ier, est candidat ; il est élu sur un programme novateur mais, dans les semaines et les mois qui suivent, le nouveau régime s’enlise dans un conservatisme social et politique combatif.

       Dans la Drôme, un préfet bonapartiste, Joseph-Antoine Ferlay, est nommé pour mater un département trop agité. Les Républicains les plus avancés s'organisent alors autour du député de Romans, Mathieu-de-la-Drôme et, aux élections législatives du 13 mai 1849, triomphent dans le département qui est mis en état de siège. Le maire de Romans, le franc-maçon Maurice Rochas, est révoqué le 10 juin 1850, l’administration municipale est confiée au conservateur Eloy Bouzon âgé de 60 ans, proche du préfet bonapartiste. Les mauvaises récoltes portent l'exaspération à son comble... (à suivre dans L'Impartial du 1erdécembre 2011)

  • « Meurtre à Romans, la disparition de Fadimé », le dernier roman de Claude Ferrieux

    claude ferrieux, patrimoine romanais   La littérature a souvent été, dans le passé, un moyen de faire découvrir une cité ou des lieux insolites. Notre ville, son histoire et son patrimoine, servent aujourd’hui de cadre au dernier roman de Claude Ferrieux : « Meurtre à Romans, la disparition de Fadimé ».

       L'histoire racontée par Claude Ferrieux place le lecteur face à une disparition inquiétante, celle d'une jeune étudiante d'origine turque prénommée Fadimé. Au départ, un signalement de la gendarmerie de Bourg-de-Péage : sur le Pont Vieux qui enjambe l'Isère, on a retrouvé une paire de chaussures de sport, pointure trente-neuf et un sweat. Le tout disposé au milieu précis du cours d'eau, près du rebord en aval. Maryse Ancelin, commandant de police fraîchement nommée à Romans, mène l'enquête ; aidée de son équipe, elle recherche un à un tous les éléments du puzzle qui reconstitue la vie de la jeune disparue Fadimé : fréquentations, amitiés, intérêts. Peu à peu on découvre sa personnalité attachante. Et l'enquêtrice en profite pour connaître Romans, son patrimoine, sa diversité, ses communautés, son tissu industriel et social.

       Une intrigue qui met en scène des femmes modernes dans leur dimension humaine, fortes mais fragiles. Editions & Régions, La Bouquinerie, 13 €