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  • Cette semaine dans " L'Impartial " : " Il y a 40 ans, la fermeture des halles Jules-Nadi " (fin)

     bruno larat,résistance,guerre mondiale,jean moulinRomans (Drôme)

     Le bilan économique et démographique du centre historique de Romans est alors inquiétant : entre 1968 et 1975 sa population a baissé de 32 % ; certains annoncent que si rien n'est fait « d'ici quinze ans, ce serait une deuxième Pavigne ». En janvier 1970, la municipalité Pierre Didier reçoit un premier projet d'un groupe de commerçants réunis dans la SCID (Société des Commerçants Indépendants de la Drôme). Il s'agit de « raser les anciennes halles pour édifier à leur place un ensemble immobilier comprenant, outre de nouvelles halles, des appartements et des commerces » ... (à suivre dans l'édition de L'Impartial datée du jeudi 28 novembre 2013).

  • Cette semaine dans " L'Impartial " : " Il y a 40 ans, la fermeture des halles Jules-Nadi "

     bruno larat,résistance,guerre mondiale,jean moulinRomans (Drôme)

     

    Voici quarante ans étaient détruites les halles Jules-Nadi, sur les ruines desquelles fut ensuite élevé l’inesthétique bâtiment appelé Fanal, à l’angle de la rue Sabaton et du quai Chopin. L’histoire de ces halles commence au lendemain de la Première Guerre mondiale. La construction d'un marché couvert est une des premières décisions importantes de Jules Nadi après son élection comme maire, en décembre 1919. Dès le 29 février 1920, il lance ce grand projet et le défend auprès du conseil municipal ... (à suivre dans l'édition de L'Impartial datée du jeudi 14 novembre 2013).

  • Romans (Drôme) / Le 11 novembre 1918 à Romans et à Bourg-de-Péage

     Romans (Drôme)

     11 novembre 1918, première guerre mondiale, armistice   En cette année 2013, les Français commémorent le 95è anniversaire la signature de l'Armistice du 11 novembre 1918 qui mit un terme à la Première Guerre mondiale.

       A Romans, comme partout dans le pays, la fin de la guerre c'est d'abord la fin des combats, la fin de cette insupportable attente qui précède l'annonce de la mort d'un père, d'un frère, d'un fils. Déjà, 758 avis officiels de décès endeuillent les familles des deux cités ; sans oublier d'innombrables jeunes hommes blessés ou gazés ! A ces douleurs morales s'ajoutent les difficultés quotidiennes.

      Les contraintes et les priorités de la guerre ont progressivement désorganisé la vie économique civile. En cet automne 1918, les Romanais et les Péageois souffrent de restrictions multiples : charbon (pour le chauffage et la cuisine), pétrole ( pour l'éclairage), le gaz est souvent coupé, auxquelles s'ajoutent la suppression des pâtisseries fraîches, l'interdiction de consommer de la viande le jeudi et le vendredi. La ration journalière de pain, qui est l'aliment essentiel, est de 400 g, une carte de rationnement est distribuée car on craint une certaine pénurie de blé.

       Ces conditions de vie favorisent la diffusion de la grippe espagnole qui n'épargne pas nos villes. Combien de décès  résultent de cette épidémie ? Nul ne le sait exactement, le corbillard ne suffit plus à conduire les morts au cimetière ! Chaque matin, des commerçants arrosent la chaussée avec de grands seaux d'eau de Javel !

        La rentrée scolaire de septembre est reportée à la fin décembre. Ces difficultés concernent essentiellement les ouvriers. Leur départ pour le front est aussi une perte de salaire pour leur famille, l'augmentation des prix rogne leur pouvoir d'achat. A Romans, 6000 travailleurs dont 3400 femmes et enfants peinent 60 h par semaine dans les tanneries, les usines de chaussures et de galoches alors que l'enrichissement de certains patrons est manifeste, fournisseurs de l'état et de l'armée pour beaucoup, certains sont devenus profiteurs de guerre : 1917 est une année de grèves.

        La révolution bolchevique d'Octobre, en Russie, stimule les espoirs des mouvements révolutionnaires. La crise sociale se poursuit en 1918. A Romans, éclate, à la fin du printemps, la grève générale des ouvriers et ouvrières des cuirs et peaux, dirigée par le syndicat reconstitué. A son origine, se trouve la revendication d'une indemnité de vie chère. Des pourparlers engagés avec le « consortium des patrons » n'avancent pas  :  5000 ouvriers quittent leur travail. Des mots d'ordre politiques s'ajoutent aux revendications : le capitalisme et la poursuite de la guerre sont mis en cause ; l'exemple de la Révolution bolchévique est exalté. « A bas les profiteurs de la Guerre ! La cupidité de ces messieurs égale celle des affameurs de la Chaussure ! Il y a assez longtemps qu'ils tirent dans le dos du peuple car ils savent qu'ils ne sont pas en Russie car, en Russie, les usines appartiennent aux ouvriers ! » peut-on lire sur une affiche. La réaction du maire et de l'autorité militaire est énergique, mais le 15 juillet les ouvriers obtiennent néanmoins satisfaction.

