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  • LA VIE DU DOCTEUR FRANCOIS EYNARD

    eynard_francois0724r3.jpgLa SEHR vient de publier dans le bulletin de l'Association des Richaud et Bouillane, un article consacré à la vie du Docteur François Eynard (1874-1949), Sénateur-Maire de Bourg-de-Péage , maire de 1929 à 1944, conseiller général du canton de Bourg-de-Péage. Socialiste, il mena une politique en faveur des plus défavorisés, humaniste il n'hésitait pas à soigner les plus pauvres gratuitement dans sa clinique ouverte au début des années 1920 près des quais rue Alibate. Accusé de haute trahison par l'armée française en juin 1940, il avait simplement voulu demander sur le Pont-Vieux détruit, aux allemands, de ne pas bombarder Bourg-de-Péage l'armistice allant être signé. Il fut relaxé en Cour Martiale à Marseille. Ayant subit un calvaire et un traitement de prisonnier alors qu'il était âgé, les Péageois lui ont érigé de son vivant un buste financé par souscription publique, et inauguré par lui-même dans le jardin des Minimes en 1941 pour lui témoigner leur attachement..

  • EGLISE DE BOURG DE PEAGE ,La sépulture de Noble Jacques de Banne

    c88e7c5eff5e646144432654fa2d3e90.jpgDans l'église de Bourg de Péage, la

     

    sépulture de noble Jacques de

     

    Banne, chevalier,

     

    sieur de la Tour de la Bâtie (1707-

     

    1776).

     

     

     

    Les registres paroissiaux de Bourg

     

    de Péage mentionnent, à la date du

     

    5 novembre

     

     

    1776, l'inhumation de messire

     

    Jacques de Banne en la chapelle

     

    Notre-Dame du Saint

     

    Rozaire de l’église paroissiale.

     

    Jean Antoine Arnoux Peronnier,

     

    curé de Saint Barnard, était

     

    notamment présent à sa

     

    sépulture.



    Le chevalier de Banne venait du

     

    château de la Bâtie Tour du Vère, à

     

    Mirmande.



    Au XVIème siècle, son ancêtre

     

    Jacques de Banne, premier du

     

    nom, passa du Vivarais

     

    en Dauphiné, par suite de son mariage en 1530 avec Louise de Bayle qui lui apporta en

     

    dot la terre de la Bâtie Tour du Vère.



    La maison de Banne en Dauphiné était issue d’une branche cadette d’une famille des

     

    plus anciennes et plus considérables du Vivarais.

     

     

    Cette famille tire son nom du château de Banne et est connue par actes et chartes

     

    authentiques depuis le mois d'août 1181.



    Dans les dernières années de sa vie, Jacques de Banne avait fait sa résidence ordinaire

     

    à Bourg de Péage.



    La mention du baptême de deux de ses trois enfants naturels figure sur les mêmes

     

    registres : Marie Magdelaine en 1770 et Augustin de Banne de la Tour en 1772.

     

    Jacques, son fils aîné natif aussi de Bourg de Péage, avait été baptisé en l’église Notre-

     

    Dame de Mours-Saint-Eusèbe en 1768.

     

    Marie Magdelaine mourut en bas âge et fut inhumée dans l’église de Bourg de Péage

     

    en la tombe de ladite chapelle Notre-Dame du Saint Rozaire en 1771.

     

     

    Il était de tradition que les nobles se fassent inhumer dans les églises, mais il s'agit des

     

    deux seuls cas à notre connaissance dans l'église paroissiale de Bourg de Péage,

     

    construite en 1689.

     

    Le sol de l'église ayant été entièrement remanié dans les années 1950, il n'y a pas

     

    aujourd’hui de trace visible de ces sépultures dans l'église.

     

    Le chevalier de Banne trépassa à Bourg de Péage le 4 novembre 1776 et l'église

     

    paroissiale est sa dernière demeure, rejoignant ainsi sa fille, Marie Magdelaine.

     

    Nos remerciements à M. Emeric Ardisson, descendant de Jacques de Banne.

  • La Maison Forte de Chalaire

    3193843710.jpg 

       Pour toute recherche historique, la première piste est de vérifier si des études, des articles ou des ouvrages n’ont pas déjà été publiés sur ce sujet (c'est établir une bibliographie). La consultation du de ce bulletin sont consultables aux archives communales de Romans Bulletin de la société d’archéologie et de la statistiques de la Drôme, édité depuis 1866, est incontournable : lesnuméros . Pour des sources originelles, il faut se plonger, avec patience et méthode, dans les fonds anciens des archives communales de Romans ou des archives départementales de la Drôme.

      Pour débuter cette étude, voici un court historique sur la maison forte de Chalaire.

       Placé au carrefour entre deux routes et la rivière, c’est un site qui présentait déjà cette configuration au Moyen-Âge.  L’une des routes, nord-sud, suit le cours de la Savasse et mène de Romans à St-Donat, et de là à Vienne ; l'autre, est-ouest, coupe cette route sur la Savasse. Dans les actes anciens, cette dernière est appelée « la chaussée de Pierre », il s’agit de l’ancienne route romaine, la « Méyane », partant de Tain (ou Châteauneuf-d'Isère) pour aboutir à Grenoble et passant notamment par Monteux, Mours et Génissieux. La première mention de « Chalaire » se trouve dans le « cartulaire de Saint-Barnard » : vers la fin du XIe s, un certain Pierre de Colerio (Chalaire) et sa femme donnent à « l'abbaye » de Romans (la collégiale St-Barnard), la moitié d'une « mense » (des terres avec leurs habitations) située dans la  « villa de Colerio » (le domaine de Chalaire).

       Jusqu'au XIVe s, les sources deviennent silencieuses. La terre de Chalaire dépend alors de la seigneurie de Peyrins. En cette fin du Moyen-Âge, on voit alors apparaître dans les actes, une famille originaire de Mours, la famille Arthod qui semblent donner les premiers seigneurs à Chalaire. Le dauphin (le prince du Dauphiné) leur aurait inféodé cette terre qui passe ensuite à la famille des Vallin. Vers 1450 un autre seigneur est cité : Pierre de Camprémy, trésorier général du dauphin  Louis, futur roi de France Louis XI. Louis, en conflit avec son père, le roi Charles VII, se retire en Dauphiné et vient souvent à Romans et à Chalaire, entre 1450 et 1455, signant dans la maison-forte plus de vingt « ordonnances ». Le donjon carré de l’époque, de 14 m de haut et de 6 à 7 m de large, est celui que l’on peut encore voir aujourd’hui.

       A la fin du XVe s, le domaine de Chalaire retourne à la famille Vallin qui le conserve jusqu'au milieu du XVIIe s, il est alors vendu à Joachim de Falcoz. Son fils Alexandre cède l'ensemble, en 1683, aux religieuses ursulines de Romans. Au début de la Révolution française, leurs biens sont vendus. En janvier 1791 : la maison-forte est acquise par Pierre Ithier avec quelques terres autour. Vers 1850, ses héritières, Annette et Marie Ithier, en font donation à la communauté de Sainte-Marthe de Romans.