        Un tel contexte, empreint d'inquiétude, de tensions et d'impatience, favorise les rumeurs. Romans n'y échappe pas. Le 7 novembre 1918, sur le front, les hostilités sont arrêtées quelques heures pour laisser passer les plénipotentiaires allemands qui se rendent à Rethondes. A Romans, l'information est mal interprétée, Jules Vernissat, premier adjoint ( le maire Ernest Gailly est mobilisé ! ) annonce la fin des hostilités; le tambour municipal annonce la nouvelle. Les fenêtres s'ouvrent, les drapeaux sont déployés. Côte des Cordeliers, une foule compacte avance lentement. Les Romanais doivent rapidement déchanter : leur euphorie est un peu prématurée !

        Le 11 novembre, à 11 h 30, la mairie reçoit enfin un télégramme de la préfecture avec ses simples mots : « Armistice signé avec l'Allemagne ». Ce document officiel est aussitôt publié au son du tambour, puis Jacquemart carillonne « en l'honneur de nos vaillants soldats, de leur chef, du maréchal Foch et de Georges Clémenceau, le Père de la Victoire » . C'est ainsi que la victoire est présentée par l'hebdomadaire Le Bonhomme Jacquemart. 

       Chaque année, nous devons associer à notre souvenir la mémoire de toutes ces familles, de tous ces Français de l'arrière, dont les sacrifices, et les efforts quotidiens, contribuèrent aussi à la victoire finale.

    Laurent Jacquot, professeur d’histoire (lycée du Dauphiné)

  • Romans (Drôme) / Budget 2014 : la misère pour le patrimoine historique de Romans

     

    Romans (Drôme) / Budget 2014 : la misère pour le patrimoine historique de Romans

    patrimoine romanais-péageois, budget, calvaire des récolletsDans une note précédente, nous relations les choix exemplaires de la municipalité d’Aubenas pour dynamiser le centre historique de la cité ardéchoise et valoriser son patrimoine, en particulier l’église Saint-Laurent et le château qui feront l’objet de travaux de restauration estimés « entre 6 et 10 millions € » .Quant à notre bonne ville de Romans, le conseil municipal vient d’adopter les orientations budgétaires pour 2014 qui prévoient des travaux sur le patrimoine historique pour la somme de …. 45 000 € ! sur lesquels sont déjà à déduire quelque 11 000 € pour l’entretien des toitures de la sacristie et de la chapelle du Saint-Sacrement de la collégiale Saint-Barnard ! De « l’entretien » et non pas de la valorisation !

    En janvier lors de ses vœux, le maire de Romans avait annoncé : « la conservation et la valorisation du patrimoine sont l’une de ses priorités, en particulier la restauration du chemin de croix du grand voyage et le calvaire des Récollets qui sera achevé en 2015 » (édition du 17 janvier 2013 de Drôme Hebdo). « Valorisation » ! « Achevé pour 2015 » ! Certains croient encore aux miracles !

    Photo : le Calvaire des récollets en attente de restauration pour la commémoration de son cinquième centenaire en 2016 !

  • Romans (Drôme) / Le SCoT, fossoyeur du centre historique de Romans

     SCoT Rovaltain Drôme-ArdècheRomans-sur-Isère (Drôme)

       Mardi 5 novembre, se tient à Romans, un réunion publique sur le « le SCoT Rovaltain- Drôme-Ardèche » ? Romanais et Péageois vous avez vécu jusqu’à présent sans connaître « le SCoT Rovaltain- Drôme-Ardèche» !et bien il faudra maintenant confier votre avenir à ce « SCOoT » là !

       De quoi s’agit-il ? Tout d’abord SCoT signifie  « Schéma de Cohérence Territoriale » Il s’agit d’une nouvelle « couche » dans le découpage administratif du territoire qui se glisse entre les communautés de communes et le département et qui réunit, pour le SCoT dont nous parlons, il chevauche à la fois le territoire "Drôme des collines" et la future super agglomération Valence-Romans-etc  (vous suivez ? regardez la carte de la photo !).

       Mais à quoi ce « machin  technocratique » peut-t-il bien servir ? D'après la "bonne presse", « le SCoT vise le développement harmonieux du territoire et des habitants » dans le domaine de l’économie, du commerce, des transports, de l’habitat, du monde rural, tout cela dans le cadre du développement durable ! C’est beau ! Le site internet du SCoT fournit à profusion de la documentation. Nous avons donc rechercher, parmi des dizaines de pages, les projets du SCoT concernant la valorisation du centre historique de Romans qui constitue, il nous semble, un des maillons de ce « développement harmonieux » pour les Romanais ? Bilan : pas un mot ! A aucun moment, le SCoT ne prévoit une valorisation du centre historique de Romans et de son patrimoine architectural. Voilà donc le monde que nous préparent la bureaucratie technocratique : un monde privé de ses racines culturelles